Masters 1000 Rome : Rafael Nadal éliminé au 2e tour par Hubert Hurkacz (6-1, 6-3)
Par Laurent Vergne
Publié 11/05/2024 à 13:16 GMT+2
Déjà qualifié dans la douleur jeudi, Rafael Nadal n'a cette fois pas pas tenu la distance samedi face à Hubert Hurkacz (6-1, 6-3), au deuxième tour du Masters 1000 de Rome, tournoi qu'il a remporté dix fois dans sa carrière. Face à un Polonais très solide, l'Espagnol a été ramené à ses limites physiques du moment, à deux semaines de Roland-Garros.
Nadal, la chute de Rome : sa balle de match perdue contre Hurkacz
Video credit: Eurosport
Une claque pour finir. Après les hauts et les bas de Barcelone et Madrid, Rafael Nadal espérait une embellie à Rome. Samedi, le duel contre Hubert Hurkacz avait valeur de test pour le champion espagnol dans sa quête de retour au premier plan. Mais ce match a surtout fait apparaître les carences béantes qui sont actuellement celles de l'ancien numéro un mondial. Balayé 6-1, 6-3 en un peu plus d'un heure et demie, Nadal est apparu impuissant et dépourvu de solutions. Le fantôme du conquérant aux 14 titres à Roland-Garros...
Il y a eu match et combat pendant deux jeux. Les deux premiers. Deux jeux pour... 26 minutes et deux breaks évités, d'abord par Hurkacz puis par Nadal. Nous pensions alors être en route pour une longue après-midi de tennis sous le soleil du Foro Italico mais ce ne fut qu'une illusion. Derrière, le Polonais, dont le récent titre à Estoril témoigne des progrès sur terre battue, a trouvé son rythme, contrairement à Nadal qui est constamment resté à la recherche du sien. Bien campé sur sa ligne de fond, Hurkacz a refusé de reculer afin de ne pas subir. Tactique payante.
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"Le score est très sévère et c'est très inquiétant"
Video credit: Eurosport
Roland or not Roland ?
Après ce jeu de service initial, "Hubi" a globalement déroulé sur sa mise en jeu. Nadal, lui, n'a jamais trouvé la distance au retour. Plus inquiétant encore, même dans la filière longue, il n'a jamais été en mesure de prendre le dessus. Sa balle était trop courte à l'échange, où son top spin ravageur s'est avéré inoffensif, ce qui eut été indispensable pour repousser son adversaire un peu plus loin de sa ligne. On a même vu Nadal sortir deux ou trois amorties davantage faites pour se débarrasser de la balle que pour conclure le point.
Alors les jeux ont commencé à défiler. Une première manche boulée 6-1, puis une seconde à peine plus accrochée, avec un break rapide dès le 3e jeu pour Hubert Hurkacz et un autre pour conclure ce match à sens unique. Très solide, sans jamais donner l'impression de surjouer, le numéro 9 mondial a déroulé son plan de jeu sans accroc. Nadal, qui avait sans doute compris depuis longtemps ce qui se tramait, a même affiché des gestes d'énervement qu'on lui connait rarement, encore moins sur terre battue.
Il y avait presque par moments quelque chose de douloureux de voir ainsi l'immense champion espagnol, le plus grand joueur jamais généré par cette surface, réduit à ce point à l'impuissance. Le chantier reste immense pour "Rafa" à deux semaines du coup d'envoi de Roland-Garros. A tel point qu'on peut se demander s'il se présentera sur la ligne de départ porte d'Auteuil, lui qui a toujours assuré qu'il n'irait à Paris que s'il pouvait s'y montrer ambitieux. Au vu du match de samedi, la chose paraît difficilement envisageable.
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