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Andy Murray remporte son 2e Wimbledon en battant Milos Raonic en finale

Murray, comme une évidence

Le 10/07/2016 à 18:00Mis à jour Le 10/07/2016 à 18:59

WIMBLEDON 2016 - Andy Murray tient son deuxième sacre à Londres. Trois ans après le premier, le Britannique s'est imposé de nouveau en finale face à Milos Raonic en trois sets et 2h45 de jeu (6-4, 7-6, 7-6). Voici le numéro deux mondial avec trois titres en Grand Chelem, effaçant quelque peu la déception de ses deux finales majeures perdues cette saison.

Ivan Lendl peut être content : Andy Murray n’a pas failli. Lancé à la reconquête de Wimbledon, le Britannique est parvenu à ses fins en battant Milos Raonic dimanche sur le Center Court. Une victoire qui s’est dessinée en trois sets et en moins de trois heures de jeu (6-4, 7-6, 7-6) sans que le Canadien ne puisse la contester. Voici l’Ecossais devenu triple vainqueur en Grand Chelem, un moindre mal après onze finales jouées. Et surtout double lauréat à Wimbledon, à une longueur de son illustre compatriote Fred Perry, dont il continue de suivre les traces.

Les Britanniques avaient attendu 77 ans pour revivre une victoire d'un des leurs en finale du All-England Club. Après la victoire de Murray en 2013, ils n'ont attendu "que" trois ans pour assister à une nouvelle consécration de leur enfant chéri. Une fois la balle de match gagnée et son adversaire salué, le numéro deux mondial a relâché la pression d'un coup, littéralement en pleurs sur sa chaise à la fin du match. Il faut dire que l'occasion pour lui était trop belle de s'imposer une nouvelle fois sur le gazon londonien, lui qui n'avait ni Roger Federer, ni Novak Djokovic en face de lui en finale pour la première fois de sa carrière.

Murray injouable aussi bien au service qu'en retour

Celle-là, Andy Murray la voulait plus que tout. Milos Raonic s'en est très vite aperçu. Le Canadien a eu beau avoir les conseils de John McEnroe pour atteindre sa première finale majeure à Londres, il n'a pas réussi à contrarier la suprématie de son adversaire sur gazon, qui n'a pas perdu un match sur cette surface cette année après le Queen's et donc Wimbledon. Que ce soit au filet (seulement 62% de réussite) ou en retour (23%), Raonic a passé un rude dimanche. Les passings de Murray lui ont fait autant de mal que ses fautes directes (17 de plus), alors qu'il a affiché autant de coups gagnants (39).

Sur ses mises en jeu, le Britannique a été injouable. Sa première balle (87% de réussite) a été un cauchemar pour le Canadien, qui n'a eu que deux balles de break à jouer pendant trois heures, à 2-2 dans le troisième set. Deux occasions vaines qui ont renvoyé Raonic a sa frustration. Lui qui était très affûté côté service a trouvé à qui parler : il n'a servi que 8 aces, alors qu'il était à 23 de moyenne sur l'ensemble de la quinzaine, avant la finale. Cela dit, il aurait pu relancer le match dans la troisième manche, où Murray n'a pas eu une seule balle de break à jouer. Mais le jeu décisif, qui a ponctué le match, a été à sens unique... comme la partie.

Lassé des voyages, Ivan Lendl était parti quelques mois après le premier sacre d'Andy Murray à Wimbledon. Après la période Mauresmo, l'Américain est revenu pour relancer le Britannique dans la bataille de la place de numéro un mondial, sans savoir que leur duo reformé repartirait sur de telles bases : deux victoires en deux tournois. Même si la dernière a été acquise sans croiser la route d'un joueur du Top 5 mondial, et surtout Novak Djokovic, elle a le mérite d'envoyer un message clair : si le Serbe connait des défaillances, Murray est prêt à reprendre le flambeau. Ça valait bien un sourire.

Ivan Lendl - Wimbledon 2016

Ivan Lendl - Wimbledon 2016AFP

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