US Open 2026 | Simple messieurs - Malgré un match brouillon, Carlos Alcaraz se qualifie pour le 3ème tour aux dépens de Jaime Faria

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Malgré une entame inquiétante et une prestation sans réel fil conducteur, Carlos Alcaraz, de plus en plus solide au fil des jeux, a fait le job pour battre Jaime Faria en quatre sets (4-6, 6-0, 6-3, 6-2) et se qualifier pour le troisième tour de l'US Open, cette nuit à New York. Pour son grand retour à la compétition, le tenant du titre tient le choc et défiera le Chinois Yibing Wu.

Un retard à l'allumage mais Alcaraz assure face à Faria

Video credit: Eurosport

Le téton à l'air, le cheveu en bataille, le visage hirsute et le bras droit momifié, Carlos Alcaraz - étonnamment - ne postulera pas à un prix d'élégance sur cet US Open 2026. Après quatre mois d'absence en raison d'une blessure au poignet, son jeu – et c'est cette fois bien normal – est encore au diapason de son look : brouillon, voire un peu négligé. Mais ça ne l'a pas empêché de se qualifier cette nuit pour le troisième tour de l'US Open en battant Jaime Faria en quatre sets (4-6, 6-0, 6-4, 6-2 en 2h40), en session de soirée sur le stadium Arthur-Ashe.
On n'ira pas jusqu'à dire que le tenant du titre a été inquiétant. Mais il a été un peu inquiété, néanmoins, après la perte du premier set venue sanctionner un break concédé par "négligence" à 3-3, au terme d'un jeu marathon qu'il aurait largement dû remporter sans une paire de fautes assez coupables.
Branché sur courant alternatif et sans réel fil conducteur dans son jeu, un reproche (très relatif…) qu'on pouvait lui faire dans sa jeunesse avant qu'il ne devienne le maître du tennis mondial, l'Espagnol a eu un peu de mal à se refaire la cerise, mis en difficulté par la réelle force de frappe de son adversaire, auteur notamment d'une première balle à 228 km/h, record du tournoi jusqu'à présent.
Et l'on commençait même à se demander s'il n'allait pas se faire rattraper par son manque de compétition lorsqu'il fut sommé de sauver deux balles de break d'entrée de deuxième set. Après tout, on n'aurait pas été à un séisme près dans cet US Open marqué encore par la déroute de son compatriote Rafael Jodar ce mercredi.

Gare à la jurisprudence Jodar...

Mais Alcaraz a écarté ces deux balles de break, la deuxième d'une amortie de coup droit gagnante qui a semblé lui faire du bien, dans ce secteur de jeu si important pour lui mais sur lequel il était en difficulté depuis le début du match. Derrière, il a aussi pu compter sur l'aide de ce bon Faria, qui a commis notamment deux doubles fautes pour lui offrir son premier break sur un plateau, et lui permettre de se détacher 2-0.
Le début, soudainement, d'un autre match. Pour ainsi dire, le début de la fin. Face à un adversaire semblant soudainement rattrapé par l'ampleur de sa tâche et du contexte, Alcaraz a aligné huit jeux consécutifs, pour voler vers un succès devenu alors inexorable. Un succès qu'il doit, c'est vrai, en partie à la liquéfaction adverse, mais aussi à sa capacité à avoir su se regrouper, et rajouter du fond à son jeu quand la forme laissait à désirer. Plus le match avançait, plus le Murcien paraissait solide, maître de son tennis et concentré sur sa mission.
C'est l'essentiel à retenir de sa soirée : il restera donc sur une belle impression avant de poursuivre sa route dans le Grand Chelem new-yorkais. Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, le destin lui a donné un petit coup de pouce en lui proposant un troisième tour très abordable face au Chinois Yibing Wu (113è mondial). Même si la mauvaise expérience vécue par Rafael Jodar ne sera pas de trop pour lui rappeler de se méfier ici des joueurs chinois classés en dehors du top 100, ça n'est a priori pas une montagne pour lui. À peine un mamelon, qui dépasserait de son débardeur.
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