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Grosjean : "Le nouveau format n'a jamais remis en question l'envie de représenter son pays"

Grosjean : "Le nouveau format n'a jamais remis en question l'envie de représenter son pays"

Le 07/10/2019 à 19:08Mis à jour Le 07/10/2019 à 20:58

COUPE DAVIS – L'heure approche pour Sébastien Grosjean. Le nouveau capitaine de l'équipe de France, tout juste revenu d'un séjour au Moselle Open puis au Challenger d'Orléans, a répondu en exclusivité aux questions que nous nous posons sur sa future sélection, qui sera dévoilée le 29 octobre, en plein Bercy. Une chose est sûre : tout le monde répondra présent.

Mine de rien, la sélection pour la phase finale de la nouvelle Coupe Davis se rapproche à grands pas… Avez-vous déjà en tête votre équipe ?

Sébastien GROSJEAN : Cela commence à prendre forme, mais il n'y a rien d'arrêté, non. Je dois rendre ma liste le 29 octobre et il reste encore beaucoup de tournois d'ici là. Ce n'est pas évident car il y a beaucoup de joueurs potentiellement sélectionnables. J'essaie de rester au plus près d'eux, j'en verrais encore certains à Anvers (NDLR : tournoi dont il propriétaire) et bien sûr lors du Rolex Paris Masters. La première liste sera alors déjà communiquée mais j'aurais la possibilité de faire encore trois changements. La réflexion va se poursuivre jusqu'au bout.

La bonne nouvelle pour vous, c'est qu'a priori, tous les joueurs semblent enclins à répondre à l'appel à d'une éventuelle sélection, alors que certains étaient pourtant très réticents quant à la nouvelle formule…

S.G. : Tous les joueurs sont partants, je le confirme. Mais ça, je le sais depuis longtemps. J'avais d'ailleurs fait une conférence de presse dès le mois de février pour en parler. C'est l'une des premières choses dont je m'étais assuré lorsqu'on a fait appel à moi l'an dernier pour prendre la suite d'Amélie Mauresmo (qui avait initialement été nommée à la tête de l'équipe de France avant de renoncer à son poste et de devenir l'entraîneur de Lucas Pouille, NDLR). Avant d'accepter, j'avais beaucoup parlé aux joueurs. J'ai bien senti chez eux beaucoup de déception quant à cette nouvelle formule. Mais ils ont compris qu'il fallait garder un état d'esprit positif, malgré tout.

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Certains joueurs parlaient même de boycott. Avez-vous dû faire un gros travail de persuasion pour les faire changer d'avis ?

S.G. : Même pas. Ce sont eux-mêmes qui ont fait évoluer leur réflexion. J'ai vraiment de la chance d'avoir un groupe de joueurs comme ça, intelligents et investis. J'en suis heureux et fier.

Vous serez également responsable de la délégation masculine tricolore lors des J.O. de Tokyo 2020. Or, le règlement dit qu'il faut avoir participé à trois rencontres de Coupe Davis dont une en 2019 ou 2020 pour être sélectionnable. Cela a-t-il joué dans leur réflexion ?

S.G. : Pas du tout. D'ailleurs, rien n'est encore vraiment arrêté quant à ce point de règlement. On parle de devoir jouer une rencontre en 2020, mais les équipes qualifiées pour la phase finale de la Coupe Davis 2020 n'en auront pas la possibilité puisqu'elle se jouera après les Jeux olympiques. Les joueurs français ont toujours aimé jouer la Coupe Davis. C'est justement la raison pour laquelle ils ont autant réagi à la nouvelle formule. Mais ça n'a jamais remis en question leur envie de représenter leur pays.

Cette nouvelle formule peut induire une nouvelle façon de penser la sélection. Considérez-vous, par exemple, que le double a autant d'importance sachant qu'il est désormais joué après les simples ?

S.G. : Le double peut effectivement être joué à 2-0 mais, dans cette nouvelle formule, tous les points comptent. Seront qualifiées pour les quarts de finale les équipes qui finiront premières de poule ou les meilleures deuxièmes. Le "goal average" est donc très important. Donc oui, à mes yeux, le double est aussi important qu'avant.

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Vu la longueur de la semaine, n'est-ce pas plus sage de privilégier les joueurs de simple ? Une éventuelle qualification de Gaël Monfils pour le Masters changerait-elle la donne ? Enfin, n'est-ce pas l'occasion de lancer les jeunes ?

S.G. : Sur une compétition comme celle-là, ce n'est pas la semaine en elle-même qui est fatigante physiquement. Si Monfils se qualifie pour le Masters, c'est super ! Et les jeunes, je les suis de près également, bien sûr. C'est vrai que c'est une sélection vraiment pas facile. Quand on regarde le classement, il y a une forte densité de joueurs autour de la même zone. Et puis, en France, on possède quelques-uns des meilleurs joueurs du monde indoor. Croyez-moi, à l'heure actuelle, je prends tous ces éléments en compte dans ma réflexion. Mais je ne peux rien dévoiler. Vous saurez tout le 29 octobre...

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