Wimbledon 2026 | Après sa défaite face à Sinner, Djokovic a répondu à l'éternelle question : "Oui, j'aimerais revenir au moins une fois"

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Oui, Novak Djokovic a été surclassé à la régulière par Jannik Sinner ce vendredi en demi-finales de Wimbledon, et il l'a volontiers reconnu. Mais non, il n'envisage pas pour autant de tourner la page. Confronté à la sempiternelle question de son avenir, le Serbe a confirmé, certes en restant vague, qu'il aimerait bien être encore là l'an prochain à Londres. Il aura 40 ans. Et alors ?

Lettre d'amour à Djokovic

Video credit: Eurosport

Mais pourquoi voulez-vous qu'il s'en aille ? Novak Djokovic a 39 ans, l'âge quasiment de rentrer à l'Ephad pour le commun des joueurs de tennis. Mais Novak Djokovic n'est pas le commun des joueurs de tennis. Même archi-battu ce vendredi par Jannik Sinner en demi-finales de Wimbledon (6-4, 6-4, 6-4), dans des proportions à peine moins larges qu'il l'avait été l'an dernier au même endroit et au même stade de la compétition (6-3, 6-3, 6-4), le légendaire champion serbe a très vite balayé, comme il l'a fait à peu près un milliard de fois ces dernières années, l'idée d'une éventuelle retraite.
A la sempiternelle question de savoir s'il serait là l'an prochain, question qui lui avait déjà été posée l'an dernier, il a fourni exactement la même réponse : "J'aimerais être là, oui... Au moins une fois de plus. On verra", a lâché l'ancien numéro un mondial, pas spécialement abattu après cette lourde défaite qui pourtant, c'est vrai, pouvait l'emmener à se poser quelques questions sur sa compétitivité face à ce qui se fait de mieux aujourd'hui dans le tennis mondial.
Djokovic n'a d'ailleurs cherché aucun faux-fuyant à sa défaite : "J'ai pris une bonne vieille correction, il n'y avait pas grand-chose à faire, a-t-il déclaré en conférence de presse. J'avais systématiquement un demi-pas de retard sur quasiment toutes les frappes. Je n'étais pas assez précis, pas assez réactif, pas assez équilibré pour pouvoir le contrer. Il était un, voire deux niveaux au-dessus de moi. Il faut lui rendre hommage et le féliciter."
Toujours grand seigneur dans la défaite, Novak Djokovic n'avançait aucune excuse à sa contre-performance. Pas même celle d'une éventuelle fatigue après son quart de finale marathon contre Felix Auger-Aliassime. On se souvient que l'an dernier, il avait attaqué sa demi-finale blessé après s'être fait mal aux adducteurs à la fin de son quart contre Flavio Cobolli. Là, il allait bien. Tout juste concédait-il que son état de fraîcheur n'était pas optimal. Mais globalement, il a surtout souligné la performance XXL de son bourreau du jour.
En Australie, j'avais eu le sentiment d'évoluer à un niveau plus élevé. Ici, j'ai eu du mal à trouver mon meilleur tennis.
Indécrottable optimiste, l'ancien numéro un mondial voulait surtout retenir le positif de son tournoi. A commencer par le fait de le finir sans blessure, ce qui était sa priorité cette saison, après une saison 2025 plus compliquée sur le plan physique. L'attitude, la détermination et l'ambition sont toujours là, elles aussi. Seul son niveau de jeu général le chagrinait un peu sur l'ensemble de sa quinzaine. "En Australie (où il avait atteint la finale en battant justement Sinner en demie, Ndlr), j'avais eu le sentiment d'évoluer à un niveau plus élevé, regrettait-il. Ici, j'ai eu du mal à trouver mon meilleur tennis, ou alors seulement par séquences. Et aujourd'hui, je n'en ai tout simplement pas eu le temps."
Reste le bilan comptable général. L'occasion Wimbledon, qui paraissait presque idoine, étant ratée, cela va donc faire trois ans que Djokovic n'a plus remporté de tournoi du Grand Chelem, ce fameux 25e qui ferait définitivement de lui le seul recordman de titres majeurs, effaçant définitivement Margaret Court des tablettes. Et bien sûr, il y a deux façons de voir les choses : pour un champion hors normes de sa trempe, c'est forcément frustrant. Pour un bientôt quadragénaire, sa feuille de résultats globale reste exceptionnelle.
Il y a toujours cette question : jusqu'où ai-je envie d'aller ? Combien de temps ai-je encore envie de jouer ? Dans quelles conditions ?
Une dichotomie qui se retrouve dans ses pensées. "Je mène un véritable dialogue intérieur, a-t-il confié. Je me dis que c'est formidable d'être encore capable de jouer à ce niveau et de pousser les jeunes dans leurs retranchements. Mais, en même temps, j'ai toujours les plus hautes exigences envers moi-même. C'est un équilibre difficile à trouver. J'essaie d'être un peu plus humble vis-à-vis de moi-même. J'aime toujours la compétition, même si j'apprécie peut-être un peu moins les longues semaines de préparation. Après, il y a toujours cette question : jusqu'où ai-je envie d'aller ? Combien de temps ai-je encore envie de jouer ? Dans quelles conditions ? J'y réfléchis, mais au jour le jour. Personne ne m'oblige à continuer. Je joue parce que j'en ai encore envie... et parce que je peux encore le faire. Je suis toujours capable d'évoluer au niveau d'un Top 10, voire d'un Top 5. On verra bien ce que l'avenir me réserve."
Qu'on se le dise, on va pouvoir encore profiter de Novak Djokovic pour un petit moment. Pourquoi voulez-vous qu'il s'en aille ?
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