ATP Rome : Alexander Zverev titré et de retour vers le futur : "Je peux rêver à nouveau"

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Titré pour la 6e fois de sa carrière en Masters 1000 après sa victoire probante en finale à Rome dimanche contre Nicolas Jarry (6-4, 7-5), Alexander Zverev a autant savouré sa performance que le chemin parcouru. De retour à un niveau qu'il n'avait plus connu depuis sa grave blessure il y a deux ans, l'Allemand n'a caché aux journalistes ni son émotion, ni ses ambitions pour Roland-Garros.

Une faute directe de Jarry pour conclure : revivez la victoire de Zverev à Rome en vidéo

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"Je ne suis pas si émotif d'habitude. Mon père pleure, pas moi, c'est un bon équilibre." Entre rires et sanglots, Alexander Zverev s'est montré particulièrement expansif micro en main lors de son discours à la remise des trophées à Rome. Il faut dire que triompher dans la capitale italienne était riche en symboles, car c'était d'abord le lieu même de son premier grand sacre sur le circuit il y a sept ans. Mais ce nouvel accomplissement représente aussi et surtout une sorte de renaissance : il a conquis un Masters 1000 pour la première fois depuis sa grave blessure en demi-finale de Roland-Garros 2022.
"C'est un moment très spécial pour moi et pour ceux qui m'entourent. Les deux dernières années ont été extrêmement difficiles parce que je revenais d'une blessure dont je ne savais pas si elle me permettrait de revenir sur cette scène, gagnant comme perdant", a-t-il poursuivi. Seuls ses proches peuvent en effet comprendre ce par quoi est passé l'Allemand, les doutes sur sa capacité à rejouer un jour au tennis chez les professionnels, puis sur sa faculté à retrouver le très haut niveau. En 2023, après un début de saison difficile, il avait su enchaîner les résultats pour participer au Masters.

Un niveau comparable à celui d'avant sa blessure

Il espérait légitimement redevenir pleinement lui-même cette saison, et il est en train d'y parvenir. Ce dimanche, en finale, sa qualité de service ahurissante (90 % de premières balles dans la première manche et 100 % de points gagnés derrière, 5 points perdus sur le match au service) a annihilé tous les espoirs de Nicolas Jarry. Son agressivité retrouvée, sa capacité à exploiter les balles courtes et sa solidité en fond de court ont fait le reste. Mais le principal intéressé a préféré faire un bilan plus général en conférence de presse.
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Zverev en mode patron contre Fritz : le résumé vidéo

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"J'ai bien joué toute la semaine (il n'avait été breaké qu'une fois lors de ses quatre premiers matches, NDLR). Je suis super heureux de la manière dont les choses se sont déroulées. J'ai souffert un peu en demi-finale, mais je m'en suis bien sorti. Aujourd'hui (dimanche), j'ai réalisé une super performance contre Nico qui a extrêmement bien joué. La manière dont il a battu ses adversaires montre qu'il progresse et je devais le neutraliser. Être assis à côté de ce trophée me montre que je peux remporter ce genre de tournois à nouveau, que je suis au niveau souhaité, que je peux rêver à nouveau."
Le rêve pour Zverev, c'est évidemment de conquérir de nouveaux sommets. Les Masters 1000, il connaît pour en avoir gagné six. Le Masters aussi (deux fois sacré en 2018 et 2021), de même que l'or olympique glané à Tokyo. Il court en revanche toujours après les tournois du Grand Chelem, avec une priorité assumée : la Coupe des Mousquetaires. A Paris, ses ambitions seront confortées par son nouveau statut : numéro 4 mondial lundi, il fera donc partie des quatre premières têtes de série, un détail non négligeable au moment du tirage au sort.
"Avant ce tournoi, la tournée sur terre battue ne se déroulait pas comme je l'espérais. Il fallait que je trouve mon rythme. Je suis heureux d'y être parvenu juste avant Roland-Garros, a-t-il constaté devant les journalistes. J'espère pouvoir continuer comme ça à Roland et y jouer mon meilleur tennis. C'est un rendez-vous que je marque dans le calendrier, c'est le tournoi que je veux gagner, celui que j'ai le plus hâte de jouer. Je vais faire tout mon possible cette année. C'est le Grand Chelem le plus dur physiquement, celui où j'ai le plus de souvenirs."
C'est dire si ce triomphe romain lui a peut-être donné le petit pourcentage de confiance qui fait la différence dans les fins de quinzaines. Celui qui lui avait manqué en Australie en janvier où il avait perdu face à Daniil Medvedev malgré une balle de match. Dans les faits, avec Stefanos Tsitsipas et peut-être Casper Ruud, Alexander Zverev est bien celui qui s'est montré le plus convaincant à l'approche de la seconde levée du Grand Chelem.
Mais il ne s'en gargarise pas pour autant et n'oublie pas que la préparation aux Majeurs et les Majeurs eux-mêmes sont deux choses différentes. "'Nole' va être à son meilleur niveau, vous verrez. Rafa jouera beaucoup mieux qu'à Madrid et Rome, j'en suis sûr. Et en ce qui concerne Jannik et Carlos, ça dépend de leur santé. S'ils vont bien, ce sont deux des meilleurs du monde, aucun doute là-dessus. J'ai vu que Jannik avait posté une photo de lui à l'entraînement, donc j'imagine qu'il se sent bien sur le court", a-t-il listé. Histoire peut-être de se garder d'un autre écueil : l'excès de confiance.
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