Wimbledon 2026 I Jannik Sinner domine Shintaro Mochizuki et rejoint Jan-Lennard Struff en quarts

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Jannik Sinner ne doute plus. Depuis son premier tour face à Miomir Kecmanovic, le n°1 mondial n'a plus perdu un set dans ce Wimbledon 2026. L'Italien s'est imposé sans trembler face au Japonais Shintaro Mochizuki, dimanche (6-3, 7-6, 6-3), pour s'assurer une place en quarts. Jannik Sinner poursuivra la défense de son titre face à Jan-Lennard Struff, qui a bénéficié de l'abandon de Hubert Hurkacz.

"C'est triste ce qu'est devenu Tsitsipas"

Video credit: Eurosport

Il aura eu le sourire à de nombreuses reprises. Comme quoi, une défaite face au numéro un mondial peut avoir des allures de rêve éveillé. Car c’est bien un rêve qu’a réalisé Shintaro Mochizuki ce dimanche sur le gazon londonien de Wimbledon. Le 151e mondial n’avait rien à perdre et tout à gagner face à Jannik Sinner. S’il a perdu (6-3, 7-6, 6-3), comme la logique pouvait facilement le laisser deviner, il l’a fait avec ses armes et en montrant de jolies choses, lui qui avait gagné en juniors, ici même en 2019.
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Sinner, un génie beaucoup trop banalisé

Video credit: Eurosport

Ses armes, justement, ce n’était pas la puissance ou un service dévastateur, comme ceux que le numéro un mondial s’est évertué à lui rappeler dès qu’il en a eu l’occasion. Pour tenter d’exister et de ne pas prendre la rouste du siècle, Shintaro Mochizuki s’est reposé sur sa lecture du jeu et sa faculté à bien prendre la balle tôt dans l’échange. Deux qualités qui lui ont permis d’être assez souverain au filet, à la volée. Et dès qu’il a pu lier celle-ci à un bon service, il a pu prendre l’ascendant sur Sinner.
Mais l’Italien ne s’est jamais désuni. Il a su garder son calme et faire parler son expérience face à un adversaire qu’il n’avait jamais affronté. Preuve en est le tie-break de la deuxième manche, durant lequel le Japonais aura totalement déjoué après l'avoir obtenu, concédant cinq fautes directes et laissant Sinner en cavalier seul dans ce jeu décisif (7-0).

Sinner solide dans les moments importants

Avant ? Avant, Sinner aura fait parler sa supériorité au service, distribué une quinzaine d’aces et serré le jeu quand il fallait, comme il le fallait aussi, fort de rallyes suffisamment longs pour expédier son adversaire presque à chaque fois à la faute. Surtout, il aura su breaker deux fois son adversaire dans le premier set, pour faire la course en tête et ne plus jamais être inquiété. Si Sinner a dû cravacher dans le deuxième, c’est parce que Mochizuki a su s’accrocher à son service, à l’image de ce septième jeu qui aura duré… douze minutes de jeu, entraînant plus tôt que prévu la fermeture du toit.
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Jannik Sinner

Crédit: Getty Images

Fort d’une très belle résistance tout du long, Mochizuki n’avait plus le gaz ni la lucidité nécessaires pour s’opposer à l’autorité du numéro un. Un break d’entrée dans la dernière manche et une course-poursuite derrière, qui aura vu le Japonais se battre sur chaque point, sans jamais parvenir à renverser ou faire douter Sinner. Enfin si, lors du cinquième jeu, lorsqu’il a eu trois balles de break en main… et que Sinner les a toutes effacées. Comme lors du tie-break, le Japonais était trop court et trop inexpérimenté sur ce moment important. 
Derrière, le bras de Sinner s’est relâché et son coup droit a plu, avec fracas, sur le gazon londonien pour décrocher la dernière manche (6-3). La marche était trop haute pour Mochizuki. Mais le Centre Court s’est levé pour lui. Le Centre Court l'a applaudi. Et le Centre Court, qui lui a réservé à la fin une standing-ovation, a été conquis par son tennis et son courage, qui lui ont permis de tenir plus de deux heures face au tenant du titre.
Mais en quart de finale, c’est l’Italien et pas lui, qui défiera Jan-Lennard Struff. Pas grave, avec sa performance du jour, Mochizuki a gagné autre chose, ce dimanche, à Wimbledon, que le droit de défier l’Allemand au prochain tour. Le respect de Sinner et du public de connaisseurs qui garnit les tribunes de Wimbledon.

Hurkacz mène, et abandonne, Struff enfin libéré

Une belle, et une bien triste histoire. La triste, d'abord. Hubert Hurkacz ne rejoindra pas Novak Djokovic en quarts de finale de Wimbledon. Le 96e joueur mondial, ancien demi-finaliste au All England Club, a lutté face à Jan-Lennard Struff, dimanche après-midi. Mais le Polonais a finalement été contraint à l'abandon. Touché à la hanche, il n'a pu aller au bout du cinquième set, après avoir remporté les deux premiers (3-6, 6-7) et perdu les suivants, tous deux serrés (7-6, 7-5, 4-2 ab).
La belle, ensuite. Ce sera Jan-Lennard Struff qui disputera ce quart de finale, à 36 ans, le premier de sa carrière en Grand Chelem. L'Allemand, 74e mondial, est devenu le deuxième joueur le plus expérimenté à atteindre ce stade en Majeur, derrière Fabrice Santoro, qui avait attendu 54 tournois pour s'y retrouver. Struff a lui attendu 47 participations pour trouver la bonne. Voire la très bonne, la miraculeuse, s'il venait à priver Jannik Sinner d'une demi-finale potentielle. Qui sait.
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