Wimbledon 2026 | Simple messieurs | Pour Novak Djokovic, c'est la meilleure de ses dernières chances
Par Laurent Vergne
Mis à jour 28/06/2026 à 21:32 GMT+2
Novak Djokovic retente sa chance. Toujours en quête d'un 25e titre du Grand Chelem qui le placerait seul en haut de la hiérarchie historique, hommes et femmes confondus, le Serbe trouve sans doute à Wimbledon le meilleur cadre pour parvenir à ses fins. Certains répéteront encore que c'est sa dernière chance. Sans doute se trompent-ils. Mais c'est certainement la plus belle.
Novak Djokovic.
Crédit: Getty Images
Il n'attendait que ça. Depuis longtemps. Novak Djokovic le dit et le répète à l'envi depuis quelques années maintenant, il ne vit plus que pour le Grand Chelem. Depuis un an, d'un Roland-Garros à l'autre, il a disputé les deux tiers de ses rencontres dans ce cadre : 28 sur 43. C'est tout pour le Grand Chelem, clairement. Surtout celui-là. Wimbledon, ce n'est pas l'unique opportunité du Serbe de décrocher son 25e Majeur. Sa finale à Melbourne en janvier dernier l'a encore rappelé si besoin était. Mais c'est sa meilleure.
Promis, on ne refera pas le coup de la "dernière chance" à Djokovic. Plaidons coupables, tous autant que nous sommes, nous avons cru qu'il avait laissé passer son ultime occasion à Wimbledon en 2024 quand, à 37 ans, il avait été balayé en trois sets par Carlos Alcaraz en finale. Le temps semblait enfin le rattraper. Mais deux ans plus tard, il est encore et toujours là, encore compétitif et déterminé. Ce n'est pas Wimbledon ou rien, non. Néanmoins, ses chances de conquérir son 25e grand titre sont plus importantes qu'ailleurs.
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Alcaraz absent, Djokovic à l’affût : Wimbledon sera-t-il aussi fou que Roland ?
Video credit: Eurosport
Roland-Garros était épuisant physiquement
Il le sait si bien que, dès le mois de mars, son esprit a mis le cap sur Londres, ainsi qu'il l'a rappelé samedi lors de sa conférence de presse d'avant-tournoi. "Après ma blessure à l'épaule (qui l'a éloigné du circuit entre le Masters 1000 d'Indian Wells et celui de Rome, NDLR), le plan était de toute façon d'atteindre mon pic de forme à Wimbledon", a confié l'ancien numéro un mondial. Il n'a pas pris Roland-Garros par-dessus la jambe, loin de là, mais il ne se faisait guère d'illusions quant à sa destination finale.
"Je savais qu'en ayant disputé très peu de matches officiels avant d'arriver à Roland-Garros, ce serait très difficile d'aller loin à Paris. Et ça s'est vérifié, a-t-il souligné. Roland-Garros était épuisant physiquement, j'ai joué trois matches et ils ont tous duré autour de quatre heures. Mais je suis fier de mes efforts. J'ai perdu au troisième tour contre un adversaire âgé de moins de vingt ans (Joao Fonseca, NDLR) mais je me suis battu jusqu'au bout". "Nole" exagère un tout petit peu, son premier tour contre Hiovanni Mpetshi Perricard avait duré moins de trois heures, mais dans l'esprit, il n'a pas tort.
Même s'il avait franchi le cap de la première semaine porte d'Auteuil, il y avait sans doute laissé trop de gomme pour espérer aller au bout. Or rien d'autre ne l'intéresse. Il ne continue pas de suer à l'approche de la quarantaine pour un quart ou une demie. Il rêve encore d'un titre. C'est en cela que Wimbledon tombe à pic. "Je pense qu'il est tout à fait possible pour Novak Djokovic de remporter un 25e titre du Grand Chelem, suggère le consultant d'Eurosport et ancien numéro un mondial, Mats Wilander. Il pourrait potentiellement y parvenir à l'US Open, le dur étant évidemment l'une de ses surfaces de prédilection. Mais sur gazon, il sait exactement comment jouer. Il sait parfaitement comment se déplacer sur cette surface."
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Qui est le GOAT du gazon ?
Video credit: Eurosport
Tout ne dépend pas que de lui, mais il maîtrise plus d'éléments qu'ailleurs
Un avis que partage le principal intéressé. "Par rapport à la terre battue, jouer sur gazon demande moins d'efforts physiques, c'est mieux pour moi, développe Djokovic. J'ai toujours adoré jouer sur gazon, j'ai de très bonnes statistiques ici à Wimbledon, donc tout cela me donne une plus grosse dose de confiance avant de commencer le tournoi". Il veut croire aussi que sa disparition plutôt rapide à Roland-Garros s'avèrera un mal pour un bien : "Cette élimination précoce m'a donné un peu plus de temps de préparation pour Wimbledon, ce n'est pas plus mal. Je compte être au sommet de ma forme à Wimbledon, donc j'espère vraiment faire un bon tournoi."
Traduisons-le : gagner. Depuis son septième et, à ce jour, dernier titre au All England Club, il y a quatre ans de cela, seuls deux joueurs ont pu lui barrer la route du sacre ici. Carlos Alcaraz en finale en 2023 et 2024, puis Jannik Sinner en demie en 2025. L'Espagnol n'est pas là. Si le sort lui donne un petit coup de pouce, comme Alexander Zverev en a bénéficié à Roland-Garros, Djokovic pourrait même avoir toutes les cartes en main pour s'imposer. Et quand bien même il retrouverait Sinner en demi-finale, sa victoire face à l'Italien à Melbourne en janvier dernier a apporté à tout le monde la preuve qu'il pouvait le dompter.
Peut-être Novak Djokovic restera-t-il à quai. Ce n'est pas impossible et si son compteur est bloqué à 24 depuis quasiment trois ans, ce n'est pas sans raison. Mais à Wimbledon, un Djokovic à 100% de ses possibilités actuelles, et tout indique que ce sera le cas, est plus qu'un outsider. Il est un prétendant, clairement. Ici, ceux qui peuvent espérer le battre se comptent sur les doigts d'une main. Tout ne dépend pas que de lui, comme au temps de sa domination presque totale, mais il maitrise tout de même nettement plus d'éléments qu'ailleurs. Alors, de toutes ses dernières chances annoncées ces deux-trois dernières années, celle-ci est sans aucune doute la meilleure. Maintenant ou jamais ? Non. Maintenant ? Peut-être.
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Top joueurs mais fanny sur gazon : lesquels ont marqué leur temps ?
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