Daniil Medvedev en a bien fini avec sa malédiction parisienne. Après avoir signé ses deux premiers succès en grand tableau, le n°2 mondial a fait la passe de trois vendredi en signant un succès très facile face à Reilly Opelka, au 3e tour. Vainqueur en trois sets du géant américain (6-4, 6-2, 6-4), sur le court Suzanne-Lenglen, après 1h38 de jeu, le Russe a rejoint pour la première fois de sa carrière la deuxième semaine du majeur parisien. Il y affrontera Cristian Garin.
Vous l'avez bien compris : Medvedev n'est pas sorti éreinté de son duel face au lance-missiles US. Ce match a d'ailleurs plus ressemblé à un match d'entraînement qu'à une rencontre de Grand Chelem au meilleur des trois sets. Il y a eu deux fautifs. Le premier, c'est Daniil Medvedev lui-même. Trop solide, trop sûr de son tennis, le Russe avait un plan de jeu précis pour dérégler son rival et il a réussi à le mettre en application. L'autre vilain petit canard, c'est Opelka. Le barbu a débarqué sur le court Suzanne-Lenglen sans y croire une seule seconde. Connu pour son attitude nonchalante, très américaine, Opelka a ajouté à cela une attitude négative. Il n'y avait à rien faire pour lui.
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Un break et Opelka a disparu

Il y a eu un match pendant quatre jeux. Après avoir sauvé trois balles de break à 1-1, Opelka est allé chercher le service de son adversaire dans la foulée, à 2-1 en sa faveur. Très offensif avec ses incessantes et souvent suicidaires montées à la volée, le joueur venu du Michigan a montré sa carte de visite à tout le public parisien pendant 20 minutes, lui qui jouait son premier match dans un des courts principaux de la Porte d'Auteuil. Un break donc et puis le vide intersidéral.
A 3-1 en sa faveur, Opelka a perdu son service dans la foulée. Et cela a sonné la fin des haricots. Pour lui et pour le public qui a dû se farcir un match sans intensité, avec beaucoup de fautes directes (36 pour Opelka, 16 pour Medvedev), et même, curieusement, peu d'aces de la part du demi-finaliste du Masters 1000 de Rome (5 sur tout le match, le 2e frappé seulement lors du 2e set). Pas de première balle, une attitude négative, Opelka avait trop de choses contre lui pour espérer faire trembler la maison d'en face. Et c'est peu dire qu'elle est solide. Medvedev est un roc sur tous les plans.
De son côté, le n°2 mondial a lancé la machine après ce break initial. Excellent en retour, diabolique tactiquement avec ses amorties de revers, trop fort dans les quelques rallyes en fond de court, excellent derrière sa première balle, le protégé de Gilles Cervara a marché sur la même ligne pendant presque tout le match. La deuxième set a même ressemblé à un jeu de massacre. Pour éviter la déculotté, Opelka s'est quand même remobilisé dans le dernier acte où il a retrouvé sa première balle et un peu d'envie. Mais le mal était fait depuis longtemps.

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