C'est la Toyota N°8 de Buemi/Nakajima/Hartley qui occupait la tête à 8h00 du matin mais avec seulement deux tours d'avance, après 280 parcourus, sur la Rebellion N°1 de Senna/Menezes/Nato et quatre sur l'autre voiture de l'écurie suisse, la N°3 de Berthon/Delétraz/Dumas. Longtemps attendue, la pluie n'est jamais tombée sur le circuit du Mans. Des orages ont frappé jusqu'à 20-25 kilomètres du circuit dans la soirée de samedi, mais sans parvenir jusqu'à la course.

La deuxième Toyota de Conway/Kobayashi/Lopez, qui avait mené pratiquement tout le temps jusqu'à la mi-course après être partie en pole-position, était 4e à 7 tours après s'être arrêtée à son stand pendant une demie-heure pour un changement de turbo.

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La mine déconfite de Kamui Kobayashi en sortant de sa voiture après l'avoir ramenée au stand en disait long sur la déception du pilote japonais. Trois fois 2e en 2019, 2018 et 2017, "Koba", un ex-pilote de Formule 1, entendait bien prendre sa revanche cette année et monter sur la plus haute marche du podium dimanche.

La N°7, tout allait trop bien

Las, les sept tours de retard que sa voiture compte désormais sur le leader semblent être un handicap insurmontable et même si l'autre Toyota devait aussi connaître des ennuis, il lui faudrait dépasser les deux Rebellion qui se montraient très véloces.

La N°8 pourrait donc bien rééditer son exploit des deux dernières années. Elle comptait alors parmi ses pilotes le double champion du monde de F1 Fernando Alonso qui accompagnait le Suisse Sébastien Buemi et le Japonais Kazuki Nakajima. Mais l'Espagnol prépare maintenant son retour en F1 avec Renault l'an prochain et a fait l'impasse sur l'épreuve mancelle. Il a cédé son baquet au Néo-Zélandais Brendon Hartley, vainqueur avec Porsche en 2017.

Le constructeur japonais vise une 3e victoire consécutive au Mans mais la supériorité, sur le papier, de ses voitures, est remise en question par la balance de performance (BoP) qui réduit leur avantage par rapport aux Rebellion, une écurie privée qui participe pour la dernière fois aux 24 Heures.

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En LMP2, ça bagarre

Dans les autres catégories, la lutte faisait rage entre les Oreca de l'écurie United Autosports. Celle-ci appartient à l'Américain Zak Brown, par ailleurs propriétaire de l'écurie de F1 McLaren. Les deux voitures se tenaient à quelques secondes l'une de l'autre au pointage de 6h00 du matin,. Mais la n°32 a dû rétrograder. C'est l'écurie Jota avec la n°38 qui est 2e à moins d'une minute.

L'Aurus russe pilotée par le Français Jean-Eric Vergne, le Russe Roman Rusinov et le Danois Mikkel Jensen, qui avait mené la catégorie jusqu'au milieu de la nuit, a connu des problèmes électriques et ne pointait qu'à la 9e place du général et la 5e de la catégorie LMP2..

En Grand Tourisme, les Aston Martin et les Ferrari menaient la danse, avec une bataille entre la N°97 et la n°51, les Porsche ayant elles marqué le pas après divers accidents de course.

Au total, à 06h00 du matin, 11 voitures avaient abandonné sur 59 au départ. Aucun accident violent n'a toutefois eu lieu malgré les écarts de vitesse entre les voitures engagées dans les différentes catégories et qui ont toutefois provoqué quelques accrochages avec l'intervention de la voiture de sécurité entre 20h et 22h30.

L'épreuve d'endurance a exceptionnellement lieu cette année en septembre, au lieu de sa date traditionnelle de juin, après avoir été reportée pour cause de coronavirus. Autre exception, le départ a été donné samedi à 14h30 pour tenir compte des journées plus courtes et l'arrivée aura donc lieu dimanche à la même heure.

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