US Open | Grigor Dimitrov après son abandon : "C'est la 2e fois d'affilée en Grand Chelem, c'est dur à avaler"

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Défait sur abandon (6-3, 6-7, 6-3, 4-1 ab.) en quart de finale de l'US Open face à Frances Tiafoe dans la nuit de mardi à mercredi, Grigor Dimitrov était logiquement frustré que son corps l'ait lâché, comme à Wimbledon voici deux mois. Revenu à un excellent niveau à 33 ans, le Bulgare sait que ce genre d'opportunités en Grand Chelem seront de plus en plus rares mais se veut philosophe.

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C'est tout un paradoxe. Enfin arrivé à maturité notamment mentalement pour jouer le meilleur tennis de sa vie à 33 ans, Grigor Dimitrov voit malheureusement le temps le rattraper au meilleur des cinq sets cette saison. Titré à Brisbane, finaliste en Masters 1000 à Miami, le Bulgare fait une saison très solide aussi en Grand Chelem où il a atteint la seconde semaine trois fois sur quatre, mais physiquement, il a encore touché ses limites dans la nuit de mardi à mercredi, visiblement touché à la jambe gauche en milieu de 3e set et finalement contraint d'abandonner face à Frances Tiafoe dans ce quart de finale (6-3, 6-7, 6-3, 4-1 ab.) à Flushing Meadows.
"Clairement, je récupère un petit peu plus lentement qu'avant, a-t-il avoué en conférence de presse. J'ai senti deux-trois petits trucs avant le match. Je pense que ça n'a pas d'intérêt d'en parler. C'est le jeu, c'est juste le jeu et je dois garder la tête haute. Je dois juste réévaluer certaines petites choses que je peux changer, que je peux peut-être un petit peu améliorer, aussi physiquement dans la manière dont je me suis préparé. Mais vu les circonstances de ma reprise à Montréal à maintenant… Je n'étais pas vraiment sûr que je serais capable de faire aussi bien. C'est pour ça que je dis que je prends ce quart de finale. Je ne veux pas discréditer le match que Frances a joué. Il m'a aussi beaucoup poussé à travailler plus, donc il mérite vraiment sa victoire."
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Un quart frustrant mais inespéré compte tenu de sa préparation

Dimitrov a ainsi payé les efforts fournis pour terrasser Andrey Rublev au bout des cinq sets en huitième de finale. Au cours de ce match déjà, il avait parfois évolué sur un fil, confirmant la thèse d'une préparation physique pas idéale, malgré un tennis techniquement et tactiquement très au point. Il faut dire qu'il avait eu peu de temps pour se remettre de sa déchirure à l'adducteur gauche après quelques jeux en 8e de finale de Wimbledon. Un mois après, il reprenait la raquette en compétition à Montréal et n'avait pu jouer que trois petits matches avant cet US Open.
"Tout s'accumule. On ne sait jamais ce qui peut se passer avec le stress, la quantité d'efforts que l'on produit quand on joue. Les deux derniers jours n'ont pas été les plus faciles. Vous savez, c'est la deuxième fois d'affilée que ça m'arrive en Grand Chelem, donc qu'est-ce que je peux dire ? Je pense que j'ai assez d'expérience pour savoir quand ça ne vaut pas le coup de continuer, c'est aussi simple que ça. Est-ce que j'aime abandonner ? Non, mais c'est comme ça. C'est pour ça que ce n'est clairement pas facile à avaler maintenant", a-t-il ajouté, logiquement dépité.
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Dimitrov a-t-il rechuté ? Il semblait en tout cas souffrir de la même zone blessée sur le gazon britannique. Le Bulgare n'a en tout cas pas voulu livrer de diagnostic prématuré devant les journalistes. Mais plus que la durée potentielle d'indisponibilité à venir, le plus frustrant pour lui reste de constater que l'opportunité d'atteindre une première finale en Grand Chelem était réelle et qu'il avait peut-être le jeu pour y parvenir si son corps l'avait épargné. L'âge avançant, comment encaisse-t-il le choc ? Durement, mais l'expérience aide aussi dans ce domaine.
"Ce n'est pas plus facile qu'avant, je peux vous le certifier. Mais quand vous avez fait certaines choses d'une certaine manière pendant votre carrière, il y a beaucoup de moments en dehors du tennis qui vous donnent des leçons d'humilité, vraiment. C'est pour ça que quand quelque chose comme ça m'arrive, je l'encaisse et je souffre, il faut bien. Je ne veux pas juste l'écarter et me dire que ça va bien. Non, je le mets de côté en prenant du recul sur des choses enthousiasmantes. (…) Je veux faire le bilan de ce que j'ai traversé ces 3 ou 4 dernières semaines, voir ce que je peux améliorer. Et je pense qu'en me concentrant sur ces choses, le reste se dissipe. Donc le temps guérit dans ce sens."
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