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Loeb: "Une occasion rêvée"
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Publié 08/04/2010 à 19:18 GMT+2
Sébastien Loeb (Citroën WRT), N.1 mondial, s'est dit à de multiples reprises "impatient" de piloter en Alsace, dont le sextuple champion du monde est originaire et où se déroulera du 1er au 3 octobre le Rallye de France.
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Crédit: Eurosport
Etes-vous heureux de courir une manche de Championnat du monde chez vous, en Alsace ?
Sébastien Loeb : Cela ne sera pas un rallye comme les autres. C'est un moment que j'attends impatiemment. Avoir la chance de faire un rallye de Championnat du monde dans ma région ne m'est jamais arrivé. La dernière fois que j'y ai couru était en 2001. C'est une occasion rêvée de pouvoir courir devant ma famille, mes amis, à domicile. C'est une opportunité que je n'ai jamais eue jusqu'à aujourd'hui.
Que pensez-vous du tracé ? Le connaissez-vous bien ?
S.L. : Je pense que c'est un beau parcours. Ce sont des spéciales très variées, très techniques. Entre les spéciales dans les vignes, dans la forêt, les Vosges qui sont plutôt rapides, en sous-bois... ça va être un parcours sélectif et difficile. En ce qui concerne ma mémoire, ça commence à remonter un petit peu. J'ai quelques vagues idées sur certains endroits.
Quid de la spéciale d'Haguenau, chez vous ?
S.L. : C'est vrai que ça fait plaisir. Là, c'est sûr que je n'ai jamais eu l'occasion de courir. On a fait un road show l'année dernière qui a été un succès. C'était vraiment une belle occasion de rencontrer les fans de ma région et de ma ville natale. Mais pouvoir faire une spéciale le dernier jour du rallye d'Alsace à Haguenau est vraiment un grand moment. Je suis impatient.
Vous serez fortement attendu. Cela vous fait-il peur ?
S.L. : C'est vrai qu'il va falloir gérer. Il y a certains rallyes où on est plus tranquille, d'autres moins. A un certain moment, il va falloir mettre des barrières. C'est pas forcément ce que j'aime. Mais il faudra que je reste concentré sur la course.
Etes-vous satisfait de votre début de saison ?
S.L. : Cela se passe très bien. C'est un petit peu inattendu. L'année dernière, on avait gagné les cinq premières courses. Et à la septième, on n'était plus en tête du Championnat. Il ne faut pas s'emballer, rester concentré et vigilant. Rien n'est gagné d'avance. Mais c'est pour l'instant un très bon début de saison.
La dernière course en Jordanie s'est terminée en queue-de-poisson ? Qu'en pensez-vous, malgré votre victoire ?
S.L. : La réglementation aujourd'hui nous oblige à faire des choses un peu ridicules. Il y a des enjeux économiques derrière les courses. Ford a besoin de gagner, Citroën aussi. Là, c'est allé un peu trop loin. Mais le bon côté de la chose, c'est que ça va ouvrir les yeux aux décideurs de la FIA. J'espère que la réglementation va changer. Depuis qu'on a remis les ordres de passage dans le sens où le premier de la première étape ouvre la route de la deuxième, on se retrouve dans des situations où il y a toujours des consignes, des tactiques. Je ne pense pas que ce soit forcément bon pour le sport.
Quelle serait votre solution ?
S.L. : Il faudrait un système de qualifications au shakedown (essais libres, NDLR) du jeudi. Finalement, le shakedown deviendrait une qualification et le gagnant choisirait son rang sur la route le lendemain. C'est la seule solution qui soit sportivement égale pour tout le monde.
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