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Loeb : "De la folie"

Loeb : "De la folie"
Par Eurosport

Le 04/12/2008 à 15:00Mis à jour

Le WRC poursuit son nivellement par le bas. La première saison du pneu unique s'achève sur une "aventure" prévient Sébastien Loeb (Citroën), qui juge "déraisonnable" de courir au pays de Galles. Le quintuple champion du monde va rouler à 15 km/h pour pren

Des températures autour de zéro pour entretenir la neige et la glace : le mois de décembre gallois va tendre les derniers pièges la saison de WRC, dans la grogne générale. L'habituel tapis boueux aurait été une fois de plus un amusant terrain de jeu si la classique britannique n'avait été envahie par la neige, sur laquelle les pilotes courront ce week-end en vulgaires pneus sculptés...

Jeudi, Sébastien Loeb est monté au créneau pour interpeller les décideurs qui ne parviennent pas à sortir la discipline -en danger- de ses travers, entre manipulations de classements via des consignes d'équipes et obligation de rouler avec des pneus inadpatés d'une marque italienne qu'il n'est pas la peine de citer sous peine de lui faire forcément de la contre-publicité.

"Déraisonnable"

"C'est un rallye qui va se dérouler a priori dans des conditions assez spéciales. On a eu beaucoup de neige et de glace en reconnaissances. On n'a pas droit aux pneus 'neige', on n'a pas d'ouvreur. On va donc être en pneus 'terre'…", a regretté le quintuple champion du monde, après le shadown, au volant de sa Citroën C4. "Ça risque d'être très piégeur, et dans ces conditions je pense qu'il faut avant tout rester sur la route. L'objectif, c'est ça : ne pas sortir. Je ne sais pas comment seront les spéciales en course, mais ce n'est pas une question de rythme. Là, c'est inconduisible. En reconnaissance, quand ça descend un peu, on est obligé de se mettre dans l'herbe pour réussir à freiner la voiture et réussir à prendre le virage en bas".

"Dans les spéciales, on roulait à peu près à 15 km/h" , a poursuivi le cador de Citroën, coincé entre l'envie de gagner enfin le RAC et la raison qui commande une place d'honneur pour couronner sa marque au championnat. "On aura les mêmes pneus sur la voiture de course. Ça risque donc d'être pareil. L'évolution de la réglementation des dernières années fait que c'est devenu déraisonnable de partir comme ça. A l'époque, il y avait des ouvreurs qui nous informaient des pièges, des choix de pneus adaptés aux conditions. Si on part comme ça, on part à l'aventure sur des spéciales où on ne connaît pas l'adhérence, les changements d'adhérence. On risque de prendre confiance avec les pneus 'terre' à des endroits qui seraient juste humides et sortir d'un virage rapide pour avoir 300 mètres de glace. Ça serait de la folie de partir dans ces conditions", a-t-il prévenu.

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