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Novak tout-puissant

Novak tout-puissant

Le 27/01/2019 à 11:51Mis à jour Le 27/01/2019 à 13:41

OPEN D'AUSTRALIE - Gigantesque Novak Djokovic. Le Serbe a sorti un match titanesque en finale dimanche à Melbourne. Il a balayé Rafael Nadal en trois sets (6-3, 6-2, 6-3) pour s'offrir son 7e titre en Australie. Un record. Il décroche également son 15e Grand Chelem, dépassant Pete Sampras. Ce match restera comme un des monuments de la carrière du Djoker.

On pouvait s'attendre à beaucoup de choses avant ce 53e duel entre Novak Djokovic et Rafael Nadal. Il nous avait mis l'eau à la bouche, autant pour leur passé commun que pour ce qu'ils avaient affiché ces derniers jours. Ce devait être grand, fort, acharné et, potentiellement, très long. Ce fut bref, limpide et dépourvu du moindre suspense. Novak Djokovic, toujours dans cette "zone" sur laquelle il est installé depuis sa demi-finale contre Lucas Pouille, a pulvérisé un Nadal réduit à l'impuissance dans des proportions inédites. A peine plus de deux heures et trois sets d'une inattendue sécheresse (6-3, 6-2, 6-3) ont suffi à Novak le destructeur.

Il n'a fallu qu'une poignée de minutes pour comprendre. En total contrôle, en totale confiance, Novak Djokovic s'est installé dans le court et dans son match dès les premiers points. Ses certitudes tranchaient déjà avec la tension palpable d'un Nadal beaucoup moins "facile" que depuis le début de la quinzaine. L'entame de match du Djoker a frôlé la perfection : un break d'entrée pour mener 3-0, un seul point perdu sur son engagement en cinq jeux de service et trois minuscules fautes directes. Une démonstration.

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Nadal n'a eu qu'une micro-ouverture

Ainsi placé dans les cordes et estourbi par les premières salves serbes, le Majorquin n'a jamais été en mesure de sortir la tête de l'eau. Longtemps, il a guetté le déclic, le possible point de bascule susceptible d'inverser le cours des débats et de relancer cette finale tuée dans l'œuf. Mais ce n'est jamais arrivé. Le deuxième set a au contraire accentué le gouffre entre les deux champions. Djokovic y a signé deux nouveaux breaks et réduit encore ses scories, déjà infimes en début de rencontre. Résultat, après seulement 75 minutes de jeu, le numéro un mondial menait 6-3, 6-2. Comme dans un rêve.

Lorsque Rafael Nadal a cédé son service pour la 4e fois en début de troisième manche, il est devenu évident que cette finale serait la moins disputée de toutes celles jouées par le Serbe et l'Espagnol. Pourtant, avec un soupçon de tension supplémentaire à l'approche du dénouement, Nole a commencé à donner un tout petit peu plus de points. Conséquence, il a concédé sa première et unique balle de break de la soirée, à 3-2 en sa faveur. La Rod Laver Arena, assoiffée de suspense, a rugi. Juste le temps pour Nadal de commettre une énième faute. Un revers croisé dans le filet. La porte venait de lui claquer sur les doigts. Un quart d'heure plus tard, sur un dernier break, et une dernière faute, Nadal rendait les armes pour de bon.

Les superlatifs vont manquer pour qualifier le niveau de la performance de Novak Djokovic. Le champion de Belgrade a estomaqué tout le monde. Il a désormais remporté les trois dernières levées du Grand Chelem. Qui l'eût cru, il y a un an ? Avec sept couronnes (en sept finales !), il est le seul roi d'Australie au regard de l'Histoire. Et le voilà plus que jamais (re)lancé à la poursuite de Roger Federer et Rafael Nadal avec ce 15e titre majeur. Il laisse une légende, Pete Sampras, derrière lui. Les deux de devant vont devoir s'accrocher. Car ce Djokovic-là, tout-puissant et destructeur, n'est peut-être jamais apparu aussi dominateur que ce dimanche.

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