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US Open - Djokovic : "J’ai essayé de contacter le gouverneur de New York pour défendre Mannarino"
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Publié 05/09/2020 à 09:54 GMT+2
US OPEN – Après sa victoire tranquille sur Jan-Lennard Struff au 3e tour, Novak Djokovic s’est exprimé sur le cas Adrian Mannarino qui a bien failli ne pas pouvoir affronter Alexander Zverev. Le numéro 1 mondial a confié avoir tenté d’aider le Français et en a profité pour plaider pour la nouvelle association des joueurs qu’il co-préside.
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Crédit: Eurosport
Même quand il n’est pas directement concerné, Novak Djokovic est au centre de tout en ce moment. Tout aussi invincible sur le court (26 victoires pour aucune défaite en 2020) qu’omniprésent en coulisses, le numéro 1 mondial est au four et au moulin à Flushing Meadows. A peine avait-il consciencieusement éparpillé Jan-Lennard Struff en night session aux quatre coins du court Arthur-Ashe vendredi, que le Serbe a enfilé son costume de porte-parole des joueurs pour donner son point de vue sur l’affaire du moment : l’imbroglio autour d’Adrian Mannarino qui, pour avoir été en contact avec Benoît Paire (positif au coronavirus avant le tournoi), a frôlé l’exclusion.
Car oui, Djokovic a bien pris la défense du gaucher tricolore. "En fait, j’ai été contacté par son coach et j’ai essayé de les aider pendant ces heures de flottement. J’ai parlé avec l’ATP, espérant obtenir plus de renseignements des officiels. J’ai aussi essayé de contacter les gens qui occupent les postes les plus importants dans l’Etat de New York grâce à quelques contacts, et même le gouverneur. C’était la seule personne qui pouvait revenir sur la décision de l’exclusion de Mannarino", a-t-il révélé devant la presse.
"C'est complètement incohérent"
Son influence a-t-elle pesé dans la balance ? Le principal intéressé n’en a aucune idée lui-même. "Honnêtement, je ne sais pas ce qui s’est passé exactement pour finir. Ils m’ont juste dit qu’Adrian était autorisé à jouer et qu’il était sur le court, ce dont j’ai été ravi. L’ATP et l’USTA(Fédération américaine de tennis) ont travaillé des heures sur ça. Ils ont constaté beaucoup d’incohérences, mais malheureusement, ils ne peuvent pas décider à la fin. C’est le département de Santé de l’Etat de New York."
Même si tout s’est finalement bien terminé puisque Mannarino a pu jouer, Djokovic n’a pas vraiment apprécié l’épisode. Et le Serbe, comme de nombreux observateurs, n’a pu s’empêcher de constater que les autorités américaines naviguaient à vue. Rappelant fort à propos l’épisode Guido Pella et Hugo Dellien lors du Masters 1000 de Cincinnati – les deux joueurs avaient été exclus de la compétition et mis en quarantaine pour avoir été en contact avec leur préparateur physique testé positif au coronavirus –, il s’est étonné du changement de politique dans l’affaire Paire.
"Benoît est à l’isolement. Il a été exclu de l’US Open. Mais tous les autres gars qui ont été en contact avec lui ont été autorisés à jouer. Au contraire de Pella et Dellien. C’est complètement incohérent", a fait remarquer le numéro 1 mondial. De ce constat, il a tiré la conclusion que les joueurs devaient être mieux protégés. Et quoi de mieux pour le faire que la PTPA, la nouvelle association des joueurs qu’il vient de co-créer avec son collègue canadien Vasek Pospisil ?
Une occasion parfaite de faire la promotion de sa nouvelle association
"J’espère que nous apprendrons tous de ce qui se passe en ce moment et que nous serons plus forts en tant que joueurs, parce que l’association qui été créée il y a une semaine l’a été justement à cause de ce genre de circonstances. Nous devons être aux côtés des joueurs qui ne sont pas bien traités. Nous devons le faire tous ensemble, c’est tout l’intérêt de la démarche", a plaidé Djokovic qui s’attend à des semaines difficiles à venir aussi en Europe pour la saison sur terre battue.
En fin politique, le numéro 1 mondial avance ses billes, et il pourrait bien se faire de nouveaux alliés parmi les Français concernés par la quarantaine new-yorkaise. En l’absence de ses deux rivaux historiques Roger Federer et Rafael Nadal, le "Djoker" mène plus que jamais la danse au cœur d’une saison décidément hors norme.
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