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Mine de rien, ce Tsonga-Monfils aura un petit côté historique

Mine de rien, ce Tsonga-Monfils aura un petit côté historique

Le 16/04/2016 à 11:20Mis à jour Le 16/04/2016 à 11:21

MASTERS 1000 MONTE-CARLO – Pour le tennis français, c'est la bonne surprise de la semaine : la demi-finale entre Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils samedi assure la présence d'un Tricolore en finale. Et c'est un évènement. A plus d'un titre.

Si on nous avait dit ça il y a une semaine… Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils vont donc se disputer une place en finale du Masters 1000 de Monte-Carlo samedi. Sachant que les deux Français figuraient dans la même moitié de tableau qu'un certain Novak Djokovic, un tel scénario paraissait, sinon irréaliste, en tout cas très optimiste. Mais la sortie de route dès son entrée en lice du numéro un mondial a ouvert le jeu et Tsonga comme Monfils ont eu le grand mérite d'en profiter. D'où ce choc 100% tricolore qui, à l'échelle du tennis français, possèdera un petit parfum historique.

D'abord parce qu'une demi-finale entre deux Bleus, en Masters 1000, ça ne court pas les rues. Depuis l'instauration de cette catégorie de tournois en 1990 (Masters Series puis Masters 1000), ce n'était tout simplement jamais arrivé. Et ce n'est pas si étonnant. Les Français jouent globalement assez peu de demi-finales à ce niveau, y compris la génération actuelle. Tsonga, par exemple, totalise huit places de demi-finaliste en Masters 1000 dans toute sa carrière. Gilles Simon cinq. Gaël Monfils quatre. Richard Gasquet trois. Tout ça sur une douzaine d'années. La probabilité que ces gens finissent par se croiser est donc assez faible.

Première finale sur terre en Masters 1000 depuis 2005

Ce sera dimanche la 12e finale au cumul pour les quatre "Mousquetaires" du XXIe siècle. La toute première à Monte-Carlo. Le tournoi monégasque réussit assez peu au tennis français depuis 15 ans. Avant cette édition 2016, Tsonga, Monfils, Gasquet et Simon cumulaient seulement quatre demi-finales sur le Rocher (dont trois perdues face au seul Rafael Nadal). La présence simultanée du Manceau et du Parisien dans le dernier carré relève donc presque de l'anomalie au regard de ce passé récent.

Leur confrontation assure une finale 2016 teintée de bleu-blanc-rouge. Une grande première depuis l'édition 2000, lorsque Cédric Pioline avait décroché l'unique titre de sa carrière dans cette catégorie de tournoi, en battant le Slovaque Dominik Hrbaty. Pioline adorait Monte-Carlo. Avant son titre, il avait également atteint la finale en 1993, face à Sergi Bruguera et en 1998, contre Carlos Moya. Deux finales perdues. Mais de 1987 à 2015, Pioline était le seul joueur français à avoir disputé la finale en Principauté. Il aura enfin son successeur ce week-end. Il était temps.

Si ce retour en finale constitue un petit évènement, c'est aussi dû au fait qu'au-delà du cas de Monte-Carlo, la terre battue dans son ensemble ne sied guère au tennis français. Il faut remonter à 2005 pour trouver la précédente finale tricolore. C'était Richard Gasquet, battu à Hambourg par Roger Federer. Depuis, il y avait eu neuf finalistes tricolores en Masters 1000, mais toujours sur dur ou en indoor. Jamais sur terre. A plus d'un titre, c'est donc la fin d'une disette que Tsonga ou Monfils entérinera ce week-end.

Jo-Wilfried Tsonga à Monte-Carlo

Jo-Wilfried Tsonga à Monte-CarloPanoramic

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