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Géant face à Milos Raonic, Lucas Pouille file en demi-finale !

Pouille, c'est géant !

Le 23/01/2019 à 08:52Mis à jour Le 23/01/2019 à 10:55

OPEN D'AUSTRALIE - Auteur d'une exceptionnelle prestation mercredi en quart de finale, Lucas Pouille s'est qualifié pour le dernier carré à Melbourne en venant à bout de Milos Raonic en quatre sets (7-6 (4), 6-3, 6-7 (2), 6-4). Le Français, qui s'offre une première demi-finale en Grand Chelem, affrontera vendredi le n°1 mondial, Novak Djokovic.

Il l'a fait ! Pour son troisième quart de finale en Grand Chelem, Lucas Pouille a passé le cap et s'est brillamment qualifié pour son premier dernier carré ! Opposé à un Milos Raonic impressionnant depuis le début de la quinzaine et à qui il n'avait pas pris le moindre set en trois confrontations, le Français a été exceptionnel autant tactiquement qu'au service ou en retour pour s'imposer en quatre manches (7-6 (4), 6-3, 6-7 (2) 6-4) et 3h02 de jeu. Alors qu'il n'avait remporté aucun match à l'Open d'Australie lors de ses cinq premières participations, le Nordiste de 24 ans s'offre son meilleur résultat en Majeur alors que personne ne donnait cher de sa peau au début du tournoi..

Vidéo - Un grand match pour une première demie : Pouille a sorti le très grand jeu contre Raonic

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Pour débuter son troisième quart dans un Majeur, Lucas Pouille avait semble-t-il choisi de se mettre un handicap. Après seulement six minutes de jeu, Milos Raonic menait déjà 3-0 et apparaissait dans la continuité d'un tournoi mené jusque-là à la perfection, avec les éliminations successives de Kyrgios, Wawrinka, Herbert et surtout Zverev. Pire, le Français était au bord du gouffre quelques minutes plus tard avec un avantage de 5-2 en faveur du Canadien.

Impressionnant en retour

Le moment choisi par Pouille pour se réveiller et enchaîner quatre jeux consécutifs pour revenir à hauteur. Le moment surtout où il a commencé à mieux lire le service adverse pour faire parler sa science du retour qu'il a, dit-on, travailler activement cet hiver. Un tie-break maîtrisé (7 points à 4) plus tard et le Français basculait en tête après 52 minutes de jeu (7-6).

Dans le deuxième acte, Pouille ne commettait pas les mêmes erreurs et profitait de débuter au service pour faire la course en tête. Et sur sa première balle de break du set, à 2-1 en sa faveur, la tête de série n°28 scotchait Milos Raonic d'un lob astucieux. Jamais inquiété et ne concédant aucune balle de break sur son engagement, Pouille, ultra solide, empochait la deuxième manche (6-3) en seulement 30 minutes !

Voir le Français dominer si outrageusement un adversaire qui arrivait avec la confiance en bandoulière avait quelque chose de surprenant mais Pouille a fait preuve d'une belle lecture sur le service adversaire. Déréglé sur son engagement, Raonic a néanmoins réagi dans la troisième manche. Pour autant, Pouille se procurait par deux fois deux balles de break, à 3-3 puis à 4-4 sans pouvoir conclure. Au tie-break, Raonic n'a lui pas laissé passer l'occasion de recoller au score après avoir rapidement pris le large (6 points à 0 avant de conclure 7 points à 2).

Cinq victoires en Grand Chelem, autant qu'en 2018

Le dernier set était une sorte de copier-coller du troisième, Pouille manquant une balle de break d'entrée à 1-0. Si solide sur son engagement, à tel point qu'il n'a lâché aucune occasion de break à son adversaire, Pouille a maintenu la pression sur Raonic qui allait craquer dans l'ultime jeu. Parfait sur les deux premières balles de match, Raonic a cédé sur la troisième (7-6 (4), 6-3, 6-7 (2), 6-4) et s'est incliné pour la septième fois de sa carrière en quart de finale de Grand Chelem (pour trois qualifications).

Vidéo - La 3e balle de match a été la bonne pour Lucas Pouille

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Pour Pouille, c'est évidemment un grand bonheur, lui qui a connu une année 2018 très compliquée avec cinq matches remportés seulement dans les tournois majeurs. Il a déjà fait aussi bien en 2019. Cerise sur le gâteau, pour sa première demi-finale en Grand Chelem, Pouille aura droit à un match royal face au n°1 mondial, un certain Novak Djokovic, qui a profité de l'abandon de Kei Nishikori (6-1, 4-1 ab.) pour se qualifier à l'économie.

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