SID

M1000 Rome: Roger Federer s'offre un classique face à Rafael Nadal pour sa première finale 2013

Federer s'offre un classique
Par Eurosport

Le 19/05/2013 à 08:43Mis à jour Le 19/05/2013 à 10:15

La dernière finale entre Federer et Nadal remonte à Roland Garros 2011, où Nadal l’avait emporté, comme souvent… Mais même si les confrontations tournent souvent en faveur de l’Espagnol, les organisateurs de Rome ne pouvaient espérer une affiche plus alléchante, entre deux légendes vivantes du tennis moderne. Surtout qu’à 31 ans, le Suisse n’évoluera pas à ce niveau pendant encore longtemps…

Le vétéran Roger Federer n’est pas prêt de rendre les armes. Surtout lorsqu’il s’agit d’affronter son meilleur ennemi, Rafael Nadal. Les observateurs ont tendance à enterrer le recordman de victoires en Grand Chelem un peu rapidement, comme l’a souligné le Majorquin en conférence de presse, après sa victoire face à Berdych en demi-finale : "Si ma mémoire est bonne, ça fait des années que vous demandez : ce n'est pas la dernière grande entre nous deux, et nous voilà encore là. Roger a des ressources", a affectueusement taquiné Nadal.

Si le Majorquin est toujours ravi de retrouver l’ex-numéro un mondial, c’est qu’il a toujours eu l’ascendant psychologique sur le Suisse. Nadal mène 19-10 dans leur confrontation et 13-6 dans les finales ! Et sur terre-battue, le ratio est encore plus en faveur du joueur de Manacor (12-2). Le protégé de Toni Nadal n’est pas le genre d’homme à aimer se frotter à plus fort que lui, comme en atteste sa déclaration, la veille de sa finale contre Novak Djokovic en finale du dernier tournoi de Monte-Carlo : "Non. Je ne suis pas un de ces joueurs stupides qui peut dire qu'il est heureux de jouer face au meilleur. Non, je ne veux pas. Je veux jouer face à un adversaire plus facile (sourire)". Par déduction, son enthousiasme avant d’affronter Federer révèle une chose : le Suisse a beau être (probablement) le plus grand joueur de tous les temps, l’ogre de la terre battue sait exactement ce qu’il à faire pour le dominer. Pilonner le Suisse côté revers encore et encore avec son énorme coup droit lifté. Et dans cette situation, l’ex-numéro un mondial se retrouve souvent comme un petit enfant sur le court, neutralisé côté revers et ne sachant plus quoi faire.

Huit finales d'affilée en 2013 pour Nadal

En revanche, pour le Maestro, l’objectif est tout autre. Le Suisse est un homme de défi. Et malgré les défaites à répétition face au septuple vainqueur de Roland Garros, Roger est d’un tempérament optimiste. A 31 ans, il souhaite prouver au monde du tennis qu’il est toujours compétitif, même face "aux jeunes", et notamment face à "Rafa" sur terre battue. Mais pour cela, celui qui n’a toujours pas gagné de titre en 2013, devra accepter le changement. Si Federer doit faire évoluer son jeu, c’est parce que "le niveau de jeu augmente et le sien se limite sous certaines conditions", a déclaré Patrick Mouratoglou dans sa chronique sur notre site. Avant d’ajouter : "Il a évidemment toujours un très bon niveau de jeu, mais dans les grands tournois face à Nadal, Djokovic et Murray, ça devient de plus en plus compliqué. Cela s'explique par son refus de faire le moindre aménagement dans son style de jeu. Il refuse de mettre des tactiques spécifiques pour battre ces joueurs-là." Le Suisse sait ce qu'il lui reste à faire…

Dimanche, Federer aura l’occasion de prouver qu’il est toujours compétitif. Mais face à sa bête noire contre laquelle il se retrouve souvent sans solution tactique, la tâche s’annonce rude. Surtout que le récent vainqueur de Madrid est dans une dynamique remarquable : "Huit finales d'affilée, c'est plus qu'un rêve pour moi, a déclaré Nadal, qui prendra lundi la tête du classement Race, basé uniquement sur les points pris en 2013. Il y a huit mois c'était impossible à envisager. Huit finales, cela signifie que vous êtes sur la bonne voie, que vous jouez bien et que vous êtes régulier." Federer est prévenu : Nadal est au top de sa forme. Mais qu’importe le résultat, ce blockbuster, on ne s’en lassera jamais…

0
0