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La nuit américaine : Lleyton Hewitt est éternel

La nuit américaine : Hewitt est éternel
Par Eurosport

Le 31/08/2013 à 06:27Mis à jour Le 31/08/2013 à 15:13

On a veillé pour vous cette nuit à Flushing Meadows. Le retour de flamme de Lleyton Hewitt, tombeur de Juan Martin del Potro dans un match entre anciens vainqueurs du tournoi, a été le temps fort de la night session.

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  • Hewitt a toujours l’œil du tigre

Et si le combattant ultime, c’était Lleyton Hewitt ? Hanche, épaule, pied… L’Australien a cumulé toutes les blessures possibles et imaginables depuis 2006, année de ses premières longues éclipses des courts. Et pourtant, à 32 ans, il est toujours là, l’appétit intact. Bloqué depuis longtemps en deuxième partie de Top 100, il vit pour les grands rendez-vous. Les grands frissons. Ceux qui lui ont permis de battre pas moins de trois Tops 10 cette année, une "perf" pour un joueur aussi éloigné au classement. Après Stanislas Wawrinka à Wimbledon et Juan Martin del Potro au Queen’s, l’ancien numéro un mondial a remis ça dans la moiteur de la night session aux dépens de l’Argentin (6-4, 5-7, 3-6, 7-6, 6-1).

Galopant comme à ses plus belles heures, toujours remarquable d’intelligence et de combativité – son "Come on !" après avoir remporté le tie-break du quatrième set est un modèle du genre – Hewitt a rappelé que les grands champions sont éternels. "Il n’y a rien de plus fort que ce genre de matchs, a-t-il déclaré sous les clameurs du Arthur-Ashe. C’est bon d’être encore ici, sur ce court où j’ai tant de souvenirs. Je chéris précieusement chaque moment passé ici." En 2001, il ouvrait son palmarès en Grand chelem à New York. Il était alors l’enfant terrible du tennis mondial. Douze ans plus tard, Hewitt est toujours là. Et, comme Connors en son temps, il a fini par conquérir de haute lutte l’affection du public, à force de refuser de rendre les armes.

Del Potro, poignet en vrac ?

Soixante-dix. C’est le nombre total de fautes directes commises par Juan Martin Del Potro durant son match contre Lleyton Hewitt, pour seulement 41 points gagnants. Non seulement l’Australien a commis moins de fautes (41), mais il termine même devant le surpuissant Argentin au nombre de "winners" (42) ! Et le spectre des douleurs récurrentes au poignet de "Delpo" de rejaillir, notamment en raison d’un usage abusif du slice de revers, comme si sa tendinite au poignet gauche avait fait sa réapparition.

Del Potro

Del PotroAFP

  • Vainqueur en Grand chelem : le club n’a jamais été si fermé

Deux vainqueurs de Grand chelem qui s’affrontent dès le deuxième tour. La chose est devenue rare ces dernières années, et à vrai dire seulement possible à la condition que Lleyton Hewitt, privé de tête de série en Grand Chelem, en soit le protagoniste. A l’heure actuelle, et depuis la retraite d’Andy Roddick et Juan Carlos Ferrero à la fin 2012, ils ne sont plus que six vainqueurs de tournois majeurs en activité : Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic, Andy Murray, Lleyton Hewitt et Juan Martin del Potro. Jamais ce prestigieux club n’avait été si sélect. Le doyen Lleyton Hewitt tiendra t-il jusqu’à l’irruption d’une nouvelle tête dans le cénacle, ou faut-il s’attendre à bientôt pouvoir compter les vainqueurs de Grand Chelem en activité sur une seule main ?

Djokovic Murray Nadal Federer

Djokovic Murray Nadal FedererEurosport

  • Le Williams Express était de sortie

Il y a un an, Jaroslava Shvedova avait failli sortir Serena Williams à Wimbledon. Cette fois, la numéro un mondiale ne s’est pas fait la moindre frayeur. D’abord parce qu’une Williams avertie en vaut deux : "Jaroslava est une joueuse de grands matchs. Je me méfiais et j’ai été très attentive à ce que j’avais à faire." Ensuite parce qu’en entrant sur le court à 23h55, juste après la victoire de Lleyton Hewitt sur Juan Martin del Potro, l’Américaine n’avait aucune envie de s’éterniser sur le court. L’affaire a donc été bouclée en 1h15 (6-3, 6-1). Avec ses 22 coups gagnants contre 3 à la Kazakh, les deux jeunes femmes ne boxaient pas dans la même catégorie. Williams contre Stephens : la revanche du quart de finale explosif de l’Open d’Australie est programmée dimanche.

Serena Williams

Serena WilliamsReuters

  • L’ace porte malheur

Il ne fait pas bon être bombardier dans ce tournoi. Les leaders actuels de ce classement ont perdu au bout de deux matchs : Sam Querrey (49) jeudi contre Adrian Mannarino, Ivo Karlovic (50) ce vendredi soir contre Stanislas Wawrinka (7-5, 7-6, 6-4). Le grand Croate, qui avait signé une sorte de record en remportant cet été le tournoi de Bogota, en altitude, fort d’une moyenne de 21 aces par match, est cette fois tombé sur un os : non seulement la bataille des services a été équilibrée (9 aces pour le Suisse, 12 seulement pour le Croate), mais la qualité de retour du dixième mondial l’a limité à 52% de points gagnés derrière sa seconde balle, et poussé à commettre 6 doubles fautes. Karlovic le terrible éliminé, le titre de meilleur canonnier du tournoi devrait se jouer entre Feliciano Lopez (44), John Isner (39) et Milos Raonic (37).

  • Errani et Vinci, de l’eau dans le chianti
Errani Vinci

Errani VinciLaPresse

Présent à New York, Corrado Barrazzuti, capitaine de l’équipe italienne de Fed Cup qui va disputer la finale contre la Russie en novembre, joue les pompiers de service : "J’ai déjà parlé avec elles, et je dois encore le faire ces jours-ci. Il faut éclaircir les choses et tout remettre en place. Oui, elles se sont disputées, mais entre deux aussi forts caractères c’est inévitable qu’il y ait parfois des tensions." Aujourd’hui, tandis que les deux jeunes femmes venaient à bout de la paire Hantuchova – Hingis, la tension a ressurgi quand, à l’issue d’un banal point perdu, le ton est monté entre les deux partenaires, contraignant l’arbitre à leur adresser un avertissement pour dépassement de temps !

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