Depuis quelques jours, Daniil Medvedev savoure. Le numéro 2 mondial profite de vacances bien méritées après avoir ouvert dimanche dernier son palmarès en Grand Chelem à Flushing Meadows en dominant nettement Novak Djokovic (6-4, 6-4, 6-4). S'il a aussi profité de la victoire et du bonheur indicible qui l'a accompagné, son coach Gilles Cervara pense, lui, déjà à la suite. L'anticipation fait partie de son travail, comme il l'a confié à Tennis Majors lors d'un entretien publié jeudi. Car ce triomphe, bien que marquant, ne représente pas l'aboutissement de la carrière du Russe qui compte bien pousser son avantage.
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Pas question donc de se contenter de cette performance, aussi grande soit-elle. "Comme après son premier trophée sur le circuit ATP, son premier succès en Masters 1000 : c’est une étape. Cette étape a une portée supérieure, bien sûr. Avec un Grand Chelem, tu rentres presque au Panthéon, même si c’est presque ridicule comparé à 20 Majeurs (record absolu co-détenu par Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic, ndlr). Mais nous nous sommes constamment tournés vers la performance. C’est une façon de vivre, de penser, qui fait que je serai toujours habité par l’idée de faire mieux, donc de gagner le prochain tournoi. (….) Et quand je vois que Daniil ne peut pas jouer à la Playstation sans péter un plomb s’il ne gagne pas, je me dis que ça ne va pas changer pour lui non plus", confie-t-il.
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Le travail et l'obsession de la progression, clés des succès futurs

Le travail ne s'arrête jamais, c'est la clé pour satisfaire aux exigences du très haut niveau que l'on pourrait résumer à une alternative simple : la quête constante de l'amélioration ou la certitude de la régression. C'est en tirant les leçons de l'échec en finale de l'Open d'Australie en février dernier, notamment en modifiant l'approche mentale de l'événement avec l'aide de Francisca Dauzet (psychanalyste et coach de la performance du Russe), que Medvedev et son équipe ont préparé le triomphe de Flushing Meadows.
Alors à quoi ressemblera l'avenir pour le Russe, notamment en 2022 ? La quête d'autres titres en Grand Chelem et de la place de numéro 1 mondial semble désormais constituer une sorte de suite logique. "Ce sont des objectifs légitimes. Mais je me dis surtout que ça passe par du travail et l’amélioration de nombreuses choses au quotidien. L’équipe a déjà commencé à réfléchir, car oui, il gagne un Grand Chelem, mais on voit bien des choses à améliorer. Ces choses-là représentent les aspects concrets à déployer en vue d’un potentiel futur grand résultat. Pour être numéro un et gagner d’autres majeurs, il faut réaliser des choses concrètement, au travail, tous les jours. On va les faire", assure d'ores et déjà son coach français.

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Gagner Roland dès 2022 ? Je dis non
Parmi les progrès à envisager, l'adaptation aux autres surfaces du jeu figure au premier rang. Si le dur n'a plus de secrets pour Medvedev, la terre battue et le gazon sont plus difficiles à apprivoiser pour le moment pour lui. A Wimbledon, il n'a jamais fait mieux que le huitième de finale atteint cette saison, tandis qu'à Roland-Garros, il a franchi un premier cap important en y gagnant enfin des matches, ce qui l'a même poussé jusqu'en quarts.
Pourtant, Cervara estime que c'est bien sur herbe que le numéro 2 mondial pourrait percer la saison prochaine, pour peut-être même s'imposer au All England Club. "Une victoire possible dès 2022 à Roland-Garros ? Je dis non. A Wimbledon, je dis oui. Le problème n'est pas tennistique, l’enjeu sur cette terre battue, dans son cas à lui, à 80%, se situe dans l’approche. Je n’ai pas encore la garantie que ses problèmes dans l’approche de la terre battue sont derrière nous", considère-t-il encore.
Pour s'en persuader, il suffit de passer en revue le florilège de critiques acerbes adressées à l'ocre par Medvedev au cours du printemps dernier. Mais il l'a ensuite prouvé à Roland, le Russe apprend vite. D'ailleurs, Cervara ne craint pas de décompression post-US Open comme ce fut le cas pour Dominic Thiem, même s'il se dit vigilant. Le numéro 2 mondial rêve toujours plus grand, et incontestablement, il en a les moyens.
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