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Etoiles du Sport - Koretzky et Azzaro : "Faire un et deux à Mont-Sainte-Anne, c'est une des belles images de la saison"
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Publié 28/11/2024 à 09:35 GMT+1
Pour les Etoiles du Sport, Victor Koretzky a troqué son statut de vice-champion olympique de cross-country pour celui de parrain de Mathis Azzaro. Un Espoir qu'il connait bien pour le côtoyer déjà sur le circuit et avec lequel il a partagé un podium cette saison en Coupe du monde. Avant d'autres en 2025 ?
Mathis Azzaro et Victor Koretzky
Crédit: Getty Images
Victor, qu'est-ce qui vous a séduit dans le parcours de Mathis pour que vous le choisissiez comme Espoir ?
Victor Koretzky : Je suis un athlète qui aime partager sa passion et je me vois plus jeune à sa place. Je n'ai pas forcément eu l'opportunité de partager ça avec un parrain quand j'étais plus jeune. Là, de faire vivre les Etoiles du Sport à Mathis, c'est quelque chose de fort pour moi. Je suis fier de pouvoir le faire, qu'il puisse apprendre aux côtés d'autres sportifs pour qu'il sorte plus grand de cet événement.Mathis, qu'est-ce que ça fait de côtoyer un vice-champion olympique dans un cadre un peu différent du circuit ?
Mathis Azzaro : C'est mon idole déjà. On se croise souvent en cuissard avec "Vic" sur le circuit. Je suis très content qu'il ait pensé à moi et qu'il me fasse vivre cet événement. Je suis très reconnaissant. Même s'il y a des courses où on se retrouve ensemble, c'est un plaisir de rouler avec lui. J'espère que ça va encore continuer comme ça.Qu'est-ce que vous retenez de ces quelques jours passés aux Etoiles du Sport ?
V. K. : Ce qui m'a vraiment touché et plu, c'est de sentir qu'on n'était pas en équipe de France dans nos disciplines respectives, mais qu'on était plus dans l'équipe de France globale. Ça, c'est une force. Je pense que c'est quelque chose qui devrait être mis en place en amont des Jeux Olympiques. Je trouve qu'on se tire tous vers le haut.M. A. : C'est bien de sortir un peu du cadre "vélo, vélo, vélo". J'ai regardé les JO à la télé et j'ai vu un peu tous les médaillés présents ici. C'est clair que de rencontrer tout le monde, c'est une force. Il y a des athlètes que j'ai toujours voulu rencontrer mais je n'avais jamais eu l'occasion. Par exemple, j'ai côtoyé Martin Fourcade que j'ai toujours regardé à la télé. C'est vraiment cool de pouvoir discuter avec tout le monde et de s'enrichir de la vie des autres.V. K. : Je pense que de sortir aussi du milieu fermé de notre discipline, ça nous ouvre vraiment à d'autres choses. Et je pense que si je peux apporter ça à Mathis, plus tôt dans sa carrière, si ça peut lui faire gagner quelques années, ça ne pourra lui être que bénéfique. C'est une des plus belles choses que je puisse lui apporter.Mathis quel est votre objectif pour les années à venir ?
M. A. : J'ai terminé 3e en Juniors lors des Championnats du monde, 2e en Espoirs en U23. Donc c'est clair qu'il manque une médaille à accrocher à mon palmarès. Le faire dans la catégorie Elite, c'est clairement un objectif dans les années futures. Et ça passe par faire une belle année comme j'ai fait cette année, en étant régulier. Et si l'opportunité se présente, c'est sûr que je pousserai la porte. Et j'espère pouvoir faire ça prochainement.V. K. : Mathis m'a quand même battu plusieurs fois cette année. Il est très fort, il a un très gros niveau. Et lui aussi, il peut devenir champion du monde très rapidement.
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Mathis Azzaro
Crédit: Getty Images
Victor après cette année 2024, comment voyez-vous la suite ?
V.K. : C'est vrai qu'après la saison 2024 que j'ai réalisée, j'ai envie de continuer sur la lancée et de performer toujours en Coupe du monde et encore plus sur les Championnats du monde. Le niveau est vraiment très relevé, très dense. Il faut vraiment être très réfléchi et très intelligent dans sa manière de préparer la saison. Parce que ce sont des saisons qui sont assez longues, d'avril à octobre. La chance que j'aie, c'est d'avoir beaucoup d'expérience par rapport aux années précédentes. Et je sais ce qui fonctionne ou ce qui marche moins. Et ça me permet d'être vraiment constant toute la saison. C'est ce qui me manquait auparavant. Et c'est ce qui fait la différence : il faut être capable d'enchaîner les courses, de récupérer et de toujours garder un certain niveau de performance tout au long de la saison tout en essayant d'avoir quelques pics pour les championnats ou pour les gros objectifs. Et enfin pour 2028, j'ai toujours envie de performer et vraiment envie d'aller chercher le titre olympique.Terminer tous les deux sur le podium d'une manche de Coupe du monde, c'est quelque chose que vous avez déjà réussi. On peut imaginer le revivre en 2025 ?
M. A. : Sur le short-track de Mont-Sainte-Anne, on termine premier et deuxième, Victor avait le maillot de champion du monde et moi celui de champion de France. C'est une des belles images de la saison. J'espère que ça pourra arriver encore sur les prochaines courses lors des saisons à venir.
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