ATP 500 Washington - Pourquoi le Français Arthur Fils (23e mondial) peut et doit viser grand lors de la tournée américaine

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Quatre mois après sa première demi-finale en Masters 1000 à Miami, le Français Arthur Fils est de retour sur les courts américains et commencera, ce lundi, l'ATP 500 de Washington face à la révélation de l’année, Rafael Jodar. Un tournoi qui doit le préparer à aborder Montréal, dont le plateau sera allégé en l’absence de Sinner et Djokovic, avant l’US Open, où les surprises sont toujours de mise.

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Arthur Fils va retrouver les États-Unis pour une nouvelle tournée américaine qui s’annonce trépidante pour le numéro 1 français. L’année dernière, il n’avait pas pu en profiter à 100 % en raison de sa blessure au dos, qui l’avait contraint à mettre un terme prématuré à une saison maudite après une défaite au deuxième tour à Toronto. Cette fois-ci, et on l’espère du moins, le 23e joueur mondial semble définitivement remis de ses déboires physiques, après un retour convaincant à Wimbledon, malgré une défaite au deuxième tour face à Matteo Berrettini.
Pour préparer au mieux sa tournée sur dur, Fils a fait le choix de partir s'entraîner dans le sud, sous le soleil de Monaco, aux côtés, notamment, de son ami Alejandro Davidovich Fokina. Pour la première fois de sa carrière, le Bondouflois va donc disputer l'ATP 500 de Washington à partir de ce lundi, avec comme objectif premier de se roder pour les grosses échéances de l’été, à savoir les Masters 1000 de Montréal (2-13 août) et de Cincinnati (13-23 août), avant le dernier Majeur de l’année, l’US Open (30 août-13 septembre), qui lui était passé sous le nez la saison passée.

Une surface qui lui plaît, surtout aux États-Unis

Fils a toutes les raisons de croire à un exploit sur les terres américaines. Parce que la dernière fois que le numéro 1 français a foulé les courts du pays de l’Oncle Sam, il réalisait tout simplement la meilleure performance de sa carrière en Masters 1000. En mars dernier, du côté du Hard Rock Stadium, il se qualifiait pour la toute première fois en demi-finales dans la catégorie à la faveur d'une fin de match folle contre Tommy Paul, quelques jours seulement après avoir atteint les quarts à Indian Wells en s’offrant notamment le scalp de Félix Auger-Aliassime.
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Sur cette surface, Arthur Fils a les moyens de faire des résultats. Il l’a prouvé dès 2024, où il a été sacré à Tokyo face à son compatriote Ugo Humbert (5-7, 7-6, 6-3), mais aussi cette saison en atteignant la finale à Dubaï en début d’année, en faisant notamment tomber Jakub Mensik, avant de buter sur un Alcaraz des grands jours. Le tirage n’a cependant pas été clément avec l’ancien 13e mondial, qui devra batailler mardi face à Rafael Jodar, l’une des pépites de l’année, qu’il a par ailleurs déjà battu cette saison sur terre battue; ce fut l’une des rares défaites de l’Espagnol de 19 ans sur ocre, en quarts de finale de Barcelone, tournoi finalement remporté par Fils.

À Montréal, un plateau déserté

Il ne faudra cependant pas laisser de plumes à Washington pour Fils. Parce que la suite de la tournée américaine pourrait lui sourire, et ce, dès la semaine suivante du côté de Montréal, où Sinner et Djokovic ont récemment annoncé leur absence. Le numéro 3 mondial Carlos Alcaraz ne sera pas non plus de la partie, lui qui devrait plutôt revenir de sa blessure au poignet pour Cincinnati.
Le Français pourrait donc tirer son épingle du jeu face à des adversaires qu’il a déjà battus sur cette surface, comme Zverev (Miami en 2025) ou Auger-Aliassime (Indian Wells 2026), qui seront les deux principales têtes de série au Canada. Quels que soient ses résultats lors de la tournée, le joueur de 22 ans grimpera quoi qu’il arrive au classement ATP, lui qui n’a disputé que deux matches l’an dernier à la même période, à Toronto, avant de mettre un terme définitif à sa saison en raison de sa blessure au dos.

Le Masters toujours dans le viseur

Il ne fait aucun doute que le Français voudra tenter quelque chose à l’US Open, où il n’a jamais fait mieux qu’un deuxième tour. Il pourrait d’ailleurs avoir dans le viseur d’égaler, voire de battre sa meilleure performance de sa carrière en Majeur, qui ne reste qu’un huitième de finale en 2024 à Wimbledon. Tout en sachant que le Grand Chelem américain reste historiquement un tournoi de surprises, qui avait vu Marin Cilic (16e mondial) être titré en 2014. Fils n’en est pas encore là, mais l’US Open est sans doute le Grand Chelem le plus facilement prenable aujourd’hui.
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Arthur Fils lors de Wimbledon 2024, qui reste son Grand Chelem le plus abouti en carrière.

Crédit: Imago

Les points glanés en Amérique seront précieux dans la quête d’une qualification pour les Finales ATP de Turin. Dans le top 8 à la Race une bonne partie de la saison, malgré ses absences à l’Open d’Australie et à Roland-Garros, il est malheureusement retombé à la 10e place (1 940 points), mais reste encore dans la course. Pour appuyer l’importance de cette tournée sur dur extérieur, qui s’achèvera en octobre avec le Masters 1000 de Shanghai, Arthur Fils a remporté 47,9 % de ses points (930 sur 1 940) cette saison sur dur extérieur en seulement trois tournois disputés, ce qui en fait donc cette saison la surface sur laquelle il a le plus performé.
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