C’est une histoire digne d’un film d’espionnage et il semblerait que toutes les parties prenantes soient aussi abasourdies les unes que les autres. Quelques jours après le départ précipité de Saint-Petersbourg de Sam Querrey et de sa petite famille à bord d'un jet privé, le directeur du tournoi russe Alexander Medvedev a donné sa version de l’incident à Eurosport Russie. L’intéressé explique notamment avoir suivi les recommandations sanitaires de l’ATP, sans en rajouter. Il dit aussi espérer que le joueur américain soit en bonne santé comme toutes les personnes avec lesquelles il a été en contact.

Pour rappel, invité à rester en quarantaine à l’hôtel en Russie après son test positif au coronavirus, Sam Querrey a pris peur quand on lui a signifié qu’il pourrait être hospitalisé après la visite d’un médecin. Le joueur et sa femme, qui craignaient d’être séparés de leur enfant de 8 mois, ont décidé de quitter le pays en catimini, ne respectant donc pas le protocole sanitaire en vigueur. "Je ne comprends pas pourquoi il a décidé de fuir. Pour une raison qui m’échappe, il a pensé qu’il serait séparé de son fils lors de son éventuelle admission à l’hôpital. Pourquoi ? Nous avions déjà préparé un appartement dans le centre de Saint-Pétersbourg pour eux. Ils y auraient vécu confortablement pendant deux semaines. On lui a même proposé la visite d’un pédiatre pour son enfant", a ainsi indiqué le directeur de l’ATP 500.

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J'espère que Sam ne sera pas sévèrement puni

On l’aura compris, Alexander Medvedev plaide la thèse du malentendu. Pour plus de clarté, il a tenu à préciser les dispositions en vigueur cette semaine à Saint-Pétersbourg. "Nous suivons strictement les recommandations de l’ATP et des autorités russes. Les joueurs logent dans un hôtel Four Seasons et y mangent. Une ‘bulle’ a été mise en place de manière à ce qu’ils ne puissent pas quitter l’hôtel, même s’il fait beau et que le temps donne envie de se promener. Les joueurs comprennent ces mesures. D’après ce que je sais, Querrey s’est entraîné les 9 et 10 octobre mais je ne sais pas ce qu’il a fait avant et après."

A son arrivée en Russie, l’Américain avait ainsi été testé négatif, avant que, quelques jours plus tard, un nouveau dépistage ne revienne positif cette fois. Si on ne sait toujours pas précisément où se trouve désormais le joueur, sa prise d’initiative n’a pas été du goût de l’ATP qui envisage des sanctions contre lui qui pourraient aller jusqu’à 3 ans de suspension et 100 000 dollars d’amende. Malgré la mauvaise publicité pour son tournoi, Alexander Medvedev, lui, ne tire pas sur l’ambulance. "C’est une affaire qui concerne Querrey et l’ATP. J’espère que cette histoire connaîtra un dénouement heureux, que tout le monde sera en bonne santé et que Sam ne sera pas sévèrement puni."

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Des restrictions certes, mais pas excessives à Saint-Pétersbourg

A Saint-Pétersbourg, des spectateurs sont autorisés à assister aux matches indoor, à hauteur du tiers de la jauge habituelle. Le directeur du tournoi a enfin tenu à assurer que les restrictions mises en place cette semaine en Russie n’étaient pas excessives. "Nous ne sommes pas les plus stricts. En Australie par exemple, ils prévoient d’imposer une quarantaine de deux semaines aux joueurs avant le tournoi", a-t-il fait remarquer.

Craig Tiley, patron de l’Open d’Australie, négocie d’ailleurs en ce moment avec les autorités de son pays pour assouplir cette mesure en créant un environnement sécurisé qui permettrait aux engagés de s’entraîner. Organiser des tournois n’est décidément pas une sinécure en ce moment.

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