"Pour gagner"

Sébastien Loeb (Citroën) est en tête du championnat du monde, à égalité avec Carlos Sainz (Citroën) et un point d'avance sur Petter Solberg (Subaru) avant le dernier rallye de la saison, ce week-end, dans les forêts galloise. Entretien avant, peut-être, l

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Crédit: Eurosport

En Catalogne, la pluie est venue une fois de plus contrarier votre fin de course. La déception engendrée est-elle "digérée" ?
Sébastien Loeb : Elle l'a été très rapidement : dès que j'ai vu le classement du championnat "Pilotes". Ma mésaventure en Corse m'avait éloigné des premiers, la deuxième place préservée de justesse en Catalogne m'a replacé en tête. Si je passais mon temps à me dire que j'aurai pu avoir deux points de plus, il me faudrait aussi songer que, pour six dixièmes de secondes, j'ai failli en avoir deux de moins. De plus, il n'y a pas eu faute de notre part. Le classement s'est fait sur les pneus...
Quoique vous ne l'ayez disputée que trois fois, la manche britannique du Mondial est une de vos épreuves favorites. Quels aspects de cette course appréciez-vous ? Quels sont ceux que vous redoutez ?
S.B. : D'emblée, en 1999, ce rallye m'a plu. Sans que je puisse vraiment l'expliquer rationnellement, je trouve que c'est un des plus beaux. Les spéciales sont rapides, avec peu d'adhérence, on n'est pas prisonnier de rails creusés. On peut exploiter la route, choisir sa trajectoire, attaquer sans souci. Il y a du pilotage. En plus, l'an dernier, nous avons eu un rallye magnifique : il avait plu pendant trois cent soixante jours et nous avons eu trois journées superbes. Le soleil et la boue en même temps ! Il n'y a rien dans cette épreuve que je redoute en particulier. Bien sûr, au rythme où nous allons rouler, la faute est possible, mais pas plus qu'ailleurs. Le brouillard ? Lorsqu'on est devant, on le trouve gênant, car il augmente les risques. Si l'on est derrière et qu'il faut monter à l'assaut, il devient un allié. Je ne me débrouille pas trop mal dans le brouillard...
Deux championnats vont trouver leur épilogue en même temps, d'où une situation complexe. Quelle tactique allez-vous adopter ?
S.B. : Elle est dictée par le classement 'Pilotes'. Je considère que je n'ai aucune avance au classement et je préfère cela. Avoir de l'avance amène automatiquement à réfléchir au moyen de ne pas la perdre, génère de la pression, bref, ça m'énerve ! Là, il n'y a pas de question à se poser. Je dois essayer de devancer Carlos et Petter [Solberg]. Au Pays de Galles comme en Catalogne, je vais donc partir pour gagner. S'il y a des calculs à faire pour le championnat "Constructeurs", Guy Fréquelin s'en chargera. Mais si je réussis à être devant les deux pilotes que j'ai cités, on ne devrait pas être trop mal au plan "Constructeurs", je crois...
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