US Open 2026 - L'objectif de Carlos Alcaraz pour son retour à la compétition : redevenir lui-même

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Carlos Alcaraz met fin à quatre mois et demi d'attente ce lundi. L'Espagnol retrouve la compétition (en simple, du moins) et ses atours qui lui ont tant manqué. Puisque Jannik Sinner est absent et qu'on connaît la marge que ces deux-là ont sur le reste du monde quand ils sont en forme, la tentation d'en faire le favori numéro 1 existe. Alcaraz, lui, veut surtout se prouver qu'il est resté le même.

Un grand défi tennistique et physique : Fils face à lui-même

Video credit: Eurosport

Qui a manqué le plus à l'autre ? Alcaraz au tennis, ou le tennis à Alcaraz ? Signe qu'on parle là d'un joueur particulier, tout le monde a souffert de cette absence pendant quatre mois et demi et ce match contre Otto Virtanen le 14 avril, dernière apparition en simple de l'Espagnol de 23 ans. Mais ça y est, le revoilà : ce lundi soir, après le match entre Sabalenka et Osorio, Carlos Alcaraz remet le pied sur un court pour affronter Roman Safiullin et Serena Williams ne sera pas là pour l'accompagner.
Parce qu'il n'est pas allé chez le coiffeur de toute sa convalescence et qu'il alterne entre une casquette et un bandeau pour couvrir le résultat, Alcaraz paraît différent. Mais si vous l'aimiez tel qu'il était et que votre seule envie est celle de le retrouver comme avant, rassurez-vous : c'est ce qu'il cherche aussi en revenant. "Pour moi, le plus important est de garder mon identité, d'être qui je suis", annonçait l'intéressé en conférence de presse d'avant-tournoi.
Je n'ai rien changé de ma façon de jouer
L'inquiétude qui grandissait pourtant chez plusieurs connaisseurs du circuit était celle de voir le Murcien de 23 ans se consumer, lui qui joue trop vite, trop fort et trop bien pour tous ses semblables quand son corps lui autorise de le faire. Si son poignet l'a obligé à mettre le clignotant droit sur l'autoroute de sa carrière partie à 130 à l'heure, c'est peut-être qu'il fallait modifier son style. Jouer autrement. A-t-il changé quelques mécanismes de frappe ? "Pas du tout. J'ai continué à faire les mêmes choses. Je n'ai rien changé de ma technique, de mes mouvements, de ma façon de jouer. Je voulais juste sentir que j'allais être moi-même, et je crois que c'est important. Si j'avais senti que je devais changer quelque chose, je ne serais pas là."
Pendant son absence déjà, Alcaraz est resté Alcaraz. Plus de tennis ? C'est triste, mais son ex-entraîneur Juan Carlos Ferrero l'avait presque regretté devant les caméras de Netflix en avril 2025 : il n'y a pas que le sport dans la vie de l'Espagnol. "Le premier mois était difficile parce que je ne pouvais rien faire avec mon bras droit. C'était dur, mais en même temps, j'en ai profité. J'ai pris du temps avec ma famille, mes amis, chez moi." Et puisque ce n'est pas non plus n'importe qui, il a aussi suivi de près le parcours victorieux de la Roja en Coupe du monde jusqu'à amener le trophée sur la pelouse avant la finale. "C'était une expérience inoubliable, souriait-il. En regardant en arrière, malgré les choses que j'ai manquées, les tournois et tout le reste, j'essaie de prendre chaque opportunité que la vie m'apporte et c'est ce que j'adore."
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Carlos Alcaraz et Lamine Yamal, après la finale de la Coupe du monde.

Crédit: Getty Images

Reprendre en Majeur, une sacrée tentative

Maintenant qu'il est sur le court, donc, Alcaraz va surtout essayer de retrouver le niveau qu'il a atteint, et par les mêmes chemins. Le compte à rebours jusqu'à la compétition l'enquiquinait ces derniers jours, le voici terminé et il s'en réjouit. S'il est présent à New York, c'est qu'il se croit capable d'être bon pour performer, et qu'il a des garanties sur la solidité de son poignet. "Venir à l'US Open, jouer en trois sets gagnants après si longtemps, c'est un gros défi. Globalement, en termes de préparation, ce n'est probablement pas le meilleur moment, convenait-il. Mais mon équipe et moi pensons que je suis prêt."
C'est ce que pense aussi notre consultant Eurosport Mats Wilander, pour deux raisons. D'abord parce qu'il ne sous-estime pas la présence d'Alcaraz en double mixte avec Serena Williams, qu'il compare à un "énorme entraînement" au regard des niveaux de pression et d'intensité auxquels le Murcien s'est plié pour bien figurer au côté de la légende américaine. Ensuite parce qu'il considère Alcaraz assez fort pour ne pas avoir à monter en puissance avant un grand rendez-vous.
"Je ne suis pas sûr des joueurs qu'il va rencontrer (s'il bat Safiullin ce lundi au premier tour), mais donnez-lui trois matches et il sera complètement dans son tournoi. Il pourrait même jouer le meilleur tennis qu'il a jamais joué, pousse même le Suédois. Donc j'aime l'approche d'Alcaraz, et j'aurais aimé voir comment Sinner aurait fait s'il avait été en état de jouer. J'aime le fait qu'ils ne jouent pas avant les Majeurs, car ils performent tout de suite et qu'ils ont une raison de le faire. Djokovic l'a fait pendant tellement d'années, Alcaraz et Sinner essaient de l'apprendre." Apprendre à redevenir lui-même, tel reste la première préoccupation de Carlos Alcaraz pour son grand retour.
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Carlos Alcaraz et Serena Williams ont joué ensemble en double mixte à l'US Open.

Crédit: Getty Images


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