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Finales dames Open d'Australie 2014: Na Li, Dominika Cibulkova et l'exemple Bartoli

Li, Cibulkova et l'exemple Bartoli
Par Eurosport

Le 24/01/2014 à 17:48Mis à jour Le 25/01/2014 à 01:08

L'ombre de Marion Bartoli planera sur la finale dames de l'Open d'Australie entre Na Li et Dominika Cibulkova, liées à la Française chacune à leur manière.

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Na Li, un parcours à la Bartoli

C'est la seule véritable frayeur qu'a eue la Chinoise dans cette quinzaine, où elle n'aura pas affronté une seule joueuse du Top 20. Un parcours qui n'est pas sans rappeler celui de Marion Bartoli lorsqu'elle s'est imposée à Wimbledon l'an passé. A ceci près que la Française avait dominé la 17e mondiale, Sloane Stephens, et la 20e mondiale, Kirsten Flipkens, avant d'arriver en finale. A Melbourne, l'adversaire la mieux classée croisée par Na Li était Ekaterina Makarova, 22e du classement WTA.

Li Na of China reacts during her women's singles semi-final match against Eugenie Bouchard of Canada at the Australian Open 2014 tennis tournament in Melbourne January 23, 2014 (Reuters)

Li Na of China reacts during her women's singles semi-final match against Eugenie Bouchard of Canada at the Australian Open 2014 tennis tournament in Melbourne January 23, 2014 (Reuters)Reuters

Si elle s'impose en finale contre Dominika Cibulkova, classée à la 24e mondiale, Na Li sera donc la deuxième joueuse de l'ère Open à remporter un titre majeur sans croiser la route d'une joueuse du Top 10. La deuxième après Marion Bartoli, qui avait essuyé malgré elle quelques critiques sur son succès dépourvu de toute victoire marquante.

La deuxième victoire en Grand Chelem de Na Li sera-t-elle vue comme un succès moins glorieux que celui de Roland-Garros, où elle avait battu quatre joueuses du Top 10, dont deux du Top 5 (Kvitova, Azarenka, Sharapova et Schiavone) ? Ce n'est pas sûr. Une nouvelle victoire de Li serait même accueillie comme une nouvelle bénédiction par le peuple chinois, qui avait déjà propulsé Na Li au rang de superstar après sa victoire à Roland-Garros en 2011. Et ce, d'autant plus qu'elle serait acquise dans un pays et une ville où réside une forte communauté chinoise.

Bartoli, première supportrice de Cibulkova

Pour Cibulkova, sa victoire face à Na Li aurait une portée tout aussi forte en Slovaquie, où ce jeune pays n'a encore vu aucun de ses ressortissants, hommes comme femmes, gagner un titre du Grand Chelem, même si Daniela Hantuchova, ancienne cinquième mondiale, a longtemps porté les couleurs de son pays à bout de bras. Le plus gros fait marquant de son histoire au niveau du tennis a été une finale de Coupe Davis, perdue à Bratislava face à la Croatie en 2005.

En se hissant en finale de l'Open d'Australie, Cibulkova a déjà fait mieux que son aînée, une fois demi-finaliste à Melbourne en 2008. Elle y est parvenue en éliminant en huitièmes Maria Sharapova, puis en quarts la Polonaise Agnieszka Radwanska, elle-même vainqueur de la double tenante du titre Azarenka. Raison de plus pour Cibulkova de croire à fond en ses chances.

"Le problème ce n'est pas d'être grand ou pas, a remarqué cette joueuse qui, du haut de son mètre 61, pourrait être la plus joueuse à sacrée en Grand Chelem. Ce qui compte c'est simplement de vraiment vouloir quelque chose et de croire que vous pouvez le faire. C'est le plus important." Une phrase qui n'est pas sans rappeler l'état d'esprit d'une certaine Marion Bartoli... Et pour cause, la Française et la Slovaque sont très amies dans la vie.

Cibulkova espère même s'inspirer de l'exemple de la Française, sacrée l'an passé à Wimbledon à la surprise générale. Car, en quatre matches face à la Chinoise, la Slovaque a essuyé quatre défaites. "Il n'y a pas de pression, je suis en finale, il ne peut pas y avoir mieux, s'est rassurée Cibulkova."Quand Marion a gagné, je me suis dit que tout était possible. Elle a travaillé très dur et elle le méritait." Le mérite ne fait pas tout le temps le bonheur, mais au moins, il peut y contribuer.

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