Fréquelin, les clés de la réussite de Loeb

Fréquelin, les clés de la réussite de Loeb
Par AFP

Le 19/10/2004 à 08:00Mis à jour

Guy Fréquelin, le directeur de Citroën Sport, est celui qui a donné à Sébastien Loeb sa véritable chance au volant de voitures compétitives. "Quand je l'ai vu pour la première fois, j'ai compris que j'avais en face de moi un garçon intelligent", se souvie

Fréquelin et Loeb ont des rapports père-fils. Dimanche, au soir du sacre mondial au Tour de Corse, le patron avouait ressentir une émotion particulière. D'autant plus grande qu'après avoir découvert Sébastien, il vient de lui permettre d'atteindre le sommet.

"Avant de l'avoir vu personnellement, ce qui m'avait frappé, c'était ses temps en 1600 sur un terrain très difficile face à Bérengué qui était la référence dans la discipline. Ensuite quand je l'ai vu pour la première fois, j'ai compris que j'avais en face de moi un garçon intelligent. Qui a, sous des airs presque timides, son franc-parler. Quelque fois, il peut même être un peu provocateur. Ce qui est très bien".

"Très réceptif"

"C'est un garçon très disponible, qui a compris que même lorsque l'on est doué, il faut quand même travailler. Je crois que c'est de bonne augure pour la suite. Gagner un championnat c'est dur. Mais ça l'est plus encore de rester (au sommet). Aussi bien pour nous que pour lui, il faudra continuer à travailler, essayer, nous, de lui donner une bonne voiture, et lui de rester au meilleur niveau".

"Il sait garder son calme. Je dis très souvent qu'un Championnat c'est comme un rallye. Il y a douze, treize, quinze spéciales. Il est très rare qu'un pilote les gagne toutes. Pour un Championnat, c'est un peu pareil. Il faut savoir lever le pied pour ne pas faire une connerie".

"Je l'ai repris en main"

"Ainsi, Sébastien a géré sa saison de façon exemplaire. A plusieurs reprises ces derniers temps, il m'a dit : Ça m'agace de ne pas pouvoir me battre avec Solberg à la régulière".

"Je lui ai dit: Je crois qu'il faut que tu abordes ce Tour de Corse un peu différemment de ce que tu peux ressentir en tant que pilote. Je sais que tu as envie de montrer ce que tu sais faire. Mais il faut mettre ton orgueil de côté, que tu attendes que ça passe et qu'on en finisse en Corse. Après, tu pourras en découdre en Catalogne si ça se passe bien, et en Australie"

"J'ai également demandé à Carlos (Sainz, coéquipier de Loeb chez Citroën), après la Sardaigne : A nous deux on peut y arriver, et on y est arrivé. Aujourd'hui, le voilà champion du monde".

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