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Nouvel épouvantail du circuit, Medvedev ne "veut pas que ça s'arrête"

Nouvel épouvantail du circuit, Medvedev ne "veut pas que ça s'arrête"

Le 28/10/2019 à 21:08Mis à jour Le 29/10/2019 à 19:37

MASTERS PARIS-BERCY - Actuellement sur une série de six finales, Daniil Medvedev est incontestablement l’homme en forme de cette fin de saison. Roger Federer forfait, il est devenu le troisième joueur le plus épié du tournoi après Novak Djokovic et Rafael Nadal. Mais l’intéressé le vit bien et espère poursuivre sur sa lancée dès mardi face à Jérémy Chardy.

En quelques semaines, son statut a totalement changé. De membre prometteur de la "Next Gen", il est passé à potentiel vainqueur de Grand Chelem apte à bousculer l'hydre à trois têtes constitué des légendes Novak Djokovic, Rafael Nadal et Roger Federer. Une mutation éclair qui est la conséquence logique d'un été et d'un début d'automne exceptionnels marqués par six finales consécutives. Le Russe, qui reste sur deux titres, à Saint-Pétersbourg et à Shanghai, marche sur l'eau et s'est même permis de poser la raquette depuis son triomphe chinois. Mais il est bien déterminé à poursuivre sur sa lancée à Paris-Bercy où un Français l'attend pour son entrée en lice.

Jérémy Chardy, qui vient d'enchaîner trois victoires dans le tournoi parisien (en comptant les qualifications), aura ainsi l'honneur de le défier mardi soir et n'a pas manqué de souligner l'ampleur de sa future tâche. "C'est un challenge sympa pour moi sur le papier, je ne suis pas favori, c'est clair. Il est en pleine confiance. Il n'a pas perdu beaucoup de matches depuis cet été. Mais je n'ai rien à perdre, je vais essayer de jouer ce match en prenant peut-être des risques. On ne sait jamais, c'est ce qui est bien dans le sport", a-t-il estimé.

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" Je veux voir jusqu'où je peux aller"

Chardy aura en tout cas eu le temps de s’habituer au court central et Medvedev pourrait, lui, manquer un peu de rythme après avoir fait l’impasse sur Moscou et Vienne ces deux dernières semaines. Mais pour le numéro 4 mondial, c’était nécessaire. "Je ne savais pas que j’aurais autant de succès. J’étais très fatigué après mes six finales de suite. (…) C’est pour ça que j’ai besoin de plus de temps pour me reposer et m’assurer d’être au plus haut niveau possible pour les derniers tournois de la saison", a-t-il observé avec lucidité.

En pleine ascension, le natif de Moscou ne se fixe pas de limites. Et pour aller plus haut, il le sait, il doit continuer à gagner, encore et encore. "Je n’ai pas peur de perdre, c’est plutôt que je ne veux pas que ma série s’arrête. (…) Je veux juste voir jusqu’où je peux aller. Ça pourrait être la première place mondiale. Si ça n’arrive pas, ça voudra dire que je ne suis pas assez fort", a considéré Medvedev devant la presse dimanche, dévoilant ainsi une partie de son immense ambition.

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Les regards ont changé dans le vestiaire

Et pourtant, entre le duel Nadal-Djokovic pour le trône en fin d’année et les derniers tickets distribués pour le Masters cette semaine, il passerait presque inaperçu. Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’épouvantail de cette fin d’exercice 2019, c’est bien lui. Dans le vestiaire, les regards ont changé. "Avant, je gagnais un tournoi tous les quatre mois et tout le monde me félicitait. Maintenant, beaucoup de joueurs rient et me disent : 'Maintenant, on ne va plus te féliciter, parce que sinon, on devra le faire toutes les semaines et c’est fatigant’" a confié le Russe, non sans malice.

Décidément, le loustic a un caractère bien trempé. Et si certains spectateurs parisiens se souviennent certainement de ses pouces levés de dépit lors de sa défaite dès le 1er tour contre Pierre-Hugues Herbert à Roland-Garros voici quelques mois, ils pourraient bien lui réserver un accueil épicé mardi. "Si les gens m’aiment comme je suis, c’est parfait. S’ils me détestent à cause de ça, alors je suis désolé, mais je ne peux pas jouer la comédie pour me faire aimer du public", a prévenu Medvedev. Bercy sait désormais à quoi s’en tenir et ne demande qu’à s’enflammer pour ou contre ce nouveau phénomène.

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