US Open 2026 |Sinner absent, Djokovic , Auger-Aliassime, De Minaur, Fils et Jodar sortis... Carnage d'entrée à Flushing

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Novak Djokovic, Félix Auger-Alissime, Alex de Minaur, Arthur Fils, Rafael Jodar… Autant de joueurs attendus qui viennent de se désagréger au premier ou au deuxième tour. Cette édition 2026 de l'US Open, déjà privée du N°1 mondial Jannik Sinner, s'ouvre dans un contexte quasi-insurrectionnel. Cette tendance a-t-elle vocation à perdurer jusqu'au bout, ou les choses vont-elles rentrer dans l'ordre ?

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Décidément, cela va finir par devenir une habitude. Pour la deuxième fois cette année en Grand Chelem, ce qui signifie donc une bonne moitié, le tableau masculin ressemble à un champ de mines totalement dévasté, et ce, dès les premiers jours. Oui, cet US Open commence vraiment à avoir un petit air de Roland-Garros, même si, en la matière, le tournoi parisien avait fait encore mieux, ou encore pire, selon que vous raffolez de ces Majeurs partant dans tous les sens, ou que vous préfériez ceux où tous les cadors répondent présent et avancent le plus loin possible avant d'en découdre entre eux.
Il y a d'abord un point commun entre Paris et New York en 2026 : l'absence d'un des deux monstres du circuit. C'était Carlos Alcaraz porte d'Auteuil, c'est Jannik Sinner dans le Queens. Roland-Garros avait ensuite vu une palanquée de ténors disparaître précocement. Souvenez-vous : Daniil Medvedev (8e mondial), Taylor Fritz (9e) et Alexander Bublik (10e) avaient été éjectés dès le premier tour. Ben Shelton (5e) avait ensuite disparu au deuxième, tout comme un certain Jannik Sinner, le numéro un d'entre tous. À l'aube des 16es de finale, six des dix membres du Top 10 (avec Carlos Alcaraz) n'étaient ainsi déjà plus là.
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L'US Open n'est pas parti sur des bases tout à fait aussi élevées, mais si l'intensité de la musique peut varier, le refrain, lui, demeure identique. Jeudi, en quelques heures, le numéro 4 mondial, Félix Auger-Aliassime, puis le numéro 7, Alex de Minaur, sont passés à la trappe. Ils ont ainsi rejoint au cimetière des éléphants le plus illustre d'entre tous, Novak Djokovic, décapité d'entrée pour la première fois de sa vie à New York. Avec Jannik Sinner, ce sont donc quatre des sept premiers au classement ATP qui en ont déjà terminé avec le dernier Grand Chelem de l'année. Au passage, trois des quatre demi-finalistes de 2025 (Sinner, Djokovic, Auger-Aliassime) sont out, laissant Carlos Alcaraz un peu orphelin.

L'anarchie oui, mais jusqu'où ?

Au-delà des cimes du sommet de la hiérarchie, 45% du Top 20 n'est pas ou plus là. Aux quatre joueurs susnommés, il convient notamment d'ajouter Arthur Fils (11e) et Rafael Jodar (13e), deux gros outsiders et deux jeunes pousses prometteuses, expédiées dans l'avion dès leur premier match. Lorenzo Musetti (14e) et Brandon Nakashima (17e) auront survécu seulement un tour de plus avant de dire "good bye Big Apple" à leur tour. Casper Ruud, qui ferme la marche du Top 20, s'est quant à lui retiré à la veille du début des hostilités. Faites les comptes, cet US Open est maintenant privé de neuf des vingt premiers mondiaux avant d'amorcer le troisième tour. À Paris, ils étaient dix.
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On le sait, l'US Open est souvent contraint de trinquer dans ce domaine. Il surgit dans la dernière partie d'une saison longue et harassante. Au-delà du calendrier, si souvent évoqué, New York arrive aussi après un enchainement de trois tournois du Grand Chelem en l'espace d'à peine plus de trois mois. La fenêtre temporelle qui sépare la fin de l'Open d'Australie et le début de Roland-Garros (environ quatre mois) est même supérieure à celle qui regroupe ensuite les trois derniers tournois majeurs. Facteur aggravant, tout ceci se fait en changeant souvent et brusquement de surface, de la terre battue au gazon puis au dur nord-américain. Les corps, les têtes, tout fatigue. Flushing est avant tout une affaire de survivants.
Conséquence directe pour cet US Open, une sorte de chamboule-tout assez spectaculaire. Les 16es de finale marquent un temps fort puisqu'ils coïncident avec le moment où les têtes de série se percutent pour la première fois. Mais seuls sept des seize duels théoriques entre lesdites têtes auront lieu vendredi et samedi. Mention spéciale pour trois rencontres qui, elles, n'en compteront aucune, dont deux vont d'ailleurs concerner le tennis français : Benjamin Bonzi contre Karen Khachanov et Arthur Gea face à Michael Zheng. Ce dernier match va même mettre aux prises un lucky loser et une wild-card, fait rarissime à ce stade de la compétition, soit 87e et le 107e mondial. Tout ça pour une place en huitièmes de finale.
La grande question est maintenant de savoir si les choses vont rentrer dans l'ordre et les sans-grades dans le rang. Il nous revient en tout cas en tête ce que John McEnroe confiait juste avant le début de cet US Open. "Je crois vraiment que quelque chose d'inhabituel va se produire cette année, avait-il prédit. Je ne sais pas exactement quoi, mais il y a quelques joueurs capables de nous surprendre, un peu comme Flavio Cobolli l'a fait à Roland-Garros." Inhabituel, ce début de tournoi l'est, dans une certaine mesure. Mais jusqu'où ? Après tout, nous pouvons encore avoir une finale Alcaraz - Zverev, entre les deux plus hautes têtes du tableau, et l'effet surprenant de cet US Open s'en trouverait nettement tempéré. L'anarchie de la première semaine débouche parfois sur une seconde frappée du sceau de la logique. Cette histoire-là reste donc largement à écrire.
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