US Open | Iga Swiatek après sa défaite en quart de finale : "C'est dur quand tout le monde vous attend au tournant"

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Sèchement éliminée (6-2, 6-4) par Jessica Pegula en quart de finale de l'US Open dans la nuit de mercredi à jeudi, Iga Swiatek a admis la supériorité de son adversaire et regretté de n'avoir pas pu jouer à son meilleur niveau. Dans ces conditions, elle n'a aucune marge sur ses rivales sur dur. Et de fait, la patronne du tennis féminin ne domine plus le circuit depuis son sacre à Roland-Garros.

Une N.1 impuissante et au tapis : Le succès de Pegula en vidéo

Video credit: Eurosport

Yulia Putintseva, Qinwen Zheng, Aryna Sabalenka et désormais Jessica Pegula. Ces quatre joueuses ont un point commun : elles ont toutes contrarié les ambitions de la numéro 1 mondiale depuis deux mois à Wimbledon, aux Jeux Olympiques, à Cincinnati et enfin à l'US Open. C'est même une véritable claque (6-2, 6-4) que la dernière citée a infligé à Iga Swiatek dans la nuit de mercredi à jeudi en quart de finale du Majeur new-yorkais.
Outrageusement dominée, la Polonaise a livré une analyse lucide factuellement et implacable en conférence de presse. "Ce n'est jamais facile de jouer contre Jess, a-t-elle estimé en préambule. Sa balle est délicate parce qu'elle est assez basse et frappée à plat. Mais je ne dirais pas qu'elle a beaucoup changé, parce que c'est impossible qu'elle change son style de jeu. De toute évidence, elle était plus solide et faisait bien moins de fautes que moi. Et elle mettait de la pression grâce à ça. D'habitude, je suis capable de la repousser ou de mettre moi-même la pression sur mon adversaire, mais j'ai fait trop d'erreurs."
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Difficile de lui donner tort sur ce point : avec 41 fautes directes en deux petits sets, Swiatek a arrosé le court Arthur-Ashe, ne trouvant jamais le bon rythme. Son coup droit lifté si redoutable lui a d'ailleurs particulièrement fait défaut. Prise de vitesse et mise en difficulté par les trajectoires adverses de ce côté, elle a aussi particulièrement souffert au service sans réellement se l'expliquer.
La Polonaise n'a jamais réussi à changer la dynamique. Le tennis étant un rapport de force, ce genre de jour sans arrive évidemment. Mais ce qui frappe, c'est le contraste entre une première partie de quinzaine totalement maîtrisée – quatre victoires sans concéder le moindre set – et ce quart de finale raté. Peut-être la numéro 1 mondiale n'avait-elle été pas été testée ? Ou le problème est-il davantage à chercher dans l'approche mentale de l'événement ?
"J'essaie toujours de ne pas avoir de trop grandes attentes, parce que je sais que nous pouvons toutes gagner ce tournoi, et ça ne va pas être facile, a-t-elle souligné. Et j'ai aussi l'impression que quand j'en attends beaucoup de moi-même, je ne joue jamais bien. Donc j'essaie de baisser ces attentes. Mais c'est dur quand tout le monde vous attend au tournant. Je me souviens de l'an dernier (défaite en 8e de finale, NDLR) et je ne vais pas m'attendre à toujours gagner. Je me concentre plus sur le travail. Parce que quand je vous parle, tout tourne toujours autour des résultats d'emblée. On veut savoir quel est mon objectif, gagner la finale, la demie, et ce n'est juste pas ça. Ce ne sont pas mes objectifs quand je commence un tournoi."

Un calendrier trop chargé ?

Dans un discours qui ressemble fort à celui tenu pendant des années par son idole Rafael Nadal sur le circuit, Swiatek a fait de l'humilité sa marque de fabrique. Mais derrière cette volonté claire de ne pas se considérer comme la patronne, elle fait un autre constat : en ce moment, elle n'a pas de marge, et encore moins sur dur. Quand elle n'évolue pas à son meilleur niveau, elle est vraiment vulnérable. La Polonaise éprouverait-elle aussi de la fatigue avec l'accumulation des tournois et un calendrier alourdi par les Jeux Olympiques et dont elle a dénoncé l'exigence récemment ?
"L'année dernière, j'ai ressenti beaucoup d'angoisse et de pression à cause de mon statut de numéro 1 mondiale parce qu'il se pouvait que je le perde. Cette année, je n'ai trop ressenti ça. J'ai l'impression d'avoir mûri et de ne pas penser vraiment en termes de classement et de points. Il y a beaucoup de facteurs autres que les Jeux Olympiques qui entrent en jeu et c'est dur à juger. Mais c'est sûr qu'un tournoi de moins sur dur et un peu moins de temps pour se préparer, ça compte peut-être. Mais honnêtement, je n'ai pas assez d'expérience pour le savoir." On a tendance à l'oublier mais Iga Swiatek n'a que 23 ans et encore plein de temps pour se rattraper en Grand Chelem.
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