Nouvelle désillusion olympique pour Julien Absalon. Quatre années après son échec à Londres, le double champion olympique a encore manqué la dernière marche vers un troisième sacre aux Jeux, dimanche, à Rio. S'il n'a pas abandonné la course où il a pris une modeste 8e place, le Français n'a jamais été dans le coup pour la victoire ou un podium. Âgé de 36 ans, il avait annoncé que ces quatrièmes JO seraient les derniers pour lui. Mais il a prévu de courir encore au moins un an.

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"J'ai pris un mauvais départ, j'aurais dû avoir les grosses jambes pour pouvoir revenir sur la tête de course. Aujourd'hui, je ne les avais pas", a déclaré le Vosgien, vainqueur à Athènes (2004) et à Pékin (2008). "C'était un jour-sans. Je ne l'explique pas parce que, ces derniers jours, tous les voyants étaient au vert. J'étais au top de ma forme vendredi, c'était trop tôt", a ajouté Absalon.

"Aujourd'hui, je n'avais pas les watts dès qu'il fallait mettre du braquet. Je m'en sortais encore dans les montées plus raides, c'était parfait dans les descentes mais, sur le plat, je n'avais pas les watts. J'ai tout donné, j'ai souffert beaucoup plus que si j'étais aux avant-postes. Je voulais terminer la course, je ne pouvais pas faire mieux", a poursuivi le Lorrain, quintuple champion du monde entre 2004 et 2014 et champion d'Europe en titre.

J'en ai peut-être fait un tout petit trop aux entraînements

"Je suis déçu pour moi et plus encore pour le staff. J'ai été très bien accompagné, j'avais toutes les personnes autour de moi pour me mettre dans les meilleures conditions. Je suis plus triste pour eux que pour moi", a insisté le Absalon en cherchant de trouver les clés de son mauvais jour.

"J'ai essayé vendredi et samedi de ne pas trop en faire, car je sais que c'est mon défaut. Je me suis régalé sur les entraînements, j'en ai peut-être fait un tout petit trop", a estimé le Vosgien qui a évoqué aussi le problème posé par la nourriture.

"Je suis super fragile de ce côté-là. Dès qu'on modifie un peu l'alimentation, ça me pose des problèmes. J'ai essayé de ne rien changer mais, sur un autre continent, on n'a pas tout à fait les mêmes choses. Ce n'était pas le top au niveau intestinal", a expliqué Absalon, visiblement très affûté : "Je flirtais avec les 5 % (de masse grasse), c'est un peu comme au poker, si ça passe, ça passe vraiment bien."

Absalon a tenté de positiver : "J'étais reparti de Londres (abandon en 2012) avec d'énormes regrets, car je n'avais pas pu défendre mes chances. Aujourd'hui, j'ai pu les défendre, mais je n'avais pas les moyens. Sur mes quatre JO, j'en ai gagné deux, ça fait 50 % de réussite, ce n'est pas si mal."

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