Les morsures de Loeb

Les morsures de Loeb
Par Eurosport

Le 25/01/2005 à 15:47Mis à jour

L'intelligence était encore la clé de la victoire au Monte-Carlo. Grâce à une gestion de course alternant attaque et prudence, Sébastien Loeb et Daniel Elena ont évité les nombreux pièges, et poussé à la faute François Duval (Citroën), Marcus Grönholm (Pe

Pourtant, vendredi matin, il n'y a pas de round d'observation. La symbiose entre le champion du monde et sa Xsara est telle que les chronos tombent vite, naturellement. Trois sur quatre possibles. "L'an dernier, j'étais plus tendu en début de course" , avoue-t-il, de retour à Monaco. Il parle de ces routes asphaltées glissantes (salées), qui conviennent plus à son pilotage que l'an passé. "Duval va très vite. Je suis au maximum de l'attaque. Le fait de relâcher un peu le ferait vite revenir. On ne peut pas se le permettre." "Au maximum de l'attaque", l'aveu est surprenant pour une première étape.

Un premier joker subtilement abattu, vendredi

Le samedi, le jeune Duval va courir à sa perte, à vouloir maintenir la pression sur son leader. Dans l'ES5, il signe le 2e temps, pour la 5e fois de suite. Dans la suivante, un pylône casse sa Xsara N.2 et, plié en deux sur la route, fait barrage à la N.1. "On est arrivé sur un freinage assez bosselé et la voiture a pas mal touché le protège carter", explique l'ancien pilote Ford. "Là, j'ai de suite perdu le contrôle. J'ai essayé de la rattraper mais j'étais en travers, un peu dans le gravier." Un regret de taille, quand même, chez Citroën : le piège figurait dans les notes de Daniel Elena car Sébastien Loeb avait failli partie à la faute à cet endroit, en 2004.

"Beaucoup ont fait des erreurs. Je n'en ai fait aucune"

Le dimanche, les événements donneront encore raison au protégé de Guy Fréquelin, et relèveront l'intelligence du duo formé avec Daniel Elena. Dans les deux premiers secteurs du jour, il laisser filer Petter Solberg sur la route de ses deux premiers scratches.

De son côté, Loeb révèle le dispositif qui lui permet de paramétré l'impondérable. "Si on est surpris par la neige, on n'a aucune chance. J'avais demandé à mes ouvreurs d'être vigilants sur la présence de neige rajoutée par des spectateurs. J'avais des 'risques neige' dans mes notes", confie l'Alsacien.

Le dimanche, à Monaco, les outsiders Roman Kresta (Ford) et Gilles Panizzi (Mitsubishi) l'accompagnent sur le podium. "C'est bon pour le moral. D'autant que Solberg ne marque pas, Grönholm peu" , remarque-t-il. 10 points à 0 face au Norvégien, 10-4 face au Finlandais.

Dans trois semaines, la Suède sera un autre exercice atypique avant la campagne sur terre, la dominante 2005. Vainqueur en 2004, Loeb pourrait réaliser sur la neige nordique un triplé d'un extraordinaire éclectisme, après la terre australienne en 2004 et le bitume du Monte-Carlo 2005.

Sérieux candidat à la victoire, Loeb met déjà la pression sur ses adversaires.

0
0