Masters 1000 - Miami : Avec Joao Fonseca et Jakub Mensik, les révélations de la saison, 2025, c'est déjà demain

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Il se passe quelque chose dans le tennis masculin en ce début d'année. Joao Fonseca a fait souffler un énorme vent de jeunesse ces dernières semaines du haut de ses 18 ans. Peut-être cela a-t-il titillé Jakub Mensik. Le Tchèque, 19 ans, a frappé un immense coup en remportant le Masters 1000 de Miami. Ils ont pris date pour l'avenir, mais il faut d'ores et déjà compter avec eux.

"Fonseca est plus de la trempe d’Alcaraz que de celle de Kuerten"

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C'est peut-être ça, l'évènement de ce premier trimestre qui s'apprête à s'achever. Peut-être plus encore que l'autorité réaffirmée de Jannik Sinner, numéro un mondial à nouveau couronné en Australie, mais à l'image écornée par une suspension de trois mois pour un contrôle positif vieux de près d'un an. Ces deux derniers mois, le patron italien est resté chez lui, contraint au repos forcé. Mais la nature du circuit a horreur du vide, et ce sont surtout deux gamins qui l'ont comblé. Ils ont pris date pour la suite.
Joao Fonseca, 18 ans. La sensation venue du Brésil. Celui dont tout le monde parle. "A juste titre, car il le mérite", soulignait Novak Djokovic en arrivant à Miami. Une puissance de feu, une maturité certaine dans le jeu et, tout aussi important, une certaine maturité dans l'approche et dans le propos. Un phénomène. L'annonce non seulement d'un grand talent mais aussi, peut-être, le potentiel d'une véritable star. Or le tennis en a besoin. Il électrise, intrigue, excite. Mais il n'est pas un phénomène unique.
C'est toujours Novak Djokovic, jamais à court d'un coup d'œil fin et aiguisé sur la jeune génération, qui l'a rappelé en Floride : "Fonseca n'est pas seul. Peut-être que les gens parlent tellement de Fonseca qu'ils oublient Mensik ou Tien. Tous ces joueurs sont encore très jeunes et déjà bien classés et ils sont aussi bons que lui à mon avis." Une semaine plus tard, Jakub Mensik a décroché cette nuit le tout premier titre de sa carrière, un Masters 1000 s'il vous plait, en battant en finale un certain Novak Djokovic (7-6, 7-6).
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Mensik n'a eu peur ni de Djokovic ni de l'enjeu : Son sacre en vidéo

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Le plus dur arrive

Le Tchèque est plus vieux d'un an. À eux deux, Fonseca et lui ont l'âge de Djokovic. Nous en prenons peut-être pour dix ou quinze ans avec eux. Attention, les fleurs d'aujourd'hui ne donnent pas toujours les fruits les plus aboutis. Fonseca et Mensik vont avoir mille attentes à gérer, celles des autres, des médias, du public du monde entier mais aussi et avant tout les leurs. La suite n'est jamais simple après une éclosion aussi précoce et dans la foulée des premiers titres. Le plus dur arrive.
Celui du Brésilien à Buenos Aires avait fait grand bruit en février. Celui de Mensik à Miami cette nuit, de par son envergure et en raison de la nature de sa dernière victime, ne manquera pas lui non plus de marquer les esprits. Il ne faudra pas exiger trop tôt trop vite de ces deux-là. Attendre la suite, oui, les surveiller de près, bien sûr, mais ne rien exiger. Les laisser prendre leur temps, commettre leurs erreurs, apprendre à leur rythme. Tout le monde passe par là.
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Fonseca, hit machine et machine à gifles : les temps forts de son premier sacre en vidéo

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Holger Rune, il y a deux ans et demi, avait déferlé sur le circuit tel le mistral déchaîné lui aussi en remportant Bercy à 19 ans, mettant en pièces Top 10 après Top 10, jusqu'à son triomphe finale contre… Novak Djokovic, alors injouable numéro un mondial. Il n'a gagné qu'un seul tournoi depuis. Le 250 de Munich. Il "fêtera" le deuxième anniversaire de cette victoire dans deux semaines. Cela commence à dater. Mais il n'a pas encore 22 ans et tout le temps de justifier ses espoirs initiaux.

Une promesse, pas une garantie

Même Carlos Alcaraz connait une phase plus difficile en ce moment. Mais à 21 ans, l'Espagnol a déjà eu le temps d'accumuler quatre titres du Grand Chelem, dans trois Majeurs différents. Où se situera la vérité de Joao Fonseca et Jakub Mensik dans les deux-trois années à venir ? La trajectoire d'un Alcaraz ? Celle d'un Rune ? Entre les deux ? Tout est possible mais, quoi qu'il arrive, ils ne joueront pas leur carrière à quitte ou double dans les 24 ou 36 prochains mois. Ils sont là pour s'inscrire dans la durée. Briller et gagner aussi jeune n'est ni une malédiction ni une garantie. C'est une promesse.
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Fonseca est le plus grand crack depuis Alcaraz

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Ils incarnent clairement l'avenir tout en ayant déjà un présent. Avec eux, 2025, c'est déjà demain, et c'est peu dire que cette saison 2025 donne envie d'en savoir plus. C'est demain, mais c'est aussi aujourd'hui et même un peu hier avec l'acharnement d'un Djokovic au parfum d'éternité. C'est donc peut-être une année magnifiquement multigénérationnelle qui s'amorce.
Parce que Sinner et Alcaraz, vainqueurs des cinq derniers tournois Majeurs, sont encore très jeunes. Parce que Fonseca et Mensik arriveraient presque à les faire passer pour des jeunes vieux. Parce que Djokovic, leur grand-père à tous, a encore envie et les moyens d'en découdre. Parce que, au milieu de tout ça, l'ancienne NextGen originelle, celle d'un Zverev encore numéro 2 mondial, aimerait encore exister et prendre sa part du gâteau. C'est tout cela, 2025. Et le printemps ne fait que commencer.
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Fils termine sans carburant face à Mensik

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