Alexandre Müller après Hong-Kong : "Voir les potes qui jouent super bien, ça motive à s'entraîner vraiment dur"
Par SEBASTIEN PETIT
Publié 06/01/2025 à 17:24 GMT+1
A Hong-Kong, Alexandre Müller est entré dans la liste des joueurs français heureux d'avoir remporté un titre ATP dans leur carrière. A bientôt 28 ans, le Tricolore pointe à la 56e place mondiale, meilleur classement en carrière, avec des envies de briller dans le prochain Grand Chelem en Australie. Entre deux avions, qui l'emmène à Melbourne en passant par Auckland, il a répondu à nos questions.
Müller : "Voir les potes qui jouent super bien, ça motive à s'entraîner vraiment dur"
Video credit: Eurosport
Comment vous sentez-vous après ce premier titre ATP en 250 à Hong-Kong ? L'euphorie est-elle toujours d'actualité après cet exploit en Asie ?
A.M. : Oui, l'euphorie est toujours un peu là ! Cela a été une super semaine pour moi. Souvent quand on regarde un peu les résultats de temps en temps, il y a des histoires quand on est lucky-loseur, ou quand on sauve des balles de matchs, on peut aller très loin dans le tournoi. C'est vrai qu'au deuxième tour, quand je sauve 2 balles de match (contre Miomir Kecmanovic, NDLR) après un long combat de 3 heures et demie. On se dit : pourquoi pas moi ? Pourquoi pas cette semaine ? Voilà, je reviens un peu de nulle part, pour sauver des balles de match et après tu vas au bout, donc voilà, c'est ça qui s'est passé...
Vous avez dû beaucoup apprendre sur vous encore cette semaine...
A.M. : Oui c'est vrai que j'ai su rester bien calme pendant les matches. Il y a des moments où, comme tout le monde, il faut un peu plus être nerveux ou s'exciter sur le terrain, mais là pendant toute la semaine, j'ai réussi à être calme, même quand ça ne tournait pas en ma faveur. Donc c'est sûr que c'est une grande satisfaction.
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Video credit: Eurosport
Vous qui aimez rester sur votre ligne de fond de court, on vous a vu monter au filet plus souvent : cela a-t-il créé un déclic dans votre jeu ?
A.M. : Pas vraiment. Quand on regarde les matches, j'ai quand même beaucoup couru. J'ai ramené beaucoup de balles, mais c'est vrai que j'avais des bonnes stats quand j'allais au filet. En tout cas, ce n'était pas prévu. J'y allais parce que je devais y aller, sur les points, sur les balles qui le permettaient. J'étais très content sur le coup, mais voilà, après, on passe direct à autre chose, parce que, au tennis, les semaines s'enchaînent. Donc là, j'étais déjà en fait assez concentré sur le fait de bien récupérer pour le gros tournoi qui arrive à l'Open d'Australie.
Pas le temps de souffler donc, direction Auckland désormais ?
A.M. : Oui, je vous appelle de l'aéroport pour prendre l'avion pour Auckland, mais pour aller sur place afin de me retirer. Il y a des règles un peu différentes en fonction des tournois. Si on ne va pas sur place, on peut prendre des amendes, etc. Là j'ai un peu de temps et déjà tous mes avions de réservés, donc je vais sur place pour officialiser mon forfait, et le lendemain, je pars à Melbourne pour me préparer.
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Alexandre Müller titré à Hong Kong.
Crédit: Getty Images
Est-ce que ce premier titre a fait évoluer vos prétentions pour ce premier tournoi majeur de l'année ?
A.M. : Non pas vraiment. Pour l'instant, dans mon cas, je n'ai jamais dépassé le deuxième tour en Grand Chelem. Donc forcément, l'objectif, c'est d'aller plus loin dans un premier temps ; après, on verra match par match. A part l'Open d'Australie, j'ai gagné tous mes premiers tours l'année dernière en Grand Chelem. J'ai juste perdu au premier tour en ayant en balle de match face à Hugo Grenier à l'Open d'Australie... Après j'ai perdu, on va dire, contre des cadors : Daniel Medvedev (2e tour de Wimbledon, NDLR), Alexander Zverev (2e tour de l'US Open, NDLR). Donc ça fera juste à moi de réussir à élever mon niveau de jeu, peu importe contre qui je joue, puis on verra bien comment ça se passe.
Benjamin Bonzi a fini l'année 2024 avec un titre à Metz, vous commencez l'année 2025 avec le vôtre en Asie. Dans le sillage des Fils, Mpetshi Perricard et Humbert, le tennis français connaît une période intéressante : est-ce que les bons résultats des Français vous incitent aussi à vous dépasser un peu plus ?
A.M. : C'est sûr que de voir les potes, tous les Français, qui jouent super bien, qui gagnent des tournois, ça donne envie. Donc forcément, je pense que ça nous motive à s'entraîner vraiment dur. Il y a une super ambiance entre tous les joueurs français. Pour moi, le tennis français va plutôt bien.
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