JULIEN BENNETEAU, quel est votre sentiment à l'issue de ce match ?
JB : Je suis frustré. C'étaient vraiment des conditions extrêmes, très dures. Je pense qu'elles m'ont coûté la victoire. J'avais le match bien en main, mon jeu était bien en place, mais dès le deuxième set, j'ai senti la fatigue me gagner. Rapidement des crampes sont apparues. Elles m'empêchaient même de servir, et donc de glaner des points gratuits, contrairement à mon adversaire.
Avez-vous des regrets ?
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JB : Oui, un seul : de ne pas avoir conclu 5-3, 40-15 en ma faveur au deuxième set. J'aurai quoi qu'il arrive subi mon coup de pompe, mais si j'avais pu remporter cette manche à ce moment-là, j'aurai peut-être gagner 20 ou 25 minutes qui auraient pu faire la différence.
Aviez-vous déjà rencontré de telles conditions au cours de votre carrière ?
JB : Il nous arrive parfois d'avoir des conditions très dures, comme à l'US Open, avec une chaleur moins dense mais plus d'humidité, mais là, je crois qu'elles étaient pire que tout. Dès le milieu du 3e set, je me demandais quand j'allais abandonner. Dès qu'il y avait un long rallye, j'avais envie de vomir, dès que je voulais jouer un peu normalement, les crampes arrivaient. Le médecin et le kiné m'ont d'ailleurs mis en garde mais je ne voulais pas arrêter. Je me suis interrogé mais je ne voulais pas lâcher puisqu'avec ce genre de chaleur, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Mon adversaire, aussi, aurait pu craquer.
Pensez-vous qu'il aurait fallu arrêter le match ?
JB : Même mon adversaire, je pense, y aurait été favorable. Finir le set, je peux comprendre mais, honnêtement aujourd'hui, je pense qu'on aurait dû arrêter à la fin du deuxième. S'ils ne lancent pas de nouveaux matches, c'est que les conditions ne sont pas réunies pour jouer, ou même dangereuses pour les joueurs, alors pourquoi continuer ? On arrête quand il pleut, quand il fait nuit, je ne vois pas de différence. J'espère que les responsables de l'ITF, dont certains étaient au bord du court, vont faire évoluer les règles dans l'avenir. C'est dans l'intérêt des joueurs et du spectacle.
Vous avez subi une perfusion au terme de votre match ?
JB : Oui, je n'étais vraiment pas bien en sortant du court, j'avais des vertiges, du mal à marcher, c'est pourquoi le médecin a considéré que c'était nécessaire. J'ai également subi une prise de sang.
Etes-vous particulièrement sensible à ce genre de conditions ?
JB : D'après mon entourage, je suis peut-être un peu plus "friable" que la normale face aux chaleurs extrêmes. On va peut-être essayer d'en trouver la cause en faisant quelques examens médicaux à mon retour en France.
Quel est le programme des heures à venir ?
JB : Dormir, boire, manger... Dormir, boire, manger en y ajoutant quelques massages !
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