Carlos Alcaraz perturbé par la blessure de Novak Djokovic :"C'est ma plus grosse erreur"

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Éliminé en quart de finale par Novak Djokovic ce jeudi (4-6, 6-4, 6-3, 6-4), Carlos Alcaraz est tombé dans le piège que beaucoup ont rencontré par le passé face au Serbe. Face au gros coup de mou adverse, l'Espagnol a été incapable de jouer les matadors pour mettre fin aux débats. Le "Djoker" s'est engouffré dans la brèche, renversant la dynamique du match et son résultat.

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"Au fond de moi, je savais qu'il n'allait pas abandonner". Mats Wilander connaît son Novak Djokovic sur le bout des doigts. Le Serbe est un habitué, un maître dans l'art de la résilience, de la blessure qui finit par passer, de la douleur qu'il parvient à surpasser pour dompter ses adversaires. Ce mardi n'a pas dérogé à la règle. Quand notre consultant a vu le "Djoker" tanguer, il a senti le danger arriver. Tout l'inverse du pauvre Carlos Alcaraz, tombé dans un piège diabolique, comme beaucoup d'autres avant lui.
Sur la Rod Laver Arena, pourtant, il y eut comme un flottement. Après une glissade et un point perdu en fin de premier set, Djokovic a demandé un temps-mort médical. Cela n'a pas suffi à enrayer la machine Alcaraz, alors bouillante après un début de match timide. 6-4, premier set Alcaraz et le sentiment qu'à l'échange, l'Espagnol est dominant.

Antidouleurs et moment charnière

Le début du deuxième acte ne dessine rien d'autre : Djokovic est visiblement en souffrance et Alcaraz sûr de son tennis. Le Serbe multiplie les grimaces, les refus d'obstacles et les signaux d'un joueur en perdition. À l'écouter, à ce moment-là, il l'est vraiment. "Quand je suis sorti du court, j'ai fait des tests avec le physio, a-t-il expliqué en conférence de presse sans trop rentrer dans les détails. Il m'a mis un gros strap puis le docteur m'a donné des médicaments, des antidouleurs qui ont commencé à faire effet après 20 ou 30 minutes. Ça m'a vraiment aidé."
C'est précisément dans cet interlude-là qu'Alcaraz a perdu le match. Ou plutôt que la dynamique a changé de camp, définitivement. Lucide après coup, tout en restant très fair-play, l'Espagnol ne disait pas autre chose. "Honnêtement, à ce moment-là, j'étais en contrôle du match. Mais je l'ai laissé revenir. C'est ma plus grosse erreur aujourd'hui, a-t-il avancé. Dans le deuxième set, j'aurais dû mieux jouer pour le pousser vraiment dans ses retranchements. J'ai remarqué qu'il avait des soucis pour se déplacer mais j'aurais dû en faire plus pour le mettre à la limite. Je ne l'ai pas fait." La suite de l'histoire…
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Du pur Djokovic : break blanc, regard noir et retard effacé

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Vous commencez à paniquer
Dans l'affaire, il ne l'a pas caché, Djokovic a joué le rôle du vieux singe, celui qui joue avec tous les ressorts de ce sport pour faire dérailler son adversaire. Ce léger flottement, il l'a installé presque volontairement, pour instiller le petit doute qui fait de grandes différences. "Écoutez, j'ai vu qu'il m'observait, a-t-il admis. Donc j'ai essayé de tourner ça à mon avantage, de prendre l'initiative dans les rallyes et insister sur ses hésitations. Il a essayé sur certains points de faire des amorties, de me faire courir. J'ai été dans ces situations où l'adversaire est en difficulté mais qu'il continue de tout donner. Parfois, ça lui permet de rester dans le match puis, tout d'un coup, alors que le match avance, il se sent de mieux en mieux. Et, de votre côté, vous commencez à paniquer."
Difficile de mieux résumer ce second set étrange, sans rythme mais finalement achevé de main de maître par un Djokovic retrouvé. Son principal fait d'arme aura été d'une simplicité infantine mais d'une efficacité redoutable : rester en vie le plus longtemps possible, avec toutes ses armes à sa disposition à ce moment-là.
A 37 ans, le Serbe a sorti l'une de ses cartes maîtresses. Et, en face, Carlitos a soudainement fait son âge. "J'ai 21 ans, a-t-il rappelé à l'heure de, déjà, faire le bilan de cette défaite. C'est sur ces matches-là que j'acquière énormément d'expérience sur comment gérer les choses. Je ne vais pas le cacher. J'ai déjà fait de grandes choses dans le tennis mais ce genre de duels, face à l'un des meilleurs de l'histoire, va énormément m'aider pour le futur pour être meilleur".
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