Masters 1000 Madrid I Arthur Fils, sept victoires sur sept matches en trois sets en 2026 : ‘so clutch’

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Batailler, il sait faire. Arthur Fils, qui affronte Emilio Nava dimanche au 3e tour du Masters 1000 de Madrid, l’a encore rappelé lors de son entrée en lice dans la capitale espagnole, contre Ignacio Buse. Et confirmé une tendance depuis son retour de blessure. Cette année, le Français n’a pas perdu un seul match en trois sets. Avec les vertus physiques et mentales que cela implique.

Un passing merveilleux, puis une faute de Buse pour que Fils se sorte d'un sacré guêpier

Video credit: Eurosport

Il a galéré et c’est peut-être le meilleur des présages. Arthur Fils a bataillé pendant près de trois heures pour remporter son premier match à Madrid. Ignacio Buse lui a donné du fil à retordre avant de s’incliner devant le Français après trois manches très disputées (6-7, 7-6, 7-5). Comme face à Terence Atmane, dix jours plus tôt, à Barcelone. Fils avait lutté près de 2h30 pour venir à bout de son compatriote, non sans avoir sauvé plusieurs balles de match (4-6, 6-4, 7-6). Un premier pas dans la souffrance pour ouvrir sa voie vers la gloire en Catalogne.
Il reste un long chemin pour écrire le même épilogue dans la capitale espagnole. Trop long même aux yeux du Français, pas vraiment fan du format des Masters 1000 sur dix jours. Qu’un tournoi s’étire sur la longueur, cela ne lui plaît pas vraiment. Quand il s’agit d’un match, en revanche, cela n’a pas l’air de le déranger. Bien au contraire. Depuis son retour de blessure début février à Montpellier, Fils a désormais disputé sept matches en trois sets. Il les a tous remportés.
Cela s’est parfois joué à pas grand-chose. Avant de sauver deux balles de match contre Atmane, le 25e mondial en avait écarté quatre contre Tommy Paul en quart de finale du Masters 1000 de Miami. L’Américain menait 6-2 dans le tie-break du dernier set. Il a quand même subi la loi du Français dans un combat en trois manches (6-7, 7-6, 7-6). Comme Valentin Royer à Montpellier (7-6, 6-7, 6-2), Kami Majchrzak à Doha (6-7, 6-3, 6-4), Valentin Vacherot à Miami (6, 4, 6-7, 6-4) et Rafael Jodar (3-6, 6-3, 6-2) à Barcelone avant lui.
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Raquette explosée : le craquage de Fils après avoir perdu le tie-break du premier set

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Buse s’est ajouté à la liste pour confirmer un phénomène remarquable. Fils n’avait pas joué pendant six mois, et disputé un seul tournoi sur les onze derniers, avant de reprendre la compétition en février. Il lui a fallu tout ce temps pour récupérer d’une fracture de fatigue au dos et sa condition physique pouvait légitimement poser question. Le Français avait manifestement très bien préparé sa reprise. Qu’il encaisse aussi bien les longs combats et qu’il en sorte vainqueur systématiquement en est la preuve la plus éclatante.

Le goût du combat

Cela dit déjà beaucoup la qualité du travail athlétique réalisé par Fils pour retrouver son meilleur niveau. Mais elle se traduit surtout par une montée en puissance assez nette quand le match vient à durer. Alors que la fatigue devrait entraîner une baisse de régime, Fils parvient au contraire à finir toujours plus fort. "J'ai joué de mieux en mieux et je suis très content de la façon dont j'ai terminé le match", se réjouissait-il jeudi après sa victoire contre Buse. 
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Fils doit s'acclimater : "J'ai eu du mal avec les conditions"

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Le constat était déjà très net la semaine passée face à Jodar à Barcelone. "Physiquement, c'était monstrueux, avait reconnu notre consultant Nicolas Escudé, époustouflé par le niveau de Fils sur son troisième set contre le jeune Espagnol, mais aussi par la régularité du Tricolore à reproduire ces performances. L'an dernier, il avait des fulgurances sur certains matches, et d'autres très compliqués. Là, c'est beaucoup plus régulier. C'est incomparable. Bien sûr, on n'oublie pas ces balles de match sauvées contre Atmane, comme contre Tommy Paul à Miami. Mais cela montre justement, au-delà de sa détermination et de sa force mentale, une construction des choses."
Fils n’est pas si ‘clutch’ par hasard. Il y a déjà la dimension physique acquise par le joueur de 21 ans. Mais aussi le goût du combat. Souffrir, non seulement il l’encaisse, mais il donne aussi l’impression d’aimer ça. "Même si j'ai perdu les longs rallyes, presque tous, j'ai pris vraiment beaucoup de plaisir, insistait-il après avoir battu Buse. Parce que c'est sympa, c'est la terre battue, c'est le gros combat. Et puis, à la fin, s'il gagne ou si je gagne, c'est presque pareil. Parce qu'on s'est fait une bonne bataille." Une mentalité de guerrier. Si Fils reste toujours debout à la fin du combat, ça part de là.
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