Le parcours de Zverev : Sascha ou le diesel allemand

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US OPEN - Alexander Zverev en a bavé pour atteindre la finale à Flushing. L'Allemand est arrivé au bout de son tableau en multipliant les matches baclés, les retournements de situation improbables, bref les miracles, y compris en demi-finales face à Pablo Carreño Busta. Mais il a toujours trouvé la clé pour s'en sortir, tant bien que mal.

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1er tour : Déjà à la bagarre

Adversaire : Kevin Anderson (Afrique du Sud)Score : 7-6(2), 5-7, 6-3, 7-5Durée : 3h07
Même si Kevin Anderson n'est plus le joueur qui avait atteint deux finales de Grand Chelem en 2017 et 2018 (dont une à l'US Open), le Sud-Africain n'était pas un cadeau au premier tour. D'emblée, Alexander Zverev doit donc batailler. Dans un match où les aces se multiplient (20 pour Anderson, 18 pour Zverev), l'Allemand réussit plus de coups gagnants (52) et commet moins de fautes directes (33) que son adversaire. Il se montre surtout opportuniste en convertissant trois de ses quatre balles de break. La clé, face à un gros serveur comme Anderson.

2e tour : Encore un set perdu

Adversaire : Brandon Nakashima (Etats-Unis)Score : 7-5, 6-7(8), 6-3, 6-1Durée : 2h55
Sur le papier, Brandon Nakashima ne semble pas représenter une menace. L'Américain de 19 ans, 223e mondial, dispute son premier tournoi du Grand Chelem. Pendant deux sets, il pose pourtant d'énormes problèmes au N°7 mondial, arrachant la 2e manche au jeu décisif sur une double faute de Zverev. Le péché mignon de l'Allemand, qui en commet une dizaine sur ce match, heureusement compensées par ses 24 aces. Une fois le break en poche dans le 3e acte, le vainqueur du Masters 2018 déroule. Mais il ne rassure pas vraiment.

3e tour : Le match qui a failli ne pas avoir lieu

Adversaire : Adrian Mannarino (France)Score : 6-7(7), 6-4, 6-2, 6-2Durée : 2h52
Voilà donc la fameuse rencontre contre Adrian Mannarino, cas contact de Benoît Paire, positif au Covid-19. Le gaucher français doit attendre la bénédiction du gouverneur de l'Etat de New York pour rentrer sur le court. Le match débute avec trois heures de retard sur l'horaire prévu et il n'est pas simple pour Zverev, qui perd le 1er set avant de sauver une balle de break dans le 2e. Un peu comme au tour précédent, il monte doucement en puissance au fil des minutes pour dominer franchement les deux derniers. Une tendance se dessine, celle d'un Zverev en mode diesel avant d'enclencher le turbo.

8e de finale : Le plus facile

Adversaire : Alejandro Davidovich Fokina (Espagne) Score : 6-2, 6-2, 6-1Durée : 1h44
De toute sa quinzaine, le seul match tranquille de Sascha Zverev. Le seul où il ne perdra pas un seul set. Dans une journée marquée par la disqualification de Novak Djokovic,il ne lâche d'ailleurs que cinq petits jeux en cours de route face à Alejandro Davidovich Fokina, vite dépassé pour son premier huitième de finale en Grand Chelem. 18 aces, 38 coups gagnants, 7 balles de break converties sur 10, soit un match très propre. Une exception plus qu'une règle dans sa quinzaine...

Quart de finale : Retour d'enfer

Adversaire : Borna Coric (Croatie) Score : 1-6, 7-6(5), 7-6(1), 6-3Durée : 3h24
Pendant un set et demi, Alexander Zverev a des allures de fantôme. Face au miraculé Borna Coric, qui a sauvé plusieurs balles de match précédemment contre Tsitsipas, il est même à la dérive, se retrouvant mené 6-1, 4-2. Sachant que Coric l'a déjà battu trois fois en quatre confrontations, on le pense mal embarqué. Puis la roue tourne. L'Allemand se montre un peu plus agressif, récupère une première balle digne de ce nom, alors que Coric s'écroule de façon assez inexplicable. Un drôle de match, d'une très faible qualité. Mais à l'arrivée, une deuxième demi-finale de rang en Grand Chelem pour Zverev.

Demi-finale : Un petit miracle

Adversaire : Pablo Carreño Busta (Espagne)Score : 3-6, 2-6, 6-3, 6-4, 6-3.Durée : 3h22
Avant cette demif-inale, Sascha Zverev affichait déjà un remarquable bilan dans les rencontres en cinq sets : 13 succès pour 6 échecs. En battant Pablo Carreño Busta, il va encore augmenter son taux de réussite en la matière, mais en poussant le bouchon encore plus loin : pour la première fois de sa carrière, il remporte un match en ayant été mené deux sets à rien. Laminé pendant deux manches, le Hambourgeois traîne sa misère et fait franchement peine à voir. Mais derrière son apparente nonchalance doit quand même se cacher un guerrier. Là encore bien aidé par un adversaire en perdition, il va trouver le moyen de renverser la vapeur.
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