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"Nous avons l’expérience d’une finale, c’est un avantage"

"Nous avons l’expérience d’une finale, c’est un avantage"

Le 06/11/2019 à 13:30Mis à jour Le 06/11/2019 à 14:12

FED CUP – A Perth, l’équipe de France féminine de tennis tentera le week-end prochain (9-10 novembre) d’aller chercher son troisième titre dans la compétition par équipes après 1997 et 2003. Si les Bleues ne sont pas favorites contre l’Australie d’Ashleigh Barty, elles croient fermement en leurs chances.

Voici dix-huit ans, ils avaient déjoué les pronostics. Sous la conduite de son capitaine Guy Forget, l’équipe de France de Coupe Davis avait ramené le Saladier d’argent des antipodes, grâce notamment à un Nicolas Escudé survolté sur le gazon de Melbourne et vainqueur de Lleyton Hewitt alors numéro 1 mondial. C’est un défi finalement assez similaire qui sera proposé aux Bleues de Julien Benneteau le week-end prochain à Perth, avec à la clé une potentielle troisième victoire en Fed Cup. En conférence de presse mercredi, le capitaine et ses joueuses ont mesuré l’ampleur de la tâche, tout en faisant preuve d’un certain optimisme.

Car comme Hewitt, vainqueur du tournoi des Maîtres en 2001 juste avant la finale de la Coupe Davis, Ashleigh Barty est en pleine forme. Titrée à Miami, puis à Roland-Garros lors de la première partie de saison, l’Australienne a trouvé un second souffle ces dernières semaines et a parfaitement assumé son statut de patronne du circuit WTA en allant chercher le Masters féminin à Shenzhen dimanche dernier. Elle a d’ailleurs impressionné en finale en dominant nettement la tenante du titre Elina Svitolina (6-4, 6-3), qu’elle n’avait pourtant jamais battue jusqu’alors.

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L'épouvantail Barty

"Quand on joue une finale de Fed Cup avec la numéro 1 mondiale de l’autre côté du filet, et à l’extérieur qui plus est, on ne peut pas dire qu’on a l’avantage", a d’ailleurs concédé Julien Benneteau. Mais le capitaine le sait, son groupe présente une belle homogénéité, ce qui lui donne plusieurs possibilités dans le choix de celles qu’il alignera, quitte à changer en cours de week-end. "J'ai beaucoup d'options, en simple comme en double. Lors des deux premiers tours, on l'a prouvé : on a gagné avec des joueuses différentes en simple. On ne sait jamais ce qui peut se passer samedi lors des deux premiers simples. Ça peut être très dur physiquement et mentalement. Et derrière, le dimanche est une journée énorme. Ça me donne la migraine mais c’est un privilège."

Si Caroline Garcia, Alizé Cornet, Pauline Parmentier et Fiona Ferro s’entraînent depuis déjà plusieurs jours sur place, l’arrivée de Kristina Mladenovic lundi a donné encore plus de relief à l’équipe. Redevenue numéro 1 tricolore, celle-ci sort, elle aussi, d’un titre au Masters en double, le deuxième d’affilée avec la Hongroise Timea Babos. Si elle a été surprise par le récent départ de son coach Sascha Bajin, la Française reste sur un bon tournoi de Moscou en simple lors duquel elle avait atteint les demi-finales en battant Kiki Bertens. De quoi aborder l’événement avec pas mal de confiance.

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Les Bleues connaissent bien Perth

A égalité dans ses confrontations face à Barty (1-1), Mladenovic a même gagné leur dernier duel à Rome cette année sur terre battue. Mais à Perth, les conditions seront différentes. "Les face-à-face, c’est toujours important, et c’est toujours bien de l’avoir battue. Mais ici, ce sera vraiment autre chose. C’est une finale de Fed Cup sur une autre surface." Benneteau abonde. "Barty est difficile à battre parce qu'elle a un jeu très complet, elle est capable de varier, elle a un bon service, elle slice en revers. Elle a beaucoup d'atouts, mais il y a quelques failles aussi qu'on va exploiter. Je sais qu'on a des filles qui l'ont battue dans l'équipe. Quand on est joueur, ça reste. Même si ce sont des conditions différentes, ça reste."

Bien qu’à l’extérieur, les Bleues évolueront quand même en terrain connu. Cornet et Mladenovic ont ainsi déjà joué et gagné – en 2014 pour la première et 2017 pour la seconde – à la RAC Arena de Perth dans le cadre de la désormais disparue Hopman Cup. Elles ne seront donc pas totalement dépaysées. "La première fois que je me suis entraînée sur le court hier (mardi, ndlr), de supers souvenirs et des bonnes ondes me sont revenues. Je veux remercier l’équipe australienne de nous accueillir ici. C’est bien de connaître le court, de savoir qu’on a gagné ici par le passé, ça permet de sentir que l’histoire peut se répéter", a estimé la numéro 1 française.

Si Ashleigh Barty aura vraisemblablement les clés de la partie, du moins en simple, un dernier facteur pourrait aider les Françaises dans leur quête du titre : l’expérience. Défaites en 2016 en finale par la République tchèque, elles sauront appréhender l’événement, Mladenovic en est en tout cas persuadée. "Même si c’était à domicile, je suis persuadée que c’est un grand avantage de savoir ce que c’est de ressentir toute cette pression, donc je suis assez optimiste de ce point de vue." Pour l’emporter, il faudra vraisemblablement se transcender. Jusqu’ici, Benneteau a prouvé qu’il savait trouver les mots. Un succès ferait de son coup d’essai en tant que capitaine un coup de maître.

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