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Vous n'aimez pas la nouvelle Coupe Davis ? Voici 4 raisons de vous y intéresser quand même

Vous n'aimez pas la nouvelle Coupe Davis ? Voici 4 raisons de vous y intéresser quand même

Le 07/10/2019 à 09:09Mis à jour Le 07/10/2019 à 16:33

COUPE DAVIS - Au rayon des nouvelles compétitions par équipes, on a dernièrement beaucoup plus parlé de la Laver Cup et de la (future) nouvelle ATP Cup que de la Coupe Davis. Dans un mois et demi, la première édition "new look" va voir le jour. Même pour les plus ardents contestataires de la nouvelle formule, voici 4 bonnes raisons de commencer à s'y intéresser.

Une date qui approche à grands pas

On avait auparavant l'habitude de commencer à parler de la finale de Coupe Davis dès la fin septembre, à l'issue des demi-finales. Cette année, avec la révolution opérée par la compétition, pas grand-chose ne se passe – hormis les rencontres de qualification et de barrages – dans le groupe mondial avant la phase finale, qui aura lieu du 18 au 24 novembre dans la Caja Magica de Madrid, sur dur intérieur. On a beau dire, on commence quand même un peu à ressentir le manque…

Mais mine de rien, donc, l'échéance approche. C'est dans trois semaines – le 29 octobre, au début de la semaine du Rolex Paris Masters -, que les capitaines devront communiquer une première liste de cinq noms susceptibles de jouer la finale. Ils auront certes ensuite la possibilité de procéder à trois remplacements d'ici le début de l'épreuve. Mais la structure de l'équipe aura été arrêtée, et la stratégie bâtie.

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Une nouvelle stratégie à peaufiner

La nouvelle formule peut, de fait, induire une manière différente de concevoir la sélection. Faut-il par exemple considérer que le double, désormais positionné après les (deux) simples, donc possiblement décisif ou joué "juste" pour le goal-average (voire purement honorifique dans certains cas), perdra ainsi de son importance ou au contraire s'en trouvera valorisé ?

Faut-il, du coup, assurer la présence d'une équipe de double spécialisée, ou au contraire blinder la densité en simple, façon Catenaccio, considérant que la semaine sera longue et que les matches vont s'accumuler en proportion des risques de blessure ? Faut-il enfin, à l'instar de Roger Federer, considérer que cette nouvelle formule a été pensée pour la nouvelle génération et donc en profiter pour lancer la jeunesse dans le grand bain ?

Pas simple, surtout pour un nouveau capitaine qui n'aura eu aucune rencontre pour se rôder avant la finale. Sébastien Grosjean, que nous avons joint pour (notamment) l'interroger sur ces questions, a toutefois veillé à côtoyer un maximum les joueurs en tournoi, pour rester au plus près d'eux.

Sébastien Grosjean

Sébastien GrosjeanAFP

Des joueurs français finalement au taquet

Côté français en tout cas, la tendance ne semble plus être au boycott de principe. La menace avait été brandie par certains – Lucas Pouille notamment -, à chaud, lorsqu'avait été validée l'an dernier la nouvelle formule.

Gaël Monfils lors du tournoi de Zhuhai.

Gaël Monfils lors du tournoi de Zhuhai.Getty Images

L'idée générale est la suivante : maintenant que les choses sont faites, autant laisser sa chance au produit et faire honneur au maillot. Ceci d'autant plus qu'il y a une carotte supplémentaire au bout du bâton : l'obligation faite aux joueurs, s'ils veulent se qualifier aux J.O. 2020 à Tokyo, de participer à au moins trois rencontres de Coupe Davis dans la présente olympiade, dont une fois en 2019 ou 2020. Avec toutefois des critères allégés pour ceux comptant au moins 20 sélections (c'est le cas de Tsonga et Gasquet), voire à l'appréciation de l'ITF pour certains cas particuliers.

Bref, ce sera un peu à la carte. Mais, en marge des grosses échéances indoor qui se profilent, il n'est pas impossible que la sélection s'affine aussi (un peu) dans les arcanes de l'administratif...

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Une sélection qui réserve encore des surprises

Le seul qui se détache au classement est Gaël Monfils. Mais le n°1 tricolore, apparu émoussé physiquement à Zhuhai, risque de beaucoup tirer sur la machine en cette fin de saison dans la course au Masters, placé juste avant la Coupe Davis. Son corps va-t-il tenir ?

Derrière, Lucas Pouille et Benoît Paire sont a priori les candidats les mieux placés, le premier fort de son rapport très fort à une compétition qui lui a apporté l'une de ses plus grandes joies (le point du sacre en 2017), le second de son désir brûlant de montrer à son pays combien il peut le représenter dignement.

Benoît Paire en Coupe Davis

Benoît Paire en Coupe DavisGetty Images

Mais il en est un autre qui est revenu comme une balle se replacer in extremis dans la course : Jo-Wilfried Tsonga, qui "pète le feu" en ce début de saison indoor avec son titre au Moselle Open (il venait préalablement de s'imposer au Challenger de Cassis, en extérieur), au terme d'un mini Championnat de France qui a forcément marqué interpellé. Le voilà revenu dans le top 40 à l'amorce d'une fin de saison qu'il avait attaquée au-delà de la 200e place.

Outre son pedigree, son profil polyvalent, capable de performer en simple comme en double (remarque valable aussi pour Richard Gasquet, mais aussi Pierre-Hugues Herbert voire Jérémy Chardy), sont à même – vu le format – de séduire Sébastien Grosjean, qui aura sans doute aussi été sensible au fait que Jo vienne jouer la semaine dernière à Orléans, un Challenger dont le capitaine est ambassadeur.

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Mais, qu'on se le dise, il n'y aura pas de place pour tout le monde. Surtout si le capitaine opte pour une "vraie" équipe de double, auquel cas Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert, avec leur expérience, tiendraient probablement la corde y compris vis-à-vis de Fabrice Martin et Jérémy Chardy, qui les devancent à la Race.

Si besoin, Grosjean pourra soit faire appel à des valeurs sûres comme Adrian Mannarino, qui vient lui aussi de se relancer avec sa finale à Zhuhai, ou Gilles Simon, toujours à l'aise en indoor. Soit miser sur le futur en brandissant la carte jeune, Ugo Humbert en première ligne par rapport à Grégoire Barrère, Corentin Moutet et Antoine Hoang. Autant de réflexions que le capitaine garde encore pour lui. Mais ça cogite probablement très sec…

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