C'est un drôle de Masters 1000, avec toutes ces absences, non ?
Daniil MEDVEDEV : Je pense que chacun a ses raisons, qui peuvent varier. Certains ont préféré rester en Europe pour se préparer à la saison sur terre battue. Certains ont une famille, des enfants et je comprends que les contraintes sanitaires soient difficiles pour ceux qui ont des enfants. J'ai cru comprendre que Novak s'était retiré pour rester davantage avec sa famille. Puis, sans Indian Wells, ça voulait dire venir aux Etats-Unis juste pour un tournoi. Avec le décalage horaire et tout le reste, ce n'est pas évident.
Avez-vous envisagé de ne pas venir ?
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D.M. : Non. Je n'ai pas d'enfants, donc c'est un peu différent pour moi. En tout cas, je n'ai jamais eu aucun doute sur ma présence ici. C'est un Masters 1000, sur dur, ma surface préférée.
Pensez-vous que la baisse du prize money peut impacter, ici comme dans les prochains tournois, la présence des stars du circuit ? N'est-ce pas une menace pour les tournois ?
D.M. : C'est dur à dire. Peut-être que ça arrivera, de temps à autre. Plus le prize money baissera, plus les risques de forfaits augmenteront. Mais ça ne fait pas tout. A mon avis, peu importe le prize money, je ne vois pas Rafa (Nadal, NDLR) manquer Monte-Carlo, Rome ou Madrid. C'était la même chose pour moi ici à Miami.
Pour la première fois, vous abordez un tournoi de cette envergure en tant que numéro 2 mondial et comme tête de série numéro un. Ressentez-vous une forme de pression par rapport à ça ?
D.M. : Je profite du moment. C'est le meilleur classement de ma carrière. Ça pourrait me mettre de la pression, mais pour l'instant, je crois que ça me donne surtout de l'énergie.

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D'autant que vous avez de toute façon très peu de points à perdre jusqu'à cet été...
D.M. : Je ne pense pas vraiment aux points. J'ai toujours dit que ça ne faisait que refléter nos performances, nos victoires, nos défaites. Vous gagnez des grands titres, vous allez loin en Grand Chelem, vous serez bien classé. C'est aussi bête que ça. Donc je ne ressens pas de pression par rapport au classement. La seule pression, c'est celle qui oblige à gagner des matches et le fait que je veux gagner chaque tournoi où je m'engage. Mais c'est comme ça depuis que je suis jeune. C'est de la bonne pression, celle, naturelle, de la compétition.
Il y a trois ans, à Miami, vous aviez eu une "altercation" avec Stefanos Tsitsipas. Vous étiez 50e mondial à l'époque. A quel point diriez-vous que vous avez grandi depuis, pas seulement en termes de performances, mais en tant qu'homme ?
D.M. : Pour être franc, ça me semble très loin. On change tous. Je suis plus âgé aujourd'hui, même si je suis encore très jeune. Clairement, j'ai beaucoup mûri tennistiquement, et dans mon comportement. Dans la vie aussi, je grandis. Ce sont toutes ces petites choses qui font que, quand ça ne va pas comme vous voulez, vous vous dites 'OK, tu vas t'en sortir'. Je pense avoir beaucoup progressé dans ce domaine.
Un mot sur l'ascension assez folle de votre compatriote, Aslan Karatsev. Vous attendiez-vous à une telle explosion, et comment l'expliquez-vous ?
D.M. : Si je suis honnête, je dirais que personne ne peut vraiment comprendre pourquoi il explose maintenant. On le connait depuis qu'il est chez les juniors. Je l'ai croisé en Futures quand j'arrivais sur le circuit. J'ai même perdu contre lui en Challenger, ma première demi-finale en Challenger. Il n'avait jamais été dans le Top 100, il a connu quelques blessures, mais on savait qu'il avait toutes les qualités. Lors de l'ATP Cup, en début d'année, je sentais qu'il pouvait faire un truc à l'Open d'Australie. Mais pas aller en demi-finales. Il joue un tennis incroyable, je suis heureux pour lui et pour le tennis russe.

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