Daniil Medvedev après son titre à Miami : "Si je pouvais choisir, on ne jouerait que sur dur !"

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MASTERS 1000 MIAMI - Daniil Medvedev a bouclé par un sacre en Floride une période faste entamée à Rotterdam au mois de février. Euphorique, le Russe a prouvé une fois encore que, sur dur, il n'a que peu d'équivalents sur le circuit. Que ce soit en indoor ou en extérieur, son tennis y fait des merveilles. Si seulement il était aussi efficace sur terre battue...

Medvedev parfait, Sinner cramé : Miami a vécu une finale à sens unique

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Prêts pour un petit quiz ? Sur ses 19 titres, combien Daniil Medvedev en a-t-il remporté sur dur, extérieur ou intérieur ? 18. A l'exception de sa victoire sur le gazon de Majorque en 2021, il doit la quasi-intégralité de son palmarès à cette surface qu'il affectionne tant, qu'il joue au grand air ou en indoor.
C'est encore cette combinaison gagnante qui, ces sept dernières semaines, lui a permis de revenir au premier plan avec cinq finales, dont quatre titres, en cinq tournois. Un en indoor et quatre sur dur extérieur. Alors, comment ne pas le comprendre quand il souffle, comme ce dimanche soir après sa finale maîtrisée contre Jannik Sinner : "Si je pouvais choisir, on ne jouerait que sur dur !, Mais je comprends que ce ne serait pas très juste ! Disons que, d'une manière générale, j'adore ça."
Depuis maintenant trois-quatre ans, Novak Djokovic est sans doute le seul joueur au monde à pouvoir afficher un bilan supérieur à celui du Russe dans ces conditions. "Sur dur, je me sens au top de mon tennis, explique-t-il. Même si je sais que je suis capable de bien jouer sur herbe ou sur terre battue, je sens que mon jeu est plus fluide sur dur. Je peux parvenir à gagner des matches même sans jouer mon meilleur tennis. Et ça, c'est une énorme différence."
Le Masters 1000 de Miami fut à cet égard un exemple probant. On n'y a pas toujours vu un Medvedev étincelant, mais sa marge sur la grande majorité des joueurs est telle qu'il a pu avancer sans souci dans le tableau (il a en prime bénéficié d'un forfait), avant de hausser son niveau de jeu dans la dernière ligne droite de cette "mini-quinzaine".
Ce n'est pas la première fois que Medvedev traverse une période faste, et elle a toujours coïncidé avec un (long) passage sur dur. Comme à l'été 2019, celui de son explosion. Il avait alors enchaîné 29 victoires pour 3 défaites, remportant notamment deux Masters 1000 (Cincinnati et Shanghai) et atteignant la finale de l'US Open. Idem entre fin 2020 et début 2021, avec 20 victoires de suite. Ce qu'il vient d'accomplir ces dernières semaines (cinq finales dont quatre titres en cinq tournois) est du même acabit.
"Je ne pense pas avoir jamais eu un début de saison aussi extraordinaire, a-t-il même jugé à l'heure de tirer le bilan de son fructueux premier trimestre, qui lui permet de virer en tête à la Race, devant Novak Djokovic et Carlos Alcaraz. D'habitude, ce que je fais de mieux se passe à l'Open d'Australie, où j'ai atteint deux fois la finale. Or cette année, à Melbourne, je n'étais pas assez bon. Donc je suis heureux d'avoir réussi à inverser la tendance".
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Bousculé mais redoutable d'efficacité, Medvedev s'est adjugé une demie fratricide

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Quid de la terre ?

La grande question pour Daniil Medvedev est maintenant de savoir s'il peut garder le rythme alors que la campagne terrienne va s'ouvrir dès ce mois d'avril. Personne n'attend de lui de figurer en finale chaque semaine, mais compte tenu de la confiance qui est la sienne, il a les moyens de jouer un rôle non significatif, quand bien même ce ne serait pas le tout premier. "Je sais que je peux bien jouer dessus, lance-t-il. J'y ai battu Novak (Djokovic) une fois et Stefanos (Tsitsipas) dans un même tournoi. C'est quand même une belle performance."
C'était à Monte-Carlo, en 2019, avant qu'il ne se pollue la tête en se convaincant que la terre battue n'était pas faite pour lui et inversement. Mais avec un quart de finale et un huitième à Roland-Garros ces deux dernières années, il a prouvé qu'il était capable, a minima, de tenir la route. Ce ne sera pas le moindre des enjeux et paradoxalement, à défaut de viser des grands titres, c'est peut-être là, dans ces trois prochains mois, qu'il peut préparer un futur retour à la première place mondiale s'il engrange suffisamment de points.
"Maintenant, la saison sur terre va commencer et on va voir comment tu te débrouilles", a malicieusement taquiné Jannik Sinner dimanche. Il se voulait plus intrigué que moqueur.
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