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Rafael Nadal, inquiet : "Ce sont les conditions les plus difficiles que j’ai connues ici"
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Publié 25/09/2020 à 20:13 GMT+2
ROLAND-GARROS – Tenant du titre, Rafael Nadal s’est présenté devant les médias vendredi avec une once de scepticisme. En cause, le nouveau Roland-Garros avec des conditions de jeu qu’il estime dégradées, entre une météo capricieuse et des balles qui le contrarient. Mais Rafa reste positif et compte bien aller glaner un 13e sacre parisien.
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Avant votre entrée en lice, quelles sont vos impressions ? Vous avez notamment été stoppé en quarts de finale à Rome…
Rafael Nadal : Franchement, c'est très différent, la situation n’était pas du tout la même à Rome. Les conditions météo étaient bonnes à Rome. Ici, elles sont difficiles. Il fait très froid, cela rend les choses difficiles pour tout le monde. Ce sont des conditions un peu extrêmes pour jouer.
A Rome, on vous a senti en difficulté, peut-être moins invincible sur terre que certaines années. Vous vous sentez plus vulnérable ici, parce que vous avez un manque de préparation ?
R.N : Oui, c’est vrai. Même si j’étais déjà prenable avant. Encore une fois, la situation est particulière. Les conditions sont probablement plus difficiles, les plus difficiles que j’ai connues ici. Des balles différentes, des balles très lentes, un terrain très lourd, très froid. Les conditions de préparation n'ont pas été les mêmes. Je suis moins préparé que d'habitude, mais je suis ici pour me battre, jouer avec la plus forte intensité possible, m'entraîner avec la bonne attitude et me donner des chances.
Vous n’êtes le premier à évoquer ces nouvelles balles. Vous avez eu l’occasion de vous familiariser avec avant d’arriver ici ?
R.N : Je me suis déjà entraîné avec ces balles à Majorque avant mon retour. Et à Majorque, dans des conditions chaudes, les balles sont lentes. À mon avis, ce ne sont pas de bonnes balles pour la terre battue, c'est mon sentiment. Même dans ces conditions, cela rend les choses plus compliquées. Je pense que l'organisation devra voir ce qu'il en est pour les deux années à venir et pour la santé des joueurs. Avec une balle super lourde, c'est dangereux pour les épaules et les coudes des joueurs.
Concernant l’organisation, vous manquez de repères hors du court avec les normes imposées, notamment un hôtel différent ?
R.N : Franchement, ça ne change pas grand-chose. Mes habitudes en dehors du court n’ont pas une énorme influence sur ce qu’il se passe sur le court. Ce qui a un impact, ce sont les conditions sur le court. Elles sont différentes, comme déjà dit. Donc, je vais essayer de continuer à bien m'entraîner. J'ai eu déjà deux bons entraînements. Ici, il fait 9 degrés. C'est assez extrême pour jouer dans un tournoi. Donc, j'essaie simplement de me concentrer pour être prêt. C'est mon objectif, il faut être prêt pour lundi et c'est tout.
Vous allez jouer devant 1000 personnes maximum. Est-ce une bonne chose comparé au huis-clos de Rome ? Qu’est-ce que cela vous fait de jouer devant aussi peu de monde à Roland-Garros ?
R.N : Personne n'aime jouer dans ces conditions. Mais il faut faire avec. Tout ce que qu’on peut faire, c’est remercier les gens de l'US Open et de Roland Garros qui font au mieux pour réaliser quand même le tournoi. Ce n'est pas facile. Ils perdent de l'argent. C'est ce qu'il y a de beau avec notre circuit. Ils ont réussi à l'organiser. C'est un moment où on peut se serrer les coudes et essayer de lutter pour remettre le circuit en route. Tout le monde voudrait revenir à une situation normale, mais, d’abord, il faut résoudre le problème essentiel qui est la santé mondiale, qui reste le gros problème. La seule chose que l'on puisse dire, c'est merci de nous laisser jouer au tennis.
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