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US Open - Mannarino calme le jeu : "Je ne dirais certainement pas que c'est un cauchemar"
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Publié 05/09/2020 à 08:47 GMT+2
US OPEN - Adrian Mannarino a bien failli ne pas pouvoir défendre ses chances au 3e tour de Flushing Meadows vendredi à cause d'une tentative de l'Etat de New York "d'outrepasser" une décision de la ville concernant les directives sanitaires. Le Français a raconté comment il avait vécu ces événements stressants, tout en se montrant reconnaissant d'avoir pu participer au tournoi.
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Pourquoi votre match a-t-il commencé avec près de trois heures de retard ?
Adrian Mannarino : Je me préparais pour jouer à 14h30. J'étais prêt à y aller quand le 'tour manager' est venu me dire que le département de la Santé de l'Etat de New York avait outrepassé la Ville de New York. La Ville m'avait autorisé à jouer avec la signature du nouveau protocole dimanche. L'Etat est intervenu pour dire que j'avais été exposé à un cas positif et que donc je devais être mis sous quarantaine dans ma chambre et que je ne pouvais pas aller sur le court jouer.
Les organisateurs m'ont alors dit qu'ils repoussaient le match à 17h pour se donner le temps de négocier et voir s'il était possible de me faire venir sur le court. Je ne sais pas qui a fait quoi. Beaucoup de choses se sont passées durant tout ce temps, mais moi j'ai donné mon téléphone à mon coach en lui disant : 'Occupe-toi de ça, moi je me prépare pour 17h. Si on ne me laisse pas, je n'irai pas, mais si on me laisse, je veux être prêt'. Je suis donc reconnaissant à toutes ces personnes qui se sont démenées pour que je puisse jouer. J'ai perdu, mais je suis content d'avoir pu jouer le match.
Pensiez-vous pouvoir être ainsi empêché de jouer ?
A. M. : Quand on nous a dit dimanche qu'on pouvait jouer le tournoi en signant le nouveau protocole, on l'a tous signé. C'était un document des services de santé de la ville de New York. Une importante organisation a été nécessaire pour mettre en place autour de nous toutes ces nouvelles restrictions afin que nous puissions jouer le tournoi. Je ne savais pas que l'Etat pouvait passer outre cette décision. Je ne connais pas toutes les règles, je suis un joueur de tennis. On m'a dit, et à tous les joueurs dans ma situation, qu'une fois éliminés, on pourrait continuer de s'entraîner sur le site tous les jours. Mais ce matin, on nous a dit qu'en fait il faudrait rester dans la chambre pour le reste de la quarantaine. Donc, en y réfléchissant, je savais que ma situation pouvait changer mais je n'y pensais pas. Je me préparais à jouer un match difficile.
Etes-vous autorisé à quitter New York ?
A. M. : Je ne pourrai pas quitter New York avant vendredi prochain. Mais c'est différent pour chacun. Tout dépend de la dernière fois où on a été en contact avec Benoît (Paire). Je vais être confiné dans ma chambre au moins jusqu'à vendredi.
Diriez-vous que vous vivez un cauchemar ?
A. M. : Je ne dirais certainement pas que c'est un cauchemar. J'ai joué le tournoi, peut-être un tournoi étrange. Mais j'ai pu jouer et ils m'ont mis dans une situation où je pouvais donner mon meilleur sur le court. Donc je ne vais pas me plaindre.
Contrairement à d'autres joueurs dans votre cas, vous ne semblez pas en colère...
A. M. : Je n'étais pas diminué par le nouveau protocole mis en place, j'étais à même de donner le meilleur de moi-même sur le court et c'était le plus important. C'est une édition un peu particulière, il n'y a pas de public, il n'y a rien, c'est un peu moins sympa de jouer. Mais moi, j'étais déjà super content de pouvoir rejouer un tournoi. Le tennis est un sport où il faut tout le temps s'adapter et, cette fois-ci, ce sera poussé à l'extrême pendant quelque temps. Pour l'instant, je suis plus tracassé par mes douleurs survenues à l'adducteur pendant le match. Le reste, on aura le temps d'y penser plus tard.
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