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Loeb : "Rester au contact"

Loeb : "Rester au contact"
Par AFP

Le 01/08/2008 à 07:00Mis à jour

Le Français Sébastien Loeb (Citroën WRT), quadruple champion du monde en titre, entame jeudi soir le rallye de Finlande, l'un des rares manquant encore à son palmarès, avec comme principal objectif de "rester au contact" de Mikko Hirvonen au championnat.

Etes-vous prêt à tout pour gagner en Finlande ?

Sébastien Loeb : Je vais éviter de me mettre plus la pression que sur d'autres rallyes, car la priorité ça reste le championnat. Si je me sens bien dans la voiture et dans les spéciales, je vais peut-être aller chercher la victoire, mais si je vois que c'est chaud, que j'ai du mal à m'accrocher et que je suis obligé de prendre trop de risques, il faudra admettre de marquer des points. Le plus important, c'est de repartir d'ici en restant au contact au championnat. Car si j'abandonne et qu'Hirvonen gagne, ça fera 13 points d'écart.

Pour votre 9e participation ici, avez-vous plus de chances de gagner ?

S.L. : L'expérience joue beaucoup en Finlande mais cette année ils ont changé les routes. La moitié des spéciales sont nouvelles, donc l'expérience du passé ne sert plus à grand chose, on se retrouve tous à armes égales. Avant, Grönholm était imbattable ici, comme moi en Allemagne. Cette année, Marcus n'est plus là, ça peut nous faciliter les choses, mais l'an dernier Hirvonen était plus rapide que moi. Avec la motivation des deux Finlandais d'en face, ce ne sera pas facile non plus.

Qui craignez-vous le plus, Hirvonen ou Latvala ?

S.L. : C'est difficile à dire, les deux sont capables d'aller très vite et même Hirvonen, dans des situations difficiles comme l'an dernier en Norvège, peut se révéler intouchable. Lequel sera le plus dangereux, je ne sais pas. S'ils se battent et qu'un des deux fait une connerie, j'en profiterai, mais s'ils sont tous les deux devant et moi derrière, non. En Finlande, on n'est jamais à l'abri. C'est tellement rapide, difficile, que même sans avoir l'impression de prendre tous les risques, il y a quand même des risques.

Les Ford sont-elles meilleures que les Citroën sur la terre ?

S.L. : On peut considérer que c'est à peu près pareil. Par rapport à l'an dernier, nous sommes partis dans d'autres directions pendant les essais, mais l'an dernier avant la course on pensait qu'on ne serait pas mal. Donc cette année je vais la fermer et on verra bien.

Avez-vous prévu une stratégie particulière ?

S.L. : Pas pour l'instant. Si on est en position de réfléchir vendredi soir à notre position sur la route le samedi, ça voudra dire que la première journée a été bonne. Il y aura beaucoup de gravier dans les spéciales du samedi, donc ce jour-là les phénomènes de balayage risquent de jouer un rôle, surtout avec les nouveaux pneus Pirelli Soft. Ce qui est sûr, c'est que le vendredi, s'il y en a un des deux qui peut faire une tactique (ndlr: en fin de journée), c'est moi, parce que je serai derrière Mikko.

Y a-t-il plus de travail sur les notes en Finlande ?

S.L. : Non. C'est toujours pareil sur tous les rallyes, je n'ai pas fait plus ou moins de corrections. Il faut toujours peaufiner pour avoir des notes les plus précises possibles. Il faut aussi essayer de noter les nouvelles spéciales de la même manière que les anciennes, pour qu'il n'y ait pas trop de différences. Ce n'est pas toujours facile mais on fait au mieux.

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