Wimbledon 2026 - Arthur Féry, le dernier Français qui n'en est plus un

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Alors qu'il n'y a plus de Français à Wimbledon dans cette édition 2026 après la défaite d’Arthur Rinderknech, le cas d'Arthur Féry se retrouve en pleine lumière. Alors qu'il a grandi dans les environs de Wimbledon, le fils de Loïc, le président du FC Lorient, a choisi de défendre les couleurs britanniques. Il s’en explique.

Arthur Fery of United Kingdom during Day Four of the The Championships - Wimbledon 2026 at All England Lawn Tennis and Croquet Club on July 2, 2026 in London, England

Crédit: Getty Images

Officiellement, il n'y a plus de Français dans ce Wimbledon 2026. Et pourtant, il en reste quand même un, Arthur Féry. Le souci, c'est que celui-ci a choisi de ne pas représenter la France mais de se battre sur les courts pour la Grande Bretagne. Ses parents sont pourtant bel et bien Français. Sa mère a même été professionnelle en tennis et a joué en double à Roland-Garros. Son père lui est bien connu des amateurs du ballon rond en France, puisqu'il s'agit de Loïc Féry - le président du FC Lorient -. Mais voilà, Arthur Féry a choisi d'être britannique pour sa nationalité sportive.
La raison est simple. Né à Sèvres dans les Hauts de Seine en 2002, Arthur Féry a très vite bougé à Londres où son père avait ses activités professionnelles. Il est notamment passé par le prestigieux King's College School à Wimbledon. Et a grandi à l’ombre du All England Club. "J'ai grandi à dix minutes d'ici. Je viens à Wimbledon depuis que je suis tout petit, a-t-il raconté jeudi après sa victoire contre Otto Virtanen. Jouer à cinq minutes de l'endroit où j'ai grandi est quelque chose de très spécial. Il y avait beaucoup d'amis, de membres de ma famille et de personnes que je connais dans les tribunes. Chaque fois que je regarde autour de moi, j'aperçois un visage familier".
Aujourd'hui, je me sens vraiment très britannique
Comme pour le Queen's où il a atteint les quarts de finale, Fery s’offre d'ailleurs le plaisir pendant ce tournoi de dormir à la maison. Dans son propre lit. "C'est vraiment agréable. Nous n'avons presque jamais ce luxe. Nous passons notre temps dans des hôtels, des Airbnb ou des appartements. Pouvoir rester chez moi pendant le Queen's puis maintenant pour Wimbledon, avec ma famille autour de moi, c'est vraiment appréciable. Je me sens chez moi."
Wimbledon est donc sa maison depuis sa tendre enfance. Et il est devenu Britannique au fil des ans. "Cela fait longtemps que je vis au Royaume-Uni. J'y ai passé une grande partie de ma vie. Je m'entraîne au National Tennis Centre et la fédération britannique m'a énormément aidé. Si vous m'aviez posé cette question il y a dix ans, ma réponse aurait probablement été différente. Mais aujourd'hui, je me sens vraiment très britannique", a lancé le Franco-Britannique qui fêtera ses 24 ans la semaine prochaine. Et tout le Royaume-Uni est derrière lui, à l'image de Kate Middleton. Jeudi, la princesse de Galles est venue le soutenir dans les petites tribunes du Court 18.
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Arthur Fery of Great Britain leaves the court following victory over Otto Virtanen

Crédit: Getty Images

Les connaissances de mon père dans le domaine du sport m'ont beaucoup aidé
S'il s'est éloigné de ses origines françaises pour défendre la "Perfide Albion", Arthur Féry salue en revanche l'impact de ses parents dans sa carrière. "Mes deux parents ont énormément contribué à mon développement en tant que joueur, chacun à leur manière, explique-t-il. Le fait de pouvoir profiter de l'expérience de ma mère dans le tennis professionnel, ainsi que des connaissances de mon père dans le domaine du sport, m'a beaucoup aidé au moment de prendre des décisions importantes pour ma carrière".
L'une d'entre elles a été de filer aux Etats-Unis après son lycée. A 18 ans, il a poursuivi ses études à Stanford. Un choix qui peut expliquer son éclosion relativement tardive sur le circuit Mais il ne regrette rien. C’est même tout l’inverse. "J'ai choisi Stanford pour la qualité de son enseignement, parce que cela me donnait une excellente solution de repli si le tennis ne fonctionnait pas. J'y suis resté trois ans. Je pense que cette expérience m'a aidé à mûrir. Elle m'a permis de grandir sans subir trop de pression et de me développer davantage sur le plan personnel que tennistique, raconte-t-il.  Aujourd'hui, j'ai 24 ans. Je suis peut-être un peu plus âgé que certains joueurs qui percent plus tôt, mais je me sens frais et je pense pouvoir jouer encore très longtemps."
Mon retour de service est l'un de mes points forts
Classé 114e mondial - son meilleur classement - et alors qu'il va se rapprocher du Top 100 après s'être offert son premier troisième tour en Grand Chelem, Féry ne compte maintenant pas s'arrêter là. Il rêve forcément de porter encore un peu plus haut les couleurs britanniques, alors qu'il va jouer Zizou Bergs ce samedi.
" Mon retour de service est l'un de mes points forts, tout comme mes déplacements et, plus généralement, ma compréhension du jeu et de la gestion du court. Et je joue bien en ce moment. Donc peu importe l'adversaire, j'ai confiance en moi. Je suis sûr que ce sera une belle rencontre", annonce-t-il. Et pour cela, il veut se nourrir du soutien de son public. Et des nombreux fans britanniques présents à Wimbledon, même si quelques français seront sûrement aussi là pour le porter. "Ce sera formidable de jouer devant beaucoup de spectateurs et de bénéficier d'un tel soutien", salive-t-il déjà en bon Britannique.
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