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Mannarino a cuit Monfils à l'étouffée

Mannarino a cuit Monfils à l'étouffée

Le 08/07/2017 à 17:33Mis à jour Le 08/07/2017 à 18:32

WIMBLEDON - Le duel 100% français entre Adrian Mannarino et Gaël Monfils a tourné à l'avantage du premier samedi. Mannarino s'est imposé en cinq sets (7-6, 4-6, 5-7, 6-3, 6-2) en 3h31 de jeu. Le gaucher tricolore affrontera Novak Djokovic ou Ernests Gulbis en huitièmes de finale, lundi.

Adrian Mannarino remet enfin les pieds en deuxième semaine d'un tournoi du Grand Chelem. Quatre ans après sa seule et grande première, à Wimbledon déjà lors de l'édition 2013, le 51e joueur mondial va goûter à nouveau aux joies du "Manic Monday" à Londres après sa victoire en cinq manches contre Gaël Monfils samedi (7-6(3), 4-6, 5-7, 6-3, 6-2). Ce succès acquis au terme d'une rencontre décousue, Mannarino est allé le chercher avec les tripes sur le court n°12. Il affrontera le vainqueur du duel entre Novak Djokovic et Ernests Gulbis pour une place en quart de finale.

Grâce à cette victoire, le joueur de Soisy-sous-Montmorency a rejoint Benoît Paire et Caroline Garcia parmi les derniers représentants du tennis français à Church Road. Ce n'était pas forcément une évidence au début du tournoi, mais prime au mérite. Et Mannarino en a eu à revendre. Il a signé samedi sa deuxième victoire contre un membre du Top 20. Même à 29 ans, il n'est jamais trop tard pour repointer le bout de son nez et réaliser le tournoi le plus abouti de sa carrière.

Finaliste à Antalya deux jours avant le début de Wimbledon (défaite en finale face à Yuichi Sugita), Mannarino a surtout confirmé samedi qu'il avait d'excellentes dispositions sur gazon. Plus enclin à bien se déplacer sur la surface que Monfils, le Tricolore a passé une bonne partie de la rencontre à ruminer sa frustration, à cause d'une incapacité à asseoir sa domination sur une rencontre sans fil conducteur.

Mannarino plus solide mentalement

Très inconstant, il s'est retrouvé au pied du mur au début du 4e set alors qu'il était mené deux manches à une par un Monfils aussi irrégulier que lui. Une situation qu'il aurait pu éviter : il a eu le break en premier lors des trois premières manches. Mais il a toujours perdu ce service d'avance. Le climax de son inconstance a été ses trois balles de set manquées en fin de troisième manche. Mannarino a eu le cran de surmonter cette déception et de repartir au combat, malgré les bobos qui sont venus toucher les deux camps (le pied gauche pour Monfils et des crampes à la jambe gauche pour Mannarino). Il a finalement fait la différence en faisant le break d'entrée lors des deux derniers sets.

Très hachée, cette partie a proposé des jeux de service remportés facilement des deux côtés, des rallyes en mode terre battue, des coups de patte plutôt inspirés et un nombre de balles de break (23 pour Mannarino, 14 pour Monfils) et de fautes directes assez astronomique (52 côté Monfils, 33 pour Mannarino). A ce petit jeu, Mannarino, défait par ce même Monfils il y a deux ans lors du 2e tour, a été le plus fort. Solide derrière ses premières et secondes balles (69% et 63% de points gagnés derrière), le Francilien a réussi à trouver la parfaite combinaison entre jeu varié et offensif. Il faudra remettre ça, mais en mode grandeur nature lundi prochain. Avec un quart de finale au bout, le jeu en vaudra la chandelle.

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