Droit dans ses bottes et implacable, Andy Murray s'est offert son tout premier Masters 1000 sur terre battue, dimanche à Madrid. Vainqueur de Rafael Nadal (6-3, 6-2), double tenant du titre, l'Ecossais a décroché son deuxième succès sur la surface ocre en l'espace d'une semaine. Il n'en avait jamais remporté un seul jusque-là. A deux semaines de Roland-Garros, le Britannique fait officiellement acte de candidature. Rafael Nadal, lui, n'y était pas. L'Espagnol va sortir du Top 5 lundi, une première depuis dix ans. Il pointera au 7e rang.
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Masters Madrid
Murray prend goût à la terre battue
09/05/2015 À 20:08
La défaite de Rafael Nadal, complètement déréglé et en manque de confiance depuis le début de cette saison 2015, n'était pas attendue. Absolument pas. Et pour cause, le nonuple vainqueur de Roland-Garros sortait tout simplement de sa meilleure semaine de l'année, chez lui en Espagne. Revenu à son ancienne raquette, plus adaptée à son style de jeu, et plus sécurisante, l'Ibère semblait avoir retrouvé ses marques. Mais dimanche, Nadal a donné trop de points, beaucoup trop face à un Murray très solide. Le Britannique n'a jamais craqué, surtout au moment de sauver les trois petites balles de debreak qu'il a concédées tout au long du match.

Jour de premières

Jamais dans le ton et complètement déréglé dès l'entame de la partie, "Rafa" a donc offert sur un plateau la finale à son adversaire. Auteur de 26 fautes directes (11 dans le 1er, 15 dans le 2e), il a fait la pluie et le beau temps. Surtout la pluie. Il a seulement réussi à faire illusion, notamment en fin de premier set, avec un coup droit quelque fois retrouvé (18 coups gagnants). Sa meilleure passe est d'ailleurs restée sans lendemain, puisque la deuxième manche a été un chemin de croix. Mené 0-4, Nadal n'a jamais pu rattraper son retard. C'est sa première défaite dans une finale face à Murray, la toute première sur terre battue.
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Face à Nadal, Murray a fait jouer toutes ses qualités de contreur. Jamais en train de surjouer, solide en coup droit, excellent avec son revers, le numéro 3 mondial a prouvé que ses qualités n'étaient pas incompatibles avec l'ocre. S'il veut espérer d'autres lendemains qui chantent, il devra cependant solutionner son problème au service. Avec seulement 61% de premières balles, il n'a pas forcément toujours dirigé sa barque en patron. Nadal n'a pas réussi à exploiter la seule faiblesse de son adversaire (81% de points gagnés derrière sa 2e pour Murray). Et c'est bien là le paradoxe de cette finale. Maintenant, Murray va s'envoler pour Rome. Il n'a pas encore décidé s'il allait disputer l'épreuve. On aimerait pourtant bien le voir se frotter à Novak Djokovic.

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Masters Madrid
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Roland-Garros
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