US Open 2026 | Simple messieurs - La colère froide de Benjamin Bonzi, dominé par Karen Khachanov au 3ème tour : "Et ça fait flop, une fois de plus…"

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Sèchement battu par Karen Khachanov cette nuit au troisième tour de l'US Open (6-3, 6-2, 6-4), Benjamin Bonzi est passé nettement à côté de l'occasion qui s'offrait à lui d'atteindre un premier huitième de finale en Grand Chelem. À chaud, le Nîmois ne décolérait pas après lui-même de ce qu'il estimait être un non-match. Sans se défausser, il n'en comprenait pas vraiment les raisons non plus.

Khachanov un cran au-dessus Bonzi

Video credit: Eurosport

Comment dit-on plafond de verre, en anglais ? On ne sait pas mais ce qui est sûr, c'est que Benjamin Bonzi connaît le sien : pour l'instant, il se situe au troisième tour d'un Grand Chelem. Pour la cinquième fois de sa carrière, le Français a buté à ce stade, ce samedi à l'US Open, où il a été surclassé par Karen Kachanov (6-3, 6-2, 6-4) sans jamais donner l'impression de pouvoir rentrer dans son match.
Après l'Open d'Australie 2023 et 2025 (battu par Alex de Minaur et Jiri Lehecka), ainsi que l'US Open 2023 et 2025 également (Dominic Stricker et Arthur Rinderknech), Bonzi s'est donc à nouveau cassé les dents sur ce fameux cap de la deuxième semaine qui commence sérieusement à lui courir sur les nerfs.
Bien sûr, Karen Khachanov, qui a le même âge que lui (30 ans) à quelques jours près, n'est pas le premier venu. Mais il n'est plus à son "prime" non plus (8e mondial en 2019) et ne semblait pas constituer un obstacle insurmontable pour le Bonzi actuel, demi-finaliste la semaine dernière à Winston-Salem et très convaincant encore au deuxième tour face à Ignacio Buse.
Seulement voilà : le Bonzi puissant, conquérant et déterminé avait laissé place à un Bonzi timide et beaucoup trop crispé pour prétendre à mieux. L'intéressé, conscient de tout cela, en était le premier déçu. "Je ne retiens pas grand-chose de positif de ce match, je n’ai pas proposé grand-chose tennistiquement, a-t-il lâché à notre micro, visiblement marqué par sa défaite. J’ai le sentiment d’avoir beaucoup d’occasions au début et de ne quasiment jamais choisir la bonne option à ce moment-là. Ça m'est rentré dans le cerveau. J’ai commencé à trop réfléchir, à avoir des mauvaises sensations sur le terrain et derrière, je suis tombé dans une machine à laver hyper-négative."
Est-ce que j’y arriverai un jour ? Je n’en sais rien, mais ce n’est pas en jouant de cette manière que ça passera.
Le Nîmois, qui laisse donc à Arthur Gea le soin d'être le dernier représentant français dans cet US Open, n'a cherché aucun faux-fuyant, ce qui est à mettre à son crédit. Il ne fait pas non plus l'autruche quand on lui demande ses manquements, peut-être d'ordre psychologique, pour atteindre enfin cette deuxième semaine majeure.
"Honnêtement, je ne sais pas, soupire-t-il. Là, je suis déçu et énervé contre moi-même parce que c'est peut-être peut-être la fois où j’étais arrivé dans les meilleures conditions au troisième tour. Tous les feux étaient au vert, je me sentais très bien tennistiquement et ça fait flop, une fois de plus… En proposant ça, il n’y avait quasiment aucune chance de passer (…) Est-ce que j’y arriverai un jour ? Je n’en sais rien, mais ce n’est pas en jouant de cette manière que ça passera."
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