Mathieu : "La balle de Nadal ? En coup droit, on a l'impression d'un camion qui arrive à 200 km/h"

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Dans les "Echanges de Légendes" de BNP Paribas, Paul-Henri Mathieu est revenu sur ses souvenirs de Roland-Garros mercredi au cous d'un live Instagram avec "We Are Tennis". De sa première participation en 2001 à son match héroïque en 2012 contre John Isner, il avait des choses à dire. Et en particulier sur sa bataille contre Rafael Nadal en 2006.

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Il a vécu de sacrées émotions du côté de la Porte d'Auteuil. Paul-Henri Mathieu s'est donc plié avec plaisir à un live Instagram avec "We Are Tennis" mercredi pour les évoquer. Dans ce nouvel épisode des "Echanges de Légendes" de BNP Paribas, De ses débuts en 2001 contre Lleyton Hewitt à sa résurrection contre John Isner en 2012, l'Alsacien a partagé son point de vue sur ses plus grands matches à Roland-Garros.
Et il est revenu en particulier sur son combat monstrueux perdu contre Rafael Nadal au 3e tour en 2006 en quasiment cinq heures (4h53) et quatre sets (5-7, 6-4, 6-4, 6-4). " Quand tu es tête de série, tu regardes très rapidement qui est ta tête de série du 3e tour. Et là, je vois Rafa… Sur terre, honnêtement, il faisait peur à tout le monde même s’il n’avait gagné qu’un Roland", a-t-il d'abord avoué.

"Face à Nadal, mon jeu n'était pas assez étoffé tactiquement"

Mais une fois l'appréhension passée, Mathieu s'est engagé totalement. "Je me sentais vraiment très fort physiquement. Je me suis dit : ‘Je vais engager le combat physique et je vais tenir jusqu’au bout.’ Mon jeu n’était pas assez étoffé tactiquement. A la fin du premier set, pour passer devant, j’étais monté un petit peu plus au filet même si ce n’était pas mon jeu, j’étais un peu plus agressif. Par piqûres de rappel, c’est quelque chose que j’aurais pu refaire sur les débuts ou les fins de sets pour lui mettre le doute. Et je n’ai pas réussi à le faire parce que je n’avais pas l’habitude", a-t-il analysé avec lucidité.
Et pour donner une idée de la difficulté de sa tâche, celui qui est aussi devenu notre consultant n'y est pas allé par quatre chemins. "Sur terre battue, je n’ai jamais senti une balle aussi lourde que celle de Nadal dans la raquette. En coup droit, c’est indescriptible, on a l’impression d’avoir un camion qui arrive à 200 km/h. Pour donner une idée, si on n’anticipe pas le rebond, on n’a aucune chance de contrôler la balle." C'est dire si la performance de Mathieu ce jour-là était exceptionnelle face au phénomène Nadal.
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